rybolovlev (dmitry) vasilyev (vadim) (F. Faugere/L'Equipe)
La question qui fâche

La question qui fâche : L'AS Monaco cède-t-elle trop vite à la panique ?

Dans la tourmente cette saison, Monaco a pris des décisions radicales à tous les niveaux du club dans l'espoir de donner un nouvel élan. Parfois trop dans la précipitation ?

La saison de l'AS Monaco ne ressemble à aucune autre. On s'y perdrait presque, entre tous les rebondissements, les différents visages montrés par l'équipe et les bouleversements à tous les étages du club. Avec, dernier en date, l'éviction de Vadim Vasilyev du poste de vice-président du club après six ans passés au club. Certaines prises de décisions interrogent. Celle du limogeage de Thierry Henry fin janvier en premier lieu. Pourquoi ne pas avoir laissé plus de temps à l'ancien d'Arsenal, alors que des signaux positifs apparaissaient en même temps que les retours de blessure ? Dans une proportion moindre, le départ de Vasilyev pose question. Quel intérêt de se séparer, à trois mois de la fin de la saison, de son principal décideur ? Pour justifier cette décision, Dimitri Rybolovlev a expliqué que «des erreurs importantes ont été commises l'année dernière. Ce qui nous a mené aux pires résultats sportifs que le club ait connus depuis sept ans.» Mais son successeur, le temps qu'il soit annoncé et qu'il prenne ses marques, ne sera opérationnel qu'en vue de la saison prochaine.

Lire : Vasilyev démis de ses fonctions

Des décisions trop tôt, trop vite ?

Sur le terrain, les changements étaient nécessaires. Et le mercato a été bénéfique à l'ASM. Pour le reste, on peut se demander si le club du Rocher ne cède pas trop vite à la panique. Et s'il n'aurait pas pris des décisions un peu hâtives, notamment concernant Thierry Henry, qui aurait sûrement pu écrire une belle page du club avec un peu plus de temps et de confiance, et Vadim Vasilyev qui, bien que critiquable, possède un bilan plus qu'honorable et aurait au moins pu finir la saison. Si donner un coup de fouet et tout chambouler peut parfois être bénéfique, Monaco a peut-être donné l'image d'un club pas suffisamment dans l'analyse en situation de crise.

L'AS Monaco cède-t-il trop vite à la panique ?

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