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Landreau, Neymar, Pato... Les pires panenka de l'histoire

C'était il y a seize ans. En finale de Coupe de la ligue, Mickaël Landreau manquait une panenka et faisait perdre les siens. Comme lui, neuf autres joueurs ont raté le geste le plus audacieux du football. Celui qui vous élève au rang de génie s'il est réussi, ou de pestiféré s'il est manqué. Florilège.

Mickaël Landreau, Nantes, 17 avril 2004

La définition même du héros malheureux. En finale de Coupe de la ligue, Mickaël Landreau arrête deux tirs au but. A lui de jouer ensuite pour marquer celui de la gagne. Excès de confiance, d'adrénaline ou de naïveté, il tente la panenka. Et la manque lamentablement. Derrière, Nantes rate une nouvelle fois, Sochaux transforme et s'adjuge le titre (1-1, 5-4 tab.) Un scénario cruel qui prouve que ce genre de geste est réservé aux joueurs techniques.
 

Fernando Tissone, Malaga, 30 juillet 2015

Heureusement pour Fernando Tissone, ce tir au but manqué intervenait dans un match amical. Pas de conséquence, donc. Si ce n'est de se retrouver dans les compilations de penalties manqués sur internet. Sa tentative est même qualifiée de plus humiliante de l'histoire. Ça semble justifié quand on voit le gardien l'arrêter de la poitrine.

George Calintaru, Juventus Bucarest, 19 août 2017

En principe, quand un joueur rate un penalty, ses coéquipiers viennent le rassurer, le consoler. Pas en Roumanie. Obtenu au bout du temps additionnel suite à une main contre le Steaua, leader, ce péno était inespéré. Calintaru s'en charge, tente la panenka. Le gardien, bien sur ses appuis, se saisit tranquillement du ballon. L'arbitre siffle immédiatement la fin de la rencontre, et les coéquipiers de Calintaru l'invectivent et le poussent. Sympa.
 

Ali Adnan, Vancouver Whitecaps, 6 avril 2019

Face au LA Galaxy de Zlatan, Ali Adnan a l'occasion de s'illustrer dès la deuxième minute. Sous les yeux du Suédois, le latéral gauche, plein d'audace, tente la panenka. Un geste usuellement réservé aux attaquants. Et on comprend pourquoi. Sa frappe manque tellement de puissance que le gardien, pourtant parti à gauche, a le temps de se rattraper pour récupérer le ballon au rebond. Derrière, son équipe perdra le match (0-2).
 

Alexandre Pato, Corinthians, 24 octobre 2013

Finalement, manquer une panenka, ça arrive aussi aux joueurs les plus techniques. De retour au Brésil après six ans au Milan, Pato se présente face à un autre ancien milanais, Dida. Le gardien de Grêmio se couche tranquillement sur une tentative qui, en plus de ne pas être dans l'axe, manquait cruellement de puissance. Erreur synonyme de qualification en demi-finale de Coupe du Brésil pour Grêmio. Et donc d'élimination pour Pato et les siens.

Romario Baldé, Benfica, 17 mars 2015

Peut-être la plus ridicule. Quart de finale de Youth League contre le Shakhtar Donetsk. L'attaquant s'élance et tente la panenka. Le gardien plonge à gauche, mais il a le temps la récupérer, puisque la balle rebondit quatre fois. Un raté monumental. Dans la minute qui suit, les Ukrainiens égalisent et iront chercher la qualification aux tirs au but. Sans tenter de panenka.
 

Jason Cummings, Hibernians, 16 avril 2016

Demi-finale de Coupe d'Ecosse. 29e minute, l'attaquant tente de transformer un penalty par une panenka. Au-dessus de la barre. Trois points au rugby, mais un bonnet d'âne au foot. Sans conséquence, puisque son équipe éliminera finalement Dundee United aux tirs au but (0-0, 4-2 tab). Plus inspiré, c'est Cummings qui marquait le péno de la victoire.
 

Milos Adamovic, Radnik Surdulica, 12 mars 2017

Les Serbes ont l'opportunité de mener 2-1 en marquant ce penalty. Mais le milieu défensif pique son ballon en dehors du cadre. Il est remplacé dans la foulée. Et sept minutes plus tard, l'adversaire, le Napredak Kruševac, prend l'avantage un avantage définitif (1-2). Mentalement, le Radnik ne s'en est pas remis.
 

Neymar, Santos, 29 juillet 2010

Rembobinons dix ans en arrière. À 18 ans, Neymar fait les beaux jours de Santos. Le crack brésilien a emmené les siens jusqu'en finale de Coupe du Brésil, où ils affrontent Vitoria de Bahia. À domicile pour l'aller, il provoque un penalty qu'il tente de transformer lui-même. Une idée souvent jugée mauvaise. Et qui a donné raison aux préjugés. Neymar ne pique pas bien son ballon, le fouette trop, et le gardien, resté dans l'axe, s'en saisit sans problème. Même pas sûr que c'était cadré. Santos gagnera tout de même la compétition.
 

Bendrix Parra, Independiente Campo Grande, 17 avril 2019

Sans doute l'histoire la plus incroyable. On joue une qualification en 16e de Copa Sudamericana - l'équivalent de la Ligue Europa. Après un match où ils sont ultra dominés, les Paraguayens accrochent une séance de tirs au but face à La Equidad (Colombie). Troisième tireur, Bendrix Parra s'essaye à la panenka. Mauvaise idée. Parti à gauche, le gardien, au sol, arrive à la détourner de la poitrine. Un autre raté plus tard, son équipe est éliminée. Le lendemain, le président de l'Independiente licenciera Bendrix Parra. On ne rigole pas avec les panenka.
 
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RensenbrinkRIP 18 avr. à 4:20

Quand on dit Panenka, on pense à la Tchécoslovaquie ou la République tchèque, et donc aussi à Viktor de ( troisième au ballon d’or 1976) ou Nedved (BO 2003). Je trouve dommage qu’il est maintenant devenu quasiment impossible de lire quelque chose sur le BO 62, Masopust

diegoarmando 17 avr. à 20:53

Il n'y a pas celle de Cantona avec Bordeaux. À Beauvais en coupe de France, me semble t'il...

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