messi (lionel) (CREMEL BENJAMIN/L'Equipe)
Espagne - 10e journée

Le FC Barcelone, 10e du classement à neuf points de la tête, s'incline sur la pelouse de l'Atlético Madrid

Une victoire en six matches de Liga : c'est la série actuelle du FC Barcelone. Indigne du club blaugrana... Au Wanda Metropolitano, les Catalans sont tombés sur un but de Carrasco (1-0). Les Colchoneros ont mérité cette victoire collective.

La leçon : Comment dit-on collectif en catalan ?

Une différence collective indéniable. Le FC Barcelone a compris, sur le terrain de l'Atlético, ce qui lui manquait énormément en son sein pour remonter au classement : un collectif ! Dans un choc qui a alterné le bon et le moins bon, les Colchoneros ont fait mal au pire des moments : à quinze secondes de la fin du temps additionnel de la première période, Hermoso sortait royalement le ballon de sa surface. Piqué se précipitait dans le camp adverse pour intervenir mais se manquait totalement. Le décalage était fait. Correa héritait du ballon et lançait Carrasco. Le Belge voyait Ter Stegen débarquer à l'improviste à 40 mètres de ses buts et l'éliminait d'un splendide petit pont, avant de terminer (1-0, 45e+3). Globalement mérité pour l'Atleti qui avait vu Ter Stegen se détendre devant Koke (5e) et Llorente toucher la barre (12e).
Côté Barça, les débuts étaient encourageants, avec un Dembélé, titulaire, mis sur orbite et remuant sur son côté. Sans toutefois inquiéter Oblak. Et on pouvait nettement regretter qu'il soit petit à petit oublié plus le temps avançait. Pour les troupes de Koeman, le tournant pouvait être cette action de la 41e minute : sur un caviar lumineux d'Alba, Messi, dans le fermé, tombait sur Oblak. Le même Oblak était ensuite tout heureux de voir Lenglet claquer sa tête sur lui de près (57e). Le Slovène n'allait rien laisser passer ce samedi soir avec cette tête de Griezmann stoppée (82e) et même cette frappe déviée qui passait juste à côté de ses montants alors qu'il avait été pris à contre-pied (89e). Mais c'est donc avant tout collectivement, dans la solidarité, dans les efforts communs que l'Atlético s'est imposé. Et encore, il n'a pas dû être incroyable pour l'emporter. A noter enfin que le FC Barcelone a vu Gérard Piqué puis Sergi Roberto rentrer aux vestiaires avant tout le monde sur blessure... Comme pour symboliser que les temps sont très durs au Barça (voir le perdant).
 

Le gagnant : Luis Suarez leur manque tellement

Il était le grand absent de cette rencontre. Positif au Covid-19 avec l'Uruguay, Luis Suarez a dû oublier ses retrouvailles avec son ancien club, quelques semaines après avoir dû lui dire adieu amèrement. Et 90 minutes plus tard, Suarez est en fait notre gagnant. Même si on n'oublie pas les bonnes prestations d'Hermoso, Trippier, Correa, Carrasco ou Koke, l'absence de Suarez a en fait dit énormément de choses dans ce match : sans lui, sans un numéro 9 d'envergure, le Barça se perd. Et sans lui, l'Atlético n'a également pas été le même visage. Pour rappel, Suarez pèse 5 buts et 1 passe décisive en cinq apparitions avec les Colchoneros.

Le perdant : Koeman, où est la progression ?

Le Barça est-il en train de devenir une équipe normale de Liga ? Toujours est-il qu'après avoir affronté le FC Séville, le Real Madrid et l'Atlético Madrid, les trois autres grosses cylindrées du Championnat, le club catalan en ressort avec un nul et deux défaites. Mais aussi avec toujours plus de doutes et une absence de progression qui pose question. On peut pointer de nombreuses individualités, mais que dire aussi de Koeman ? En échec au niveau du poste de numéro 9 où Griezmann a encore été en difficulté, le Néerlandais ne trouve pas la solution. Il y a aussi le côté "énergique" de ses hommes. Il n'y a pas cette impression de révolte, de caractère. Bref, Barcelone, 10e (!!!) est dans le dur, avec neuf points de retard sur la Real Sociedad et l'Atlético en tête.
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Gauchos 22 nov. à 9:29

Le barca n’est plus dans l’air du temps et en plus il a perdu le fil de son histoire. Heureusement que le 24 janvier n’est plus loin. Les socios sauront quoi faire. La nouvelle ère est au collectif et la mode de starification individuelle n’est plus efficiente. Fin des salaires astronomiques et de la culture de l’individu. Liverpool et le Bayern ont ouvert la voie. City, le Real, la Juve, et le Barca vont devoir suivre. Pour le PSG c’est autre chose ...

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