pastore (javier) (L'Equipe)
Ligue 1 - 3ème journée

Le jour où Pastore a ridiculisé Montpellier

Montpellier et le PSG se rencontrent ce soir à la Mosson. Il y a près de 4 ans, c'est lors d'une affiche similaire que Javier Pastore a laissé éclater son talent aux yeux de toute la Ligue 1. Retour sur une soirée héraultaise un peu spéciale...

En cette matinée du 25 septembre 2011, le Paris-SG se réveille leader de Ligue 1. À la faveur de sa large victoire sur la pelouse de la Mosson la veille (3-0), obtenue grâce à une prestation éblouissante de Javier Pastore.
 
L'Argentin, arrivé de Palerme quelques semaines auparavant pour plus de 40 millions d'euros, a déjà marqué deux fois dans un Championnat dont il est devenu l'attraction. Mais cette soirée montpelliéraine, face aux futurs champions de France, reste indéniablement celle de l'explosion de son talent aux yeux de la France entière.
 
Quatre minutes après que Gameiro ait ouvert le score contre le cours du jeu, le génial argentin est à la réception d'un long centre de Tiéné. Quasiment depuis l'angle de la surface de réparation, sur la droite, il décoche alors une reprise de volée croisée, sublime, qui va se loger dans le petit filet droit de Jourdren. L'équilibre du geste est fascinant, son exécution est parfaite. Le stade de la Mosson se met à murmurer...
 
Sur un nouveau long ballon de Tiéné en fin de match, Pastore profite d'une erreur de Jourdren pour inscrire un doublé opportuniste. Son premier sous les couleurs du PSG. L'Argentin vient de marquer les esprits.
Le lendemain, le journal L'Équipe lui donne la note de 8, assortie du commentaire suivant : «Ses fulgurances ont encore fait la différence. Il a réussi un superbe doublé qui porte déjà son total à quatre réalisations. D'abord, juste avant la mi- temps, sur une magnifique reprise de volée croisée (2-0, 43e), puis en profitant, plein d'opportunisme, d'une erreur de Jourdren (3-0, 80e). Épatant.»
 
Le Paris-SG, qui ne méritait pas de remporter cette rencontre tant Montpellier dominait dans le jeu, avait pu compter sur les coups de baguette magique de son meneur argentin pour faire la différence et l'emporter largement. La Mosson venait de voir naître un génie. Un génie intermittent, qui sort de sa boîte de temps en temps, sans prévenir. Mais un génie quand même. Quatre ans plus tard, Javier Pastore n'a pas changé.

Le résumé de la rencontre :

Hugo Guillemet

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