zidane (zinedine) puyol (carles) (MANTEY/L'Equipe)
Le grand frisson bleu (1/5)

Le jour où Zinédine Zidane a fait taire les Espagnols

La semaine dernière, FF vous proposait de voter pour le match des Bleus qui vous a donné le plus de frissons au cours de ces trente dernières années. Avec 7% des votes, le huitième de finale de la Coupe du monde 2006, France - Espagne, arrive en 5e position. Retour sur ce match spectaculaire.

La peur

L'équipe de France n'est pas favorite pour ce huitième de finale de la Coupe du monde 2006 face à l'Espagne. Les Bleus s'extirpent de justesse d'un groupe pourtant a priori plutôt facile. Après un premier nul (0-0) face à la Suisse, les Bleus ne parviennent pas à s'imposer face à la Corée du Sud (1-1). Lors de cette rencontre, Zidane prendra un deuxième jaune en deux rencontres et ne pourra prendre part à la rencontre face au Togo avec sa suspension. Les Bleus l'emportent finalement 2-0 et se qualifient pour les huitièmes de finale. L'Espagne de son côté sort en tête de son groupe avec trois victoires (4-0 face à l'Ukraine, 3-1 face à la Tunisie, 1-0 face à l'Arabie saoudite).
Un peu trop chambreurs les Espagnols... (MARTIN/L'Equipe)
Un peu trop chambreurs les Espagnols... (MARTIN/L'Equipe)
A Hanovre, lieu du huitième de finale, l'Espagne arrive en confiance. La presse ibérique titre d'ailleurs sur l'imminente retraite du célèbre numéro 10 des Bleus, à l'instar de Marca : «On va mettre Zidane à la retraite». La jeune équipe espagnole débute le match tambours battants et ouvre le score dès la 28e minute grâce à un penalty de David Villa. Il faudra attendre de longues minutes pour que la soirée ne bascule totalement dans la folie.

L'espoir

A la 40e minute, c'est un nouveau venu dans le groupe France qui va redonner espoir aux siens. Franck Ribéry, alors âgé de 22 ans, égalise pour les Bleus après un une-deux avec Patrick Vieira. Le joueur de l'OM élimine Iker Casillas et inscrit son premier but international. A la pause, Français et Espagnols sont à égalité et tout reste à faire.

L'allégresse

A la 83e minute de la rencontre, les Bleus obtiennent un coup franc dangereux à 35 mètres des buts espagnols. Zidane exécute la sanction qui, déviée, atterrit sur la tête de Patrick Vieira. Sur le moment, impossible de voir si le ballon est rentré, mais lorsque le longiligne milieu de terrain entame une course effrénée vers les supporters tricolores, alors il n'y a plus de doutes. La France mène 2-1 et la qualification est proche.

Comme un symbole, c'est Zidane qui clôture la marque. A la 91e, il est lancé par le nouvel entrant Sylvain Wiltord, enrhume Carles Puyol et crucifie Iker Casillas d'une frappe du pied droit. 3-1. La messe est dite. Zidane n'est pas à la retraite mais les Espagnols, eux, sont désormais en vacances : «Ce n'était pas encore mon jubilé. J'ai envie de dire aux Espagnols, parce qu'ils nous ont assez chambré là-dessus, que ça n'est pas pour cette fois. L'aventure continue», déclare-t-il à l'issue de la rencontre. Les Bleus se qualifient pour les quarts de finale où ils retrouveront le Brésil.
Emmanuel Trumer 
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djad16 30 mars à 11:59

oui , ce n’était pas encore l'heure de la retraite.

chrissou40 29 mars à 2:15

Le plus Grand!!! ????????

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