Ante Rebic a marqué l'unique but du match. (P. Bona/IPP/Presse Sports)
Italie - 28e journée

Le Milan finit par prendre le meilleur sur la Roma grâce à Rebic et Calhanoglu

Entre deux équipes lancées dans une course effrénées à l'Europe, le rythme n'a pas été au rendez-vous. Sans briller, c'est finalement le Milan d'Ante Rebic qui l'a tardivement emporté face à la Roma (2-0). Un deuxième succès de rang précieux pour les hommes de Stefano Pioli.

Qu'il semblait loin le sommet d'intensité offert mercredi soir par la Lazio et l'Atalanta au moment où Piero Giacomelli a renvoyé aux vestiaires les vingt-deux acteurs de la rencontre entre le Milan et la Roma. Les deux dernières formations citées courent après les deux premières et l'affiche du jour nous a permis de comprendre un peu mieux encore pourquoi. Manque de rythme, manque d'idées, manque de précision... Au terme des 45 premières minutes, l'on pouvait même se demander si ces quatre équipes pratiquaient vraiment le même sport. Malgré la chaleur, malgré l'enchaînement des matches et les quelques absents de part et d'autre, on en attendait plus d'un rencontre qui mettait aux prises deux prétendants à l'Europe. C'est bien simple : en dehors d'un bon mouvement collectif romain (7e), d'une tête non cadrée d'Hakan Calhanoglu sur un bon centre de Théo Hernandez (38e) et d'un coup franc du Turc, le carnet de notes demeurait vierge, à la pause. Stefano Pioli et Paulo Fonseca avaient en revanche eu de quoi noircir les leurs et on espérait des deux managers qu'ils fassent bouger les lignes.

Rebic force la décision

On a une nouvelle fois été déçus. Car si les deux entraîneurs ont rapidement procédé à plusieurs changements - les Milanais Alexis Saelemaekers et Lucas Paqueta et le Romain Carles Perez faisant leur entrée -, le rythme ne s'en est pas vraiment trouvé rehaussé. À l'heure de jeu, il ne s'était encore rien passé ou presque. Et si Calhanoglu a persisté (65e) et l'entrant Paqueta tenté de réveiller tout ce petit monde (67e), on continuait de doucement mais surement se diriger vers un 0-0 à vingt minutes du terme. C'était sans compter sur la détermination d'Ante Rebic. En deux temps, après avoir touché le poteau, le Croate forçait la décision (1-0, 76e). Un but auquel s'ajoutait finalement un penalty du méritant Calhanoglu pour plier l'affaire (89e). Deux réalisations tardives qui permettent au Milan d'enchaîner un deuxième succès de rang et de revenir à hauteur de Naples (6e) et à six longueurs de la Roma. La Louve, reléguée à dix points du podium, ne méritait pas mieux, ce dimanche après-midi. - T. P.

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