pogba (paul) mendy (benjamin) kimpembe (presnel) umtiti (samuel) - 5 - griezmann (antoine) (P.Lahalle/L'Equipe)
CM 2018 - Finale

«Le monde à ses pieds», «la Belle époque»... : la presse internationale s'emballe pour les Bleus

Après le sacre des Bleus, toute la presse internationale salue les tricolores. Au programme : Kylian Mbappé, le trio du milieu, et surtout, un collectif reconnu.

Ce dimanche soir, le monde avait les yeux rivés sur Moscou. Et les médias de tous pays, participants ou non du Mondial, ont relaté la victoire de cette équipe de France. De cette finale étonnante, The Guardian garde une image : le quatrième but, celui de Kylian Mbappé, et cette célébration collective qui a même vu Hugo Lloris débarquer de l'autre bout du terrain. «C'est le moment où tout le monde a su qu'aucune équipe - même une équipe aussi tenace que la Croatie - ne reviendrait. Paul Pogba et Kylian Mbappé marquaient à la suite, et la prochaine édition du maillot bleu aurait deux étoiles, à la place d'une, au dessus du coq

Les notes de France-Croatie

Avant d'égrener les records : Deschamps, troisième homme à lever la Coupe en tant que joueur et sélectionneur - après Zagallo et Beckenbauer -, puis Mbappé et cette manie d'égaler les performances de Pelé. La BBC, elle, a vu «l'une des finales de Mondial les plus excitantes de l'ère moderne, jouée au son du tonnerre». «La Croatie et la France ont réalisé un spectacle passionnant, qui a accouché du plus grand record de buts en finale depuis 1958, d'une invasion de terrain, et d'une intervention controversée de la VAR qui a eu une grande influence sur le résultat final

«Champions pour les sept matches»

Et puis il y a ceux qui tirent déjà le bilan, calmement. Pourquoi la France a gagné, et ce que cela raconte de cette Coupe du monde. «Champions plus pour les sept matches que pour la finale», entame le média argentin Olé dans un article titré «le monde à ses pieds». «Champions parce que sans bien jouer, ses joueurs sont en position de marquer. Champions parce réalistes et prometteurs. Champions parce que la VAR existe. Champions parce qu'ils n'ont pas lâché.» Au fil des lignes, le journaliste explique que sans rien faire, la France gagnait face à une Croatie qui «savait qu'elle ne serait pas capable de tenir le rythme». Avant de conclure que la France mérite son titre, comme la Croatie l'aurait mérité. «Le niveau technique et individuel des joueurs de Deschamps ont permis d'ouvrir une finale compliquée. Un champion de sept matches
Toujours du côté des Hispanophones, El Pais ouvrait dimanche soir son site internet sur «la France métissée gagne le Mondial». Comme celle de 1998, ajoute t-on dans l'article. «Et à nouveau comme un hymne à l'intégration». Chez Marca, c'est plutôt «la belle époque». Et les compliments pleuvent. «Une exhibition d'efficacité et de potentiel», «la jeunesse peut marquer une époque», et surtout, «les 19 ans de Mbappé promettent un Arc de Triomphe ouvert pour les années à venir.» Si le collectif est salué, parce que la France n'a pas «un seul empereur», les talents de Griezmann ou Mbappé («le symbole, Kyky» pour le Corriere della Sera), entre autres, sont dépeints. Tout comme le trio Kanté-Pogba-Matuidi, «plus qu'un protocole nucléaire». Figure de style oblige, «les trois sont capables de disputer un match en tenant un menhir comme les héros d'Astérix».

Le jour de gloire est (encore) arrivé...

«L'avant-garde du football dans le monde est la France»

Les médias belges sont logiquement concentrés sur la troisième place de leurs Diables, reléguant la victoire des Bleus sur une colonne ou un bandeau («la France, championne du monde, réitère l'exploit de 1998» pour La Libre). Il faut fouiller sur le site de la RTBF pour trouver une trace d'une France «ultra-réaliste». Malgré des Croates «impressionnants mentalement» et «deux gardiens à la peine», «la France a fait parler son réalisme et son expérience». Quant à la conclusion, elle revient à nos voisins italiens. Le Corriere della Sera explique simplement ceci : «On connait les raisons de la victoire française : un travail magnifique sur le mouvement et l'intégration, et la production d'un si grand nombre de joueurs de haut niveau pour envahir toutes les meilleures ligues des pays concurrents». Avant d'ajouter que le modèle des Bleus a de beaux jours devant lui. «Bref, après avoir célébré pendant des années le modèle espagnol et allemand, il est temps de dire que l'avant-garde du football dans le monde (et non d'aujourd'hui) est la France».
Cindy Jaury

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SaintPatoche 16 juil. à 12:31

Certains retournent leurs vestes...

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