Soccer Football - Champions League - Round of 16 First Leg - Borussia Dortmund v Paris St Germain - Signal Iduna Park, Dortmund, Germany - February 18, 2020  Paris St Germain coach Thomas Tuchel reacts   REUTERS/Leon Kuegeler (Reuters)
La question qui fâche

Le PSG peut-il vraiment «rêver plus grand» avec Thomas Tuchel ?

Souvent décrié, parfois houspillé, Thomas Tuchel peine toujours autant à convaincre depuis son arrivée au PSG, en 2018. Et ce n'est pas la triste prestation de ses troupes à Dortmund, mardi, qui va renforcer sa position.

Il y a le résultat sec, et la manière dont il a été obtenu. Si le 2-1 encaissé mardi sur la pelouse du Borussia Dortmund leur laisse de bonnes chances de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions, c'est plus la bouillie de football proposée par les Parisiens en Allemagne qui inquiète. Fébriles défensivement, longtemps impuissants offensivement, les hommes de Thomas Tuchel peuvent s'estimer heureux d'être rentrés à la maison avec un seul but de retard. Il faut dire que le 3-4-3 inventé par leur coach au coup d'envoi, après avoir travaillé des mois durant le 4-4-2 avec les "quatre fantastiques", ne les a pas franchement aidés.
Incapables d'exister collectivement, notamment sur attaque placée, pendant une grosse heure, les Parisiens n'ont cette fois pas pu compter sur un exploit de l'une de leurs stars.
On a senti l'actuel leader du Championnat totalement perdu sur le terrain. Devant comme derrière. Incapables d'exister collectivement, notamment sur attaque placée, pendant une grosse heure, les Parisiens n'ont cette fois pas pu compter sur un exploit de l'une de leurs stars, isolées par trois défenseurs adverses à chaque fois qu'elles ont eu le ballon. Résultat, le PSG n'a cadré son premier tir qu'à la 65e minute. Et il a fallu trois gros arrêts de Navas, quelques retours salvateurs de Verratti, un ou deux mauvais choix des attaquants allemands et un brin de chance à Mbappé sur le but parisien pour que le sort de huitième de finale entre une équipe d'un côté et une somme d'individualités de l'autre ne soit réglé avant même le match retour.
Vu la faiblesse de la première période parisienne, on attendait du technicien allemand qu'il change de système, et peut-être de joueurs, à la pause. Il n'en a rien été. Ce 3-4-3 aussi inattendu qu'inefficace n'a pas bougé jusqu'au coup de sifflet final. Et le seul changement effectué par Thomas Tuchel est intervenu à la 76e minute, avec un Sarabia prenant poste pour poste la place de Di Maria. «Je n'ai pas de regrets», lâchait pourtant l'ancien coach de Dortmund au coup de sifflet final, visiblement satisfait du résultat, et de la manière. Et c'est peut-être là que le bât blesse. Depuis son arrivée au club, au printemps 2018, Thomas Tuchel n'a jamais réussi à donner une réelle identité de jeu à son équipe, préférant multiplier les changements de système et de joueurs, chacun étant d'ailleurs souvent amené à évoluer à un poste qui n'est pas le sien. Pour un résultat global décevant en termes de jeu, surtout avec l'effectif XXL dont il dispose.

Comme l'impression que le PSG n'a pas avancé

La différence, quand elle est faite, vient bien plus souvent d'un exploit individuel que d'un enchaînement travaillé. En Ligue 1, ça suffit généralement. En C1, face notamment à une équipe de Dortmund qui a fait de son collectif sa principale force, ça coince forcément. Celui qui était notamment venu à Paris pour faire franchir un palier au club sur la scène européenne, peine à convaincre. Outre un palmarès bien moins ronflant que celui de ses prédécesseurs, Laurent Blanc et Unai Emery, qui avaient au moins eu le mérite de faire le plein au niveau national quand Tuchel a dû se contenter d'un simple titre de champion la saison dernière, le coach allemand donne surtout le sentiment que le PSG n'a pas avancé d'un pas depuis son arrivée. Ou, pire, qu'il a peut-être même régressé. Bien sûr, une qualification pour les quarts de finale changerait quelque peu la donne. Mais cela suffirait-il à prouver que le natif de Krumbach a les épaules assez larges pour répondre aux rêves de grandeur de ses dirigeants, qui ont pour seul objectif de soulever la Coupe aux grandes oreilles ? Rien n'est moins sûr. - B. Ro.

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phitou 24 févr. à 21:25

Paris a un vrai effectif mais avec un entraîneur qui ne sait pas le gérer Il faut un entraîneur qui soit le vrai patron et qui capable de sortir n’impose quel joueur quand il est mauvais !

sawbuz 24 févr. à 13:17

Tu peux mettre tous les entraîneurs que tu veux, les meilleurs joueurs du monde s'il n'y a pas un président fort et un directeur sportif qui secouent les joueurs et envoient balader les agents tu n'arrives à pas grand chose au final. Sans oublier une presse radio, TV ou écrite trop "supportrice" qui est en deuil dès la fin des huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

lemonnierbert 24 févr. à 9:03

Depuis que Tuchel entraine le PSG, il est mauvais ! Pas de charisme, pas de conviction technique et tactique, on lui a mis Leonardo dans les pattes pour le recadrer et s'est encore pire ! Incapable de gérer les trop grandes personnalités du club, il devient la risée de l'Europe !Paris doit le virer et avec lui, tous les anciens ( Silva, Verratti, Kimpembe.... ) quivéhiculent de la peur pour Silva et de l'incompétence pour les deux autres !

Toto0 23 févr. à 7:05

Oui, s’il veut battre Borussia, il doit mettre Neymar dans l’axe, Icardi comme 9, Mbappé à gauche mais il doit replier, et Di Maria à droite. Mais Di Maria et Mbappé doivent défendre.

Toto0 23 févr. à 0:09

Je pense que c’est un problème de joueurs, leur milieu de terrain est nul. C’est très bon pour la France, mais ailleurs c’est trop faible.

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