Eve Périsset et ses coéquipières vont jouer cette saison la majorité de leurs matches à domicile à Jean-Bouin. (Bernard  Le Bars/ L'Equipe)
Ligue 1 (Femmes)

Le PSG rêve de mixité

Le PSG souhaiterait, à l'avenir, que les matches de son équipe féminine au stade Jean-Bouin précèdent ceux des garçons au Parc. Et proposer un billet unique pour les deux rencontres.

Ce n'est encore qu'un rêve de la direction parisienne. Mais l'idée est séduisante et apparaît «plutôt cohérente», selon un acteur de ce dossier. À l'avenir, quand cela sera possible, le PSG aimerait que les matches à domicile de son équipe féminine, qui ont lieu cette saison en majorité au stade Jean-Bouin (XVIe arrondissement), comme cet après-midi face au Paris FC, se jouent le même jour que ceux de Neymar & Co. Il s'agirait en quelque sorte d'un lever de rideau de l'autre côté de la rue, avant les rencontres du PSG garçons au Parc des Princes, voisin de Jean-Bouin.
Dans cette perspective, le club pourrait mettre en vente des billets donnant accès aux deux matches : le samedi à 14 h 30 pour les filles puis à 17 heures pour les hommes de Thomas Tuchel. Au Stade-Français, club résident du stade Jean-Bouin, on voit ce projet d'un très bon oeil, puisque le club de rugby a pour ambition de multiplier les événements dans son enceinte (matches des équipes de France féminine de foot et rugby, par exemple...), afin de générer des recettes supplémentaires.

Deux obstacles majeurs à cette idée

Mais cette idée se heurte encore, au moins, à deux obstacles majeurs. Premièrement, le choix des diffuseurs, et particulièrement de Canal +, qui possède les droits de la Ligue 1, du Top 14 et de la D 1 féminine. La chaîne cryptée donnera la priorité au Top 14, dont les audiences sont bien supérieures à celles du Championnat de France féminin. Par ailleurs, dans un grand stade comme Jean-Bouin (qui peut contenir 18 000 personnes), le risque de tribunes majoritairement vides sera prégnant, compte tenu des faibles affluences habituellement enregistrées, ce qui ne constitue pas un point très positif. Deuxièmement, la préfecture de police de Paris ne s'est jamais montrée, jusqu'à présent, favorable à l'organisation de deux rencontres le même jour dans un même périmètre. Car, même si un match féminin ne nécessite pas la même mobilisation de forces de l'ordre qu'un match de garçons, ses fonctionnaires devraient être mobilisés sur une plus grande plage horaire.
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olivier30 9 sept. à 14:52

je comprend même pas que ce soit pas déjà le cas !!!! ont appelle ça un levé de rideau... qui serait plutôt sympa