vieira (patrick) (P.Lahalle/L'Equipe)

Le quatre à la suite ! A Prague, Nice permet à la France d'enregistrer une quatrième défaite en quatre matches sur la scène européenne cette semaine

Que dire si ce n'est que c'en est extrêmement triste... Dépassé dans l'engagement et si fébrile sans Dante, l'OGC Nice est tombé en toute logique sur la pelouse du Slavia Prague (2-3).

La leçon : Le "festival" français continue

Le quatre à la suite ! Après le PSG, Marseille et Rennes, Nice ajoute une quatrième défaite en quatre matches européens des clubs français cette semaine. Si le Gym s'était relancé face à Beer Sheva la semaine dernière pour sa première victoire dans cette Ligue Europa, les troupes de Patrick Vieira n'ont pas été au rendez-vous dans l'intensité, entre autres, sur la pelouse du Slavia Prague. Il a manqué bien trop de choses. Sans Dante, la défense centrale à trois s'est manquée (voir le perdant), offrant le 1-0 et le 2-0 : le premier par Jan Kuchta, opportuniste (1-0, 16e), le second par Abdallah Sima sur corner (2-0, 43e). Amine Gouiri avait bien égalisé pour son troisième pion en trois journées (1-1, 33e), mais cela n'a été qu'une brève éclaircie. Pourtant, la défense tchèque était loin, elle aussi, de rassurer. Mais le Gym n'a pas fait assez mal à l'image de Kasper Dolberg (7e), et son entame de deuxième période était catastrophique, pas du tout au niveau dans l'engagement attendu en Europe. En toute logique, Kuchta ajoutait un troisième but qui symbolisait parfaitement cette partie niçoise (3-1, 71e). On notera que Nice ne s'est procuré absolument aucune occasion après le repos, jusqu'à cette belle frappe de Dan Ndoye dans le temps additionnel (3-2, 90e+2). Bien trop tard. On parie que le Slavia a lui-même été surpris de l'emporter aussi aisément...

Le gagnant : Kuchta s'est bien amusé

Il ne leur a pas dit merci, mais il aurait très bien pu. A 23 ans, Jan Kuchta s'est délecté de la passivité adverse avec les deux premiers buts de sa carrière en Coupe d'Europe, en plus de certains mouvements et certaines positions qui gênaient Bambu et consorts. Auteur de six pions la saison dernière dans le Championnat de République tchèque, il a montré toute l'envie qui a manqué à l'OGC Nice. Tout simplement.

Le perdant : Une défense perdue sans son guide

L'une des questions de ce match était la capacité des Niçois, et notamment de la défense, à faire sans Dante et à avancer sans le capitaine, gravement blessé au genou le week-end dernier. On a eu un début de réponse. Et il est inquiétant. S'il faut bien sûr laisser un temps d'adaptation aux hommes de Patrick Vieira, les attitudes n'ont pas été les bonnes en République tchèque. Avec une fébrilité qui faisait parfois peine à voir. Regardez plutôt cette ouverture du score cocasse où seul Jan Kuchta y croyait. Robson Bambu qui voit le cuir passer entre ses jambes, Flavius Daniliuc bien trop lent, Andy Pelmard qui remet le ballon involontairement... Que dire ensuite du marquage laxiste de Bambu sur le 2-1. Le Brésilien était comme perdu sans son compatriote. Il était bien heureux d'ailleurs de ne pas voir l'arbitre indiquer le point de penalty (38e). Les trois défenseurs ne se rattrapaient pas plus dans leur relance, avec un certain déchet... Une partie à oublier, donc. Et il y a énormément de travail pour des jeunes aiglons qui vont devoir apprendre très vite.