Soccer Football - Champions League - Group Stage - Group H - BSC Young Boys v Juventus - Stade de Suisse, Bern, Switzerland - December 12, 2018  Young Boys' Guillaume Hoarau celebrates scoring their first goal with Loris Benito and team mates  REUTERS/Arnd Wiegmann (Reuters)
Ligue des Champions - 6e journée

Le Real Madrid humilié, Guillaume Hoarau fait tomber la Juventus Turin, six buts entre l'Ajax et le Bayern

La dernière journée de la phase de poules de la Ligue des champions a offert des matches incroyables. Du doublé de Guillaume Hoarau, au match fou entre l'Ajax et le Bayern en passant par l'humiliante défaite du Real Madrid, voici ce qu'il fallait retenir.

Le Real humilié par le CSKA

Santiago Solari avait décidé de faire tourner son effectif pour ce dernier match sans enjeu, Madrid étant déjà assuré de la première place. Face au CSKA, les Madrilènes ont vécu un improbable calvaire. Pourtant, les coéquipiers de Benzema débutaient très bien la rencontre. Vinicius, titulaire, mettait en avant son talent en réalisant un festival sur son côté avant de centrer sur le Français, trop court (18e). Quelques minutes plus tard, le Brésilien s'illustrait de nouveau avec une superbe frappe croisée, obligeant Akinfeïev à sortir une belle parade. Une fois l'orage passé, le CSKA sortait enfin et Chalov ouvrait la marque après avoir mis Sanchez dans le vent sur un crochet (0-1, 37e). La situation devenait bien délicate pour les Merengue lorsque Schennikov inscrivait un second but juste avant la pause (0-2, 43e). Ce dernier reprenait parfaitement un mauvais dégagement de Courtois en croisait sa frappe. Si le Real réagissait en seconde période, Isco vendangeait une belle situation (56e). La conséquence était terrible pour l'Espagnol qui subissait la bronca de son public à chaque touche de balle. Le calvaire n'était pas terminé pour le Real qui prenait l'eau à la 73e sur un but de Sigurdsson après un bon travail de Chalov (0-3). Sportivement, certains joueurs ont peut-être perdu des points mercredi soir...

Manchester United prend l'eau à Valence

Avant le match, Manchester avait l'espoir de terminer à la première place du groupe en cas de faux-pas de la Juventus contre Berne (faux-pas qui a d'ailleurs eu lieu). Mais Valence frappait très vite le premier grâce à Soler. Le milieu profitait d'une mauvaise relance de la défense pour reprendre sans contrôle (1-0, 17e). Titulaire à la pointe de l'attaque, Batshuayi loupait une énorme occasion en plaçant sa tête au-dessus des buts alors qu'il était seul au point de penalty (31e). Cinq minutes plus tard, seul au second poteau, Pogba ne trouvait pas le cadre (35e). Alors que tout était encore à faire, les pensionnaires de Premier League se condamnaient tout seuls quand Jones envoyait le ballon dans ses propres buts (2-0, 47e). En totale maitrise, Valence aurait même pu mener 3-0 sans une grosse parade de Romero après un face-à-face avec Mina (63e). United termine donc deuxième. Valence va en Ligue Europa.

Guillaume Hoarau fait tomber la Juventus

Un festival d'occasions pour la Juventus Turin. Les Turinois s'offraient les plus grosses situations en première période, en particulier par Cristiano Ronaldo. À la demi-heure, sur une de leurs rares incursions, les Suisses récoltaient un penalty après une faute de Sandro sur Ngamaleu. Hoarau se chargeait de le transformer (1-0, 30e). Après l'ouverture du score, les Young Boys sortaient plus facilement de leur camp malgré les nombreuses frappes de la Juventus (neuf tirs en première période). Les Italiens touchaient du bois en tout début du deuxième acte sur un coup franc dévié par Hoarau (47e). L'ancien Parisien était décidément la star de la rencontre lorsque ce dernier se défaisait parfaitement de Bonucci avant d'enrouler sa frappe (2-0, 68e). Dix minutes avant la fin de la partie, Dybala concrétisait enfin toutes les occasions turinoises sur une belle offrande de Ronaldo (2-1, 80e). Insuffisant pour Berne qui s'offre un succès de prestige.

L'Ajax et le Bayern dos à dos après un match fou

Le leadership était en jeu entre l'Ajax et le Bayern Munich. Si les Bavarois ont su prendre le dessus très rapidement, le match a été rocambolesque. Avant le quart d'heure de jeu, Lewandowski profitait d'une passe laser pour terminer tranquillement (0-1, 13e). Après la pause, le rythme s'accélérait. Logiquement, les Néerlandais revenaient au score grâce à Tadic à la suite d'une sublime action collective (1-1, 61e). Alors que la pression s'intensifiait, un carton rouge de Wöber après un tacle dangereux sur Goretzka mettait l'Ajax dans le dur. Mais dix minutes plus tard, Müller se faisait également expulser pour un pied dans le visage de Tagliafico. Les cartes redistribuées, Tadic mettait les siens devant sur penalty (2-1, 82e). Mais Lewandowski égalisait cinq minutes plus tard également sur penalty (2-2, 87e). Dans une ambiance incroyable, Coman marquait le troisième but bavarois dans le temps additionnel (2-3, 90e) avant que Tagliafico ne lui réponde (3-3, 90e+5) ! Dingue. Le Bayern termine en tête, l'Ajax deuxième.

Mené rapidement, City s'est imposé sans vraiment trembler

Manchester City s'est fait peur dans son dernier match de la phase de poules mais a assuré l'essentiel. Face à des Allemands qui n'avaient plus rien à jouer, City craquait après un quart de jeu sur un penalty concédé par Laporte. Kramaric, buteur maison, trompait Ederson (1-0, 16e). Il fallait certainement cela pour réveiller les hommes de Guardiola. Après avoir touché deux fois les montants, City égalisait enfin sur un bijou de coup franc de Sané (1-1, 45e+1). En seconde partie de match, c'est un nouveau but de Sané qui offrait le succès aux siens après un contre rondement mené par Bernardo Silva (2-1, 61e). Premier, City aura été loin de régner dans cette phase de poules.

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Hachem 13 déc. à 17:10

Le Real n'a plus de stratégie de jeu conçue en fonction de l'adversaire. On sent que l'entraîneur se repose sur le talent des joueurs. Je n'ose pas imaginer le grand succès du Real s'il faisait appel à un coach espagnol rompu à la Liga de la trempe de Valverde ou Antonio Conte. Le jeu actuel ne montre aucune stratégie conçue en fonction de l'adversaire et repose uniquement sur le talent des joueurs. C'est désolant.

florent02 13 déc. à 8:36

Heureusement que les 2 clubs français étaient maîtres de leur destin. S'ils avaient été tributaires de clubs "puissants" déjà qualifiés, ils seraient passés à la trappe pour cause de manque de professionnalisme des dits "gros" clubs.