Soccer Football - Champions League Semi Final First Leg - FC Barcelona v Liverpool - Camp Nou, Barcelona, Spain - May 1, 2019  Liverpool's Virgil van Dijk gestures  REUTERS/Albert Gea (Reuters)
Ligue des Champions - Demies

Le réalisme du Barça a anéanti la défense des Reds

Loin d'être flamboyant, le Barça a réussi à prendre le dessus et finalement écraser des Reds plutôt fébriles en défense (3-0), à l'image de leur charnière centrale d'ordinaire si solide.

C'est un duel que beaucoup attendaient. Ce choc entre Virgil van Dijk, élu joueur de l'année en Angleterre par ses pairs, et Lionel Messi sentait la poudre. Au final, il n'a pas vraiment eu lieu. Il se transformait plutôt en un affrontement global entre l'attaque du Barça et la défense centrale des Reds. Les premiers très brouillons, pas très avenants, à l'image de ce qu'ils montrent souvent sous l'ère Valverde, mais vainqueurs au final. Les seconds, qui ont été plus frileux que d'habitude, et qui ont concédé trois buts alors qu'ils semblaient en position de force la majeure partie de la rencontre.

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Sur le premier but, au-delà de cette merveille de passe d'Alba, les deux centraux étaient pris. Van Dijk était très certainement trop bas dans son alignement, mal positionné, et à partir de là fatalement en retard sur la suite de l'action. Matip, lui, était pris dans son dos par le bel appel de Suarez (25e). Bis repetita sur le second. Alors que le Barça subissait mais que Liverpool ne parvenait pas à revenir malgré une domination territoriale, il n'en suffit régulièrement que d'une pour l'équipe de Valverde. Et avec beaucoup de réussite, Messi profitait de la passivité de la défense des Reds, trop statique, Van Dijk compris, et qui ne pouvait que constater les dégâts (75e). Mais surtout, on a vu une défense assez passive, voire nerveuse. Comme quand Suarez était servi dans l'axe du jeu et avait tout le loisir de trouver Coutinho sur une petite louche bien inspirée (45e). Surprenant, notamment Van Dijk, qui donnait souvent le sentiment d'éviter d'aller au duel en première période. Il y avait par exemple cette situation où il laissait Messi assez libre sur le côté droit, appelant ses coéquipiers à venir l'aider par de grands gestes (32e). Les hommes de Valverde ont davantage joué sur l'axe droit de la défense, avec Matip. Logique quand on connaît la solidité du roc néerlandais. On a cru à une permutation entre les deux centraux, mais celle-ci n'était qu'éphémère (30e).
Au final, Liverpool aura payé sa passivité sur les rares situations des Barcelonais.
Symptomatique de ces difficultés, ce télescopage entre les deux centraux sur un ballon aérien où personne ne parlait pour avertir l'autre (37e). Van Dijk réussissait tout de même quelques bonnes interventions dans les pieds, devant Messi (3e) et Suarez (42e), et signait un second acte de meilleure facture. Il coupait également quelques contres dont celui succédant une ouverture de Busquets (49e), avant que Matip ne veille lui aussi à empêcher les Barcelonais de se projeter (57e). Les centraux ont été plus solides après la pause, où Liverpool a davantage eu la possession et le Barça cherchait à se projeter rapidement dans tout ce qu'il y avait de plus Valverdesque, surtout après la sortie de Coutinho pour Semedo à l'heure de jeu. D'autant qu'ils ne sont pas les plus lents derrière. Mais on les a parfois vus en retard, réussissant malgré tout à se rattraper ensuite.

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Van Dijk, en retard au départ, en interceptant un centre de Vidal (63e), ou son compère d'abord pris dans la profondeur par Suarez avant de l'empêcher d'armer (68e). Même scénario quand Messi se présentait lancé devant «VVD» et que ce dernier contrait sa tentative (77e). Mais face à la vitesse de Messi, qui lançait la plupart des situations de son équipe, il a pu être pris (42+2e) sans conséquence directe. Fort heureusement, il y avait souvent un bon retour des joueurs environnant, Robertson, Gomez ou encore Fabinho. En témoigne cette situation où, sur un centre venu de la gauche, Rakitic devançait Van Dijk avant que le Brésilien ne revienne (80e). Robertson était un peu plus tard le "sauveur" des derniers espoirs de Liverpool grâce à un retour inespéré sur un 3 contre 1 en fin de rencontre (90+2e). Au final, Liverpool aura payé sa passivité sur les rares situations blaugrana. Sa charnière centrale en premier lieu. D'habitude réputés pour leur grande assurance, Van Dijk et Matip auront failli contre des Catalans ultraréalistes, avant une fin de match complètement débridée où les Reds ont tenté le tout pour le tout. Il y aura surtout eu des sautes de concentration payées cash avant. A l'inverse des offensifs de Liverpool, qui n'ont jamais réussi à concrétiser leur domination, Messi et Suarez ont été décisifs.
Jérémy Docteur
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lamuerta 2 mai à 2:31

Au final je me dis que Ramos reste plus fort que v dykt..je suis déçu dijk..

lamuerta 2 mai à 2:30

Tu m étonnes que vdyk ne se fait pas dribbler en premier league,vu qu' il évite le duel..il a beaucoup de qualité, mais il prends pas beaucoup de risque dans les 1 contre 1,il recule trop ,ce qui peut permette à l adversaire de tirer sans éliminer justement;et il devance jamais ses adversaires pour couper les passes pourtant il a les qualités

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