Raymond Kopa en 1959, au centre d'entraînement du Stade de Reims. ( L'EQUIPE) (L'Equipe)
Hommage

Le Stade de Reims donne le nom de son centre d'entraînement à Raymond Kopa

Quasiment six mois après la disparition du Ballon d'Or France Football 1958, le Stade de Reims a décidé de donner le nom de son centre de vie à son ancienne gloire. L'inauguration a eu lieu ce mardi.

Le Stade de Reims avait mis les petits plats dans les grands pour honorer Raymond Kopa et baptiser son centre d'entraînement en son nom. Deux cents invités, dont l'ancien président de la République, et grand fan de football, Nicolas Sarkozy, la femme de Raymond Kopa ainsi que les deux filles de l'ancien attaquant français, des ex-coéquipiers du BO 1958 (Dominique Colonna, Lucien Muller), des anciens joueurs et entraîneurs qui ont marqué le club champenois (Cédric Fauré, David Ducourtioux, Christophe Delmotte, Hubert Fournier, ...). Le tout pour honorer la mémoire de Raymond Kopa.
 
Décédé le 3 mars dernier à l'âge de 85 ans, l'international français avait évidemment marqué le Stade de Reims de son empreinte. Un club qu'il avait emmené en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1956 (défaite face au Real Madrid, 3-4).

Kopa, «un magicien du ballon rond»

En sa mémoire, le Stade de Reims a donc décidé de renommer son centre d'entraînement le "centre de vie Raymond Kopa". L'occasion pour de nombreux acteurs sportifs et politiques de revenir sur la personnalité de Kopa, «un magicien du ballon rond», comme l'a décrit Jean-Luc Arribart, maître de cérémonie, en ouverture. «Qui mieux que Raymond Kopa incarne le Stade de Reims, s'est demandé le président du club Jean-Pierre Caillot. Il a fait rêver la France et le monde. En le côtoyant, j'ai pris conscience du charisme et de l'humanisme de Monsieur Kopa.»  L'ancien attaquant qui avait été nommé président d'Honneur du club en 2008 et qui, comme le relate Jean-Pierre Caillot, «s'amusait à demander à nos joueurs : ''Tu sais qui je suis ?"» Avant de conclure : «Le Stade de Reims, c'est Monsieur Kopa et Monsieur Kopa, c'est le Stade de Reims.»

À noter également la présence symbolique d'Emilio Butragueno, directeur des relations internationales du grand Real Madrid, où Raymond Kopa a bien sûr brillé entre 1956 et 1959. «Il est une des plus grandes légendes de notre club, a-t-il admis. Un exemple pour nos valeurs. Il fera toujours partie du Real Madrid.» Avant de conclure son discours en offrant un maillot du club merengue à la famille de Raymond Kopa. La tunique blanche floquée du numéro 7 et du nom de l'ancien Angevin. Un après-midi d'hommage conclut brillamment par Nicolas Sarkozy. «Kopa, ce n'était pas forcément le football, c'était la France. Je respecte et j'admire Raymond.»

Désormais à Rémi Oudin et aux jeunes joueurs rémois de tenter de marcher sur les traces de Kopa : «C'est une légende, un grand homme, avoue l'attaquant champenois (20 ans). Ici, au centre de vie, on sent que sa présence à marquer. Ça doit être un exemple pour nous pour aller au plus haut niveau.»
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