hamm (mia) (DE MARTIGNAC/L'Equipe)
Anniversaire

Le top 10 des meilleurs joueuses de l'histoire du football féminin

Ce 17 mars, Mia Hamm, l'une des grandes figures du football féminin, fêtait ses 44 ans. Pour lui rendre hommage, France Football.fr a décidé de dresser son top 10 des meilleures joueuses de l'histoire.

1. Mia Hamm (États-Unis)

Mia Hamm est, aux côtés de sa compatriote Michelle Akers, l'une des deux seules femmes figurant au palmarès Fifa 100, établi par Pelé pour les 100 ans de l'instance en 2004. Deux Coupes du monde (1991 et 1999) et deux médailles d'or aux Jeux Olympiques (1996 et 2004) ont notamment mis en lumière le talent de l'Américaine (44 ans), déroutante, virevoltante. Hamm, qui a activement participé à la création de la Ligue féminine professionnelle aux États-Unis, a marqué le sport de son empreinte et vivement contribué à l'essor du football féminin dans le monde. Sa notoriété, mondiale, est aujourd'hui telle que la station Piccadilly Circus, à Londres, a momentanément été renommée en son honneur lors des JO de 2012.

2. Marta (Brésil)

Au Brésil, elle est souvent comparée à Pelé. Pour son influence et sa popularité au sein de la communauté, pour son sourire et sa gentillesse, mais aussi pour ses facilités balle au pied et ses dribbles endiablés. O Rei lui-même lui a attribué l'affectueux surnom de «Pelé en jupon». C'est dire. Élue cinq fois consécutivement meilleure joueuse de l'année par la Fifa, de 2006 à 2010, Marta (30 ans) est l'une de ces magiciennes qui se font rares. Une première Coupe du monde disputée à 17 ans, des buts en cascade et des gestes techniques en pagaille, la Brésilienne, aujourd'hui au FC Rosengard, dispose d'une panoplie des plus complètes. Ne lui manque qu'un titre en Coupe du monde, qui lui a échappé de peu en 2007...

3. Hope Solo (États-Unis)

Son caractère, volcanique, orageux, lui a souvent posé souci. Mais il a aussi fait d'elle l'une des meilleures gardiennes de l'histoire. Réputée ingérable, Hope Solo (34 ans) a multiplié les dérapages extra-sportifs tout au long de sa carrière. Conduite en état d'ivresse, violences domestiques, comportements agressifs, la star américaine, auréolée d'un titre de championne du monde (2015), a souvent défrayé la chronique. Mais son importance au sein de la sélection n'est plus à démontrer. Si elle en a été plusieurs fois écartée, elle y est à chaque fois revenue, toujours plus forte. Et aucune de ses concurrentes n'a encore réussi à la détrôner.

4. Nadine Angerer (Allemagne)

Infranchissable, imbattable, ce sont les mots qui revenaient le plus souvent dans la bouche de ses adversaires, qu'elle savait littéralement dégoûter, au sortir des matches. Le penalty qu'elle a détourné face au Brésil en finale de la Coupe du monde 2007 restera l'un des moments forts de la carrière de l'Allemande, riche de parades et d'arrêts en tous genres. Mais restreindre ses performances à ce tournoi, où en six matches elle n'a pas encaissé le moindre but, serait presque réducteur ; tant les performances d'Angerer, unique gardienne à avoir décroché le titre de Meilleure joueuse FIFA de l'année (2013), ont été surprenantes de constance pendant près de vingt ans.
Nadine Angerer, meilleure joueuse FIFA de l'année en 2013. (Eric Bolte/USA TODAY SPORTS/PR/L'Equipe)
Nadine Angerer, meilleure joueuse FIFA de l'année en 2013. (Eric Bolte/USA TODAY SPORTS/PR/L'Equipe)

5. Abby Wambach (États-Unis)

L'Américaine a collectionné les titres et les distinctions comme elle a enchaîné les buts. Avec une facilité presque déconcertante. Double médaillée d'or aux Jeux Olympiques (2008, 2012), nommée athlète de l'année en 2011 par l'Associated Press, Meilleure joueuse FIFA de l'année en 2012, meilleure buteuse de l'histoire des sélections hommes et femmes confondus avec 184 réalisations en 255 matches officiels, Abby Wambach a tout raflé sur son passage. En 2015, après avoir successivement échoué aux 2e (2011) et 3e places (2003, 2007), elle décroche enfin le plus prestigieux des trophées, le seul qui manquait à son palmarès, la Coupe du monde. Quelques mois plus tard, lorsqu'elle se retire, c'est toute une page du football féminin qu'elle tourne définitivement.

6. Michelle Akers (États-Unis)

Par son aura, son engagement et bien sûr son talent, Michelle Akers (50 ans) est de celles qui ont le plus contribué au développement du football féminin dans le monde. Élue joueuse du siècle en 1999 par la Fifa après deux Coupes du monde stratosphériques (1991, 1999), la milieu de terrain américaine a grandement participé à la démocratisation de son sport, notamment aux États-Unis, à sa popularisation auprès des femmes et sa valorisation aux yeux des hommes. Douée d'une intelligence de jeu rare et très adroite devant le but (105 buts en 153 sélections), Akers restera l'une des premières figures féminines du ballon rond. Mais aussi et surtout l'une des plus grandes.

7. Christine Sainclair (Canada)

La reine canadienne de la discipline. Capitaine emblématique de l'équipe nationale, Christine Sainclair (32 ans) a régné sur le pays des années durant, avant de migrer vers la Ligue américaine. Habile, technique et performante devant le but, l'attaquante de Portland, élue joueuse canadienne de l'année à dix reprises, constitue un véritable poison pour les défenses adverses. À 32 ans, elle a presque tout raflé. Ne lui manque plus qu'une Coupe de monde, «une chose que vous attendez votre vie entière», pour couronner son parcours hors norme.

8. Homare Sawa (Japon)

Elue joueuse mondiale de l'année en 2011, quelques mois seulement après avoir conduit le Japon à son premier sacre mondial, Homare Sawa (37 ans) a longtemps illuminé le football au pays du Soleil Levant, avant de se retirer fin 2015. Vingt ans de carrière, durant laquelle elle a participé à six Mondiaux, un record. Pour l'Asie entière, peut-être même le monde, elle restera une idole, une immense championne. De celles qui changent radicalement le visage d'une équipe, qui portent à bras le corps les espoirs de tout un pays. De celles qui peuvent faire chavirer un match sur un coup de rein, débloquer une situation sur une action lumineuse.
Homare Sawa lors de la Coupe du monde 2011. (L'Equipe)
Homare Sawa lors de la Coupe du monde 2011. (L'Equipe)

9. Kristine Lilly (États-Unis)

Elle est devenue, en 23 ans de carrière, une référence. Celle qui compte, hommes et femmes confondus, le plus de capes avec son équipe nationale : 352, pour être précis. Aujourd'hui entraîneur-adjoint des Breakers de Boston, Kristine Lilly (44 ans) a joué un rôle prépondérant dans les différentes épopées de l'équipe américaine, presque intouchable des années 90 au début des années 2000 (deux Coupes du monde en 1991 et 1999, plus deux médailles d'or aux Jeux Olympiques en 1996 et 2004).

10. Lotta Schelin (Suède)

Elle est, en Suède, l'équivalent féminin de Zlatan Ibrahimovic. Ses caractéristiques et son parcours présentent de nombreuses similitudes avec ceux de l'attaquant parisien. Si ce dernier goûte peu la comparaison, qu'il juge inappropriée, Lotta Schelin (32 ans) enchaîne pourtant, comme lui, les performances de haut niveau depuis des années. Star dans son pays, l'un de ceux où le football féminin est le plus développé, l'avant-centre lyonnaise, septuple championne de France et double vainqueur de la Ligue des champions, porte presque à elle seule une sélection nationale aux talents guère homogènes. Comme Zlatan...

Bonus : Birgit Prinz (Allemagne)

Elle ne se sent «pas l'âme d'une fille glamour». Mais Birgit Prinz (38 ans) a en séduit plus d'un. Dont le très loufoque président de Pérouse, Luciano Gaucci, qui lui a proposé un contrat à six zéros en 2003 pour la convaincre de venir évoluer dans le Championnat italien masculin. Une offre que l'attaquante allemande, meilleure joueuse Fifa de 2003 à 2005, a refusée. Assez éloignée du jeu médiatique, c'est sur le terrain qu'elle a passé sa vie à s'illustrer. Avec à la clé un palmarès des plus fournis : deux Coupes du monde, cinq Championnats d'Europe, trois Coupes de l'UEFA, dix Championnats d'Allemagne, et on en passe...
Pauline Joseph
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shlj74 18 mars à 1:50

Pas de Kelly Smith ? Etonnant

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