renard (wendie) bussaglia (elise) (F. Porcu/L'Equipe)
Bleues

Les cinq questions que l'on se pose avant le huitièmes de finale des Bleues face au Brésil

Qualifiées et premières de leur groupe, les Bleues ont désormais les yeux rivés sur leur huitième de finale face au Brésil. Voici les 5 questions que l'on se pose concernant les Bleues.

Peuvent-elles continuer de gagner sans briller ?

Neuf points pris sur neuf possibles, et une première place acquise assez aisément : les Bleues ont bien débuté leur Coupe du Monde. Pourtant, si la première rencontre contre la Corée (4-0) était convaincante sur le plan du jeu, les deux suivantes face à la Norvège (2-1) et le Nigeria (1-0) l'étaient nettement moins. En cause notamment, une difficulté chronique à percer les blocs adverses et se montrer dangereuses. Il a fallu un penalty en fin de rencontre pour venir à bout de la Norvège, puis de même contre le Nigeria alors que les Bleues manquaient considérablement d'inspiration. Mais alors, sur la durée, face à leur public et contre des adversaires toujours plus fortes, les Françaises vont-elles parvenir à poursuivre leur épopée sans être plus entreprenantes ? Rien n'est moins sûr.

La France ne peut pas aller au bout avec ce niveau de jeu

La défense est-elle prête face à l'adversité ?

Difficile de se faire une idée sur la véritable solidité de la défense des Bleues. Avec un seul but encaissé en trois rencontres et peu d'occasions concédées, l'arrière-garde tricolore semble a priori solide. Mais hormis contre la Norvège, l'adversité et la dangerosité toute relative de la Corée et du Nigeria empêchent d'évaluer objectivement la rigueur défensive française. Si la paire Renard-Mbock paraissait infaillible contre la Corée et les Super Eagles, elle a montré certains signes de fébrilité contre la Norvège, symbolisés par l'incroyable bourde de Wendie Renard. Même son de cloche sur les côtés. Relativement peu inquiétées, les latérales Torrent et Majri devront être vigilantes dans leur repli pour ne pas se faire piéger par des contres adverses.

La défense est le point fort des Bleues

Cascarino a-t-elle une carte à jouer ?

Si un point d'interrogation subsiste sur la composition alignée par Corinne Diacre en phase finale, il se situe très certainement sur le flanc droit de l'attaque française. Contre la Corée, la mise à l'écart de Gauvin a conduit Diacre à repositionner Diani en pointe, et ainsi aligner Cascarino sur le flanc droit. Un choix payant puisque la Lyonnaise avait effectué une belle prestation, percutante et bien en jambes. La réintégration de Gauvin contre la Norvège a fait basculer Diani à droite et Cascarino sur le banc, avant que celle-ci ne retrouve le côté droit contre le Nigeria. Beaucoup de changements donc, et peu de certitudes. Buteuse contre la Norvège, Gauvin n'en reste pas moins frustrante depuis le début de la compétition. Insuffisamment décisive, Cascarino n'a certainement pas marqué assez de points pour intégrer de manière indiscutable le onze français. «Je connais par cœur mon groupe, les qualités et défauts de chacune», déclarait Diacre avant le match contre le Nigeria. La coach française devrait ainsi miser sur la stabilité et persister avec Diani à droite et Gauvin en pointe, en phase finale. A moins d'une surprise...

Delphine Cascarino doit intégrer le onze titulaire en phase finale

Majri peut-elle monter d'un cran ?

C'est également l'une des possibilités du côté des Bleues. Indéniablement l'une des joueuses françaises les plus performantes de la phase de poules, la Lyonnaise n'a cessé d'impressionner de par ses qualités techniques, physiques, et sa justesse sur les centres comme contre la Norvège où elle était passeuse décisive pour Gauvin. Au-dessus du lot balle au pied, Majri n'oublie pas d'assurer le repli défensif, elle qui évolue un cran plus haut en club, à Lyon. Contre un adversaire plus huppé à compter des huitièmes de finale, l'option Amel Majri en ailière gauche et le repositionnement de Le Sommer dans une position plus axiale, ne semble pas utopique. Si le côté gauche serait alors renforcé défensivement, il faudrait lancer dans le grand bain la joueuse du MHSC, Sakina Karchaoui, elle qui n'a pas disputé la moindre minute pour l'heure dans cette Coupe du Monde.

Lire aussi : Majri, l'enfant prodige de l'équipe de France

Faire monter d'un cran Amel Majri serait une bonne option face au Brésil

Les Brésiliennes dangereuses, mais à quel point ?

France-Brésil, cela revêt toujours une saveur particulière. Chez les garçons, mais aussi chez les filles. En huitièmes de finale, les Françaises ont hérité d'un gros morceau et devront affronter les partenaires de Marta, meilleure buteuse de l'histoire d'une Coupe du monde. Au premier tour, les Brésiliennes ont été convaincantes dans le jeu, malgré un bilan entaché par la défaite (3-2) contre l'Australie lors de la 2e journée. C'est surtout face à l'attaque auriverde que devront être vigilantes les joueuses de Corinne Diacre. Outre Marta, l'ancienne Parisienne Cristiane a déjà inscrit 4 buts dans la compétition et demeure un véritable poison pour les charnières adverses. Il en va de même pour l'ailière Debinha, qui de par ses dribbles et ses accélérations, pourrait causer beaucoup de tort aux latérales françaises. Défensivement, le Brésil a en revanche montré ses limites contre l'Australie, avec une Monica loin d'être infranchissable. Un axe sur lequel les Bleues devront appuyer pour tenter de franchir l'obstacle Brésilien.

Les Bleues partent favorites pour le huitième face au Brésil

Clément Pernia
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fredathle 22 juin à 11:34

Delphine Cascarino, n’a pas saisie sa chance contre le Nigéria (notée 4 dans le Journal), en revanche contre les Norvégiennes, elle est rentrée fin de match, très percutante sur son côté, très vive, elle a secoué le flan gauche Norvégien. Elle doit rester « impact player », mais doit rentrer début de seconde mi temps pour faire des différences immédiatement. Dans tous les cas l’affiche du Brésil fait rêver, le vrai test sera les USA...

chefsprive 22 juin à 9:19

Le match d'ouverture était trompeur, face à une équipe faible qui n'a rien montré. Les deux matchs suivant ont, quand à eux, montré que cette EDF peine à jouer contre des équipes bien regroupées qui montrent un beau jeux. IL est vrai que si elles ne montent pas leur niveau d'un, voir deux cran, dimanche sera malheureusement la fin de l'aventure Bleue.

Gaucho 22 juin à 7:18

La culture 'Deschamps' gagne les féminines et les prestations déclinantes de Thinney accentue la tendance.Recentrer Le Sommer en lieu et place de Thinney, faire monter Majri d un cran, attendre et contrer, voilà le spectacle qui nous attend.Mais seule la victoire est belle par les temps qui courent. Pour les esthètes du jeu, il faudra retropedaler entre 70 pour le Brésil et 86 pour la France

Gwadaboy 21 juin à 12:07

Cette analyse des lignes des Bleues est NULLE! Face au Nigéria, Majri était régulièrement Dépassée. Thiney était Absente. Henry Transparente. Intouchables, il a fallut d'un petit coup de main arbitral pour gagner. le coaching a été mauvais!Dès Lundi, elles regarderont les match à la tété

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