Jackson Follmann lors de sa rééducation (AFP)
BRE

Les confidences du gardien de Chapecoense (Brésil)

Jakson Follmann, un des six survivants du crash aérien qui a touché le club brésilien il y a tout juste un an, a accordé un entretien au Parisien à propos de sa nouvelle vie.

Dans un entretien accordé au Parisien, publié ce mardi, Jakson Follmann revient sur le drame qui a frappé son club, Chapecoense. Presque toute l'équipe brésilienne a été décimée lors d'un crash aérien survenu il y a tout juste un an (71 morts). Parmi les rescapés, le gardien, bien qu'amputé d'une jambe. «Physiquement, ça va, mais c'est clair que je me sens très triste. Il y a beaucoup de nostalgie. Cette année est passée très vite, elle a été très difficile. Le manque est une chose éternelle, a reconnu Jakson Follmann. Il y a eu beaucoup d'émotion, notamment lorsqu'on m'a posé ma prothèse. (...) Il y a aussi eu le jour où on nous a remis la Copa Sudamericana. Ce fut un moment magique, unique. Pouvoir remettre les gants à nouveau, sentir la chaleur, le terrain...»

«J'ai peur, c'est normal...»

Le gardien brésilien précise qu'il «travaille toujours dans le club» - il est ambassadeur et chargé des relations publiques - et qu'il «continue toujours de faire du sport» afin de mener «une vie normale». Pour lui, le plus dur reste de prendre de nouveau l'avion. «J'ai besoin de faire une prière. J'ai peur, c'est normal...»

En dehors du football, il explique réfléchir à sa reconversion, sur des conseils de son agent, dans le secteur de la gestion.
Réagissez à cet article
500 caractères max