(L'Equipe)

Les dix pépites de Ligue 2 à découvrir la saison prochaine

A l'orée de chaque saison, c'est la même question : quelles seront les futures pépites de Ligue 2 ? FF.fr vous propose, avant le début de l'exercice vendredi, dix jeunes pousses à suivre avec attention.

Cheick Doucouré (Lens)

Promis à la réserve du RC Lens lors de sa signature l’hiver dernier, il n’a fallu que quelques entraînements à Cheick Doucouré pour convaincre Philippe Montanier de l’inclure chez les A. Maillon essentiel de l’entrejeu sang et or, l’ancien du Real Bamako a manqué de peu l’ascension en Ligue 1, stoppé net par Dijon en barrages. Qu’importe, le milieu continuera de grandir dans son antichambre, qui plus est à bonne école avec Gillet et Cahuzac autour de lui. Récent huitième de finaliste de la CAN, le Malien aspire à prolonger l’aventure à Bollaert en dépit d’un intérêt prononcé de l’OGC Nice. Il faut dire qu’à 19 ans, il a déjà la garantie d’un temps de jeu certain. Assurément l’un des grands espoirs de cette Domino’s Ligue 2.

Vincent Thill (Orléans)

Elu révélation du dernier Championnat de National par la FFF, Vincent Thill a connu une trajectoire sinusoïdale. Premier joueur né au 21e siècle à fouler la pelouse d’un des cinq grands championnats européens (à seize ans, sept mois et dix-sept jours), l’enfant de Metz est décrit comme un génie du ballon rond. Les premières compilations de ses exploits circulent alors sur le Net, et les scouts du Bayern, du Barça ou du Real défilent. Rien que ça ! Puis plus grand-chose en Lorraine, où il est jugé impatient et irrégulier. Le Luxembourgeois prend alors le temps de grandir, et son prêt à Pau semble lui avoir fait le plus grand bien (douze buts et trois passes décisives). Cette saison à Orléans s’annonce comme celle de la confirmation.

Illan Meslier (Lorient)

Hissé au rang de numéro un par Mickaël Landreau, le gardien Illan Meslier a pas mal souffert en fin d’exercice dernier. A l’instar de ses coéquipiers, le jeune portier a commis plusieurs erreurs fatales dans l’opération remontée des Merlus, éjectés avant même les barrages. De quoi susciter les premières critiques de la jeune carrière de celui que l'on compare déjà à Thibaut Courtois. Au-delà de l’apparence physique, la taille (1,96 mètres), la souplesse et l’amplitude du Breton de 19 ans rappellent sans s’y méprendre le géant belge. Lancé sur de nouvelles bases, dans un environnement sain et sous les ordres de Christophe Pélissier, Meslier aura l’opportunité de conforter son statut de gardien le plus talentueux de sa génération.

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Amine Bassi (Nancy)

En mai dernier, Amine Bassi actait la réussite de l’opération sauvetage de Nancy en inscrivant l’unique but du derby face à Metz. Un mois plus tard, l’affaire semblait réglée quant à son transfert chez le champion de Ligue 2. Mais victime de l’arrêt des négociations, le milieu marocain démarrera sa saison chez les Picards. Auteur d’une fin d’année époustouflante et grand artisan d’un maintien nancéen quasi-inespéré, Bassi sera inévitablement l’un des bonhommes à suivre de l’exercice à venir. Ses capacités de dribble et de percussion profiteront à Jean-Louis Garcia, qui pourra le placer en meneur de jeu ou sur l’aile droite, non loin du nouveau buteur de Marcel Picot, Ande Dona Ndoh.

Goduine Koyalipou (Niort)

Il désirait franchir un cap et affichait ostensiblement ses velléités de départ en juin mais Goduine Koyalipou est toujours niortais à ce jour, la faute à des offres jugées insuffisantes par le président Karim Fradin. Forfait de dernière minute pour l’Euro U19 en raison d’une blessure à la cuisse, l’attaquant né en République Centrafricaine n’a pas pu se montrer comme il l’aurait voulu, et pourrait bien rester dans les Deux-Sèvres une saison supplémentaire. Koyalipou avait montré de belles choses à l’automne avant de voir sa progression contrariée par divers pépins physiques. S’il parvient à s’en délester, le joueur de 19 ans pourrait bien taper dans l’œil de plusieurs recruteurs et prendre définitivement son envol.

Julien Ponceau (Lorient)

Actuellement à l’Euro U19 avec les Bleus, Julien Ponceau est un phénomène précoce. Utilisé à vingt-quatre reprises par Mickaël Landreau l’an passé (pour deux buts et deux passes décisives), le joueur de 18 ans a souvent été surclassé dans les équipes de jeunes, et son potentiel ne fait plus l’ombre d’un doute. Au sein d’une formation habituée à dicter le tempo et à avoir des temps de possession conséquents, Ponceau peut faire valoir son aisance technique et son intelligence de jeu, se mariant parfaitement au profil besogneux de Fabien Lemoine derrière lui. Dans un Championnat raillé pour ses insuffisances à la création, le joueur né en Angola va forcément se distinguer chez les Merlus.

Moussa Djitté (Grenoble)

Un temps lorgné par Bordeaux et le Betis, Moussa Djitté a finalement choisi Grenoble afin de poursuivre sa progression. Ses débuts tonitruants au FC Sion l'an dernier (quatre buts lors de ses huit premiers matches) ont été éclipsés par des conflits internes avec sa direction, et le Sénégalais a ensuite quelque peu disparu de la circulation. Néanmoins, le joueur de 19 ans est largement capable de devenir l’une des satisfactions de cette Ligue 2 cuvée 2019-2020, lui qui peut évoluer à tous les postes offensifs. Puissant et doté d’une belle détente, il a beaucoup été aligné par Philippe Hinschberger au cours des matches de préparation, signe de la confiance accordée par le staff du GF38.

Adrian Grbic (Clermont)

Engagé pour remplacer Florian Ayé (18 buts l’an passé en Ligue 2) à la pointe de l’attaque auvergnate, Adrian Grbic pourrait bien être la surprise du mercato de Pascal Gastien. Âgé de 22 ans, l’Autrichien avait empilé les buts dans les catégories jeunes du VFB Stuttgart avant de retourner s’aguerrir dans son Championnat natal. Arrivé libre à Clermont, l’attaquant d’1,88 mètres semble avoir trouvé ses marques dans le Puy-de-Dôme. A l’aise ballon au pied, il a marqué son premier but en amical contre Saint-Etienne (1-1). Un joueur appliqué, consciencieux et désireux de bien s’intégrer : «J’ai analysé le Championnat de Ligue 2, pour voir le style de jeu et m’adapter le plus vite possible», déclarait-il en marge de la rencontre. Cette affaire-là a tout du beau pari, reste à voir s’il se confirmera sur la durée.

Yoël Armougom (Caen)

De la liste, il est le seul à disposer d’une expérience solide à l’échelon supérieur. A 21 ans, Yoël Armougom compte plus de trente matches de Ligue 1 dans les jambes. Régulièrement utilisé par Fabien Mercadal l’an passé, le latéral va tirer profit de la relégation du club pour asseoir sa place de titulaire en Normandie. Certes, il devra corriger au plus vite des défauts qui ne pardonnent pas à ce niveau. Son placement défensif parfois aléatoire ou une fougue à canaliser, entre autres. Néanmoins, pour celui qui évoluait encore à la Réunion en 2016, la progression est notoire et laisse entrevoir des perspectives d’évolution intéressantes. Sa vitesse et sa capacité à enchaîner les courses à haute intensité devraient lui permettre de s’épanouir pleinement en piston gauche dans le 5-3-2 de Rui Almeida.

Gaëtan Arib (Valenciennes)

Il a signé son premier contrat professionnel à la mi-juin, et déjà Gaëtan Arib fait office de futur titulaire chez les Nordistes. Apparu à douze reprises en Ligue 2, le milieu défensif franco-algérien a fait belle impression pour sa première saison en professionnel, souvent juste et bien placé. Au point d’éveiller l’intérêt de plusieurs écuries de Ligue 1, mais aussi de Liga et de Bundesliga. Le sélectionneur de l'Algérie Djamel Belmadi était même venu aux nouvelles peu de temps avant le début de la CAN. Particulièrement doué dans le jeu vertical et la lecture des trajectoires, celui qui fêtera ses 20 ans en novembre pourra grandir une saison de plus sous les ordres d’Olivier Guégan.

On aurait pu citer : Mounir Chouiar (Lens), Himad Abdelli (Le Havre), Yanis Begraoui (Auxerre), Eric Ebimbe (Le Havre), Léo Leroy (Châteauroux)…

Corentin Rolland