(L'Equipe)
Bleus

Les gagnants et les perdants du dernier rassemblement de l'équipe de France

Deux matches face à la Suède et la Croatie pour deux victoires. Voilà pour le bilan collectif de la rentrée de l'équipe de France. Individuellement, tous les Bleus n'ont toutefois pas passé la même semaine.

Les gagnants

Martial, come-back réussi
Dans l'ennui de Solna, déjà, il avait trouvé le moyen d'obtenir un penalty en fin de rencontre pour permettre aux Bleus de faire le break. Antoine Griezmann avait manqué la cible mais Anthony Martial marqué quelques points après être entré en jeu. Face à la Croatie, quatre jours plus tard, le Mancunien a passé la seconde. Auteur d'une passe décisive et d'un but au Stade de France (victoire 4-2 des Bleus), l'attaquant semble avoir renoué le fil de son histoire avec l'équipe de France. Si Didier Deschamps ne l'avait jamais vraiment oublié, l'ancien Monégasque, auteur d'une grosse saison en Angleterre, vient de rappeler à toute la France quel type de joueur il pouvait être.

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Kimpembe, sans même avoir besoin de briller
Solide au poste en Suède dans la foulée d'un très bel été avec le Paris Saint-Germain, Presnel Kimpembe sort renforcé de ce rassemblement. Parce qu'il s'est montré sérieux du côté de Solna, donc, mais aussi parce que ses concurrents l'ont moins été face à la Croatie. Alors que le central parisien était sur le banc mardi soir, ni Lucas Hernandez ni Clément Lenglet n'ont fait bonne impression à Saint-Denis. Pis, la responsabilité des deux joueurs est engagée sur les deux buts croates. Au fil des deux soirées et d'autant plus maintenant que son sélectionneur semble apprécier le fait de pouvoir jouer avec trois centraux, la probabilité de voir Kimpembe s'installer définitivement dans le groupe France a donc pris de l'épaisseur.
Le subtil Ben Yedder
Nul ne sait ce qu'il serait advenu en Suède si Wissam Ben Yedder avait débuté la rencontre. Mais face à la Croatie, le Monégasque a démontré combien il pouvait être précieux pour trouver des portes de sortie là où les espaces se font rares. Entre les lignes et alors que l'équipe de France n'a pas livré la plus belle partition de son histoire, l'attaquant a délivré une merveille d'avant-dernière passe sur l'égalisation tricolore et un caviar sur le but de Martial. Alors que la plupart de ses dernières soirées bleues avaient été contrastées sans que cela ne lui coûte sa place au sein du groupe, Ben Yedder vient de marquer des points. D'autant plus qu'aucun autre attaquant ne possède un profil similaire au sien.
Camavinga, premiers pas réussis
Il y a eu la manière de s'intégrer sans faire de bruit, d'abord, ce qui lui a valu de recevoir les louanges du capitaine Hugo Lloris. Puis le terrain, ensuite. Et alors qu'il ne s'était rien passé (on exégère un brin) d'intéressant au milieu de terrain face à la Suède et durant les 63 premières minutes de la rencontre face à la Croatie, Eduardo Camavinga a amené de la vie dans le coeur du jeu. Entreprenant, aussi énergique qu'à l'accoutumée, le jeune milieu du Stade Rennais a secoué le cocotier en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. A tout juste 17 ans, on ne prend pas trop de risques en écrivant qu'il représente le futur de l'équipe de France. La question se pose désormais de savoir s'il n'est pas capable d'incarner son présent.

Les perdants

Upamecano, des débuts compliqués
Heureusement pour lui, il a mis un terme à sa première aventure avec les Bleus par une tête rageuse synonyme de but contre la Croatie. Sans cela, le défenseur de Leipzig aurait certainement regagné son équipe avec des doutes plein la tête. Parce qu'il a pas mal galéré défensivement, que ce soit samedi en Suède ou mardi soir au stade de France. Souvent hésitant dans son placement, parfois fébrile à la relance, il aurait pu payer cash quelques pertes de balle étonnantes à ce niveau. Bien sûr, le talent du jeune homme n'est pas remis en cause. Mais il va devoir montrer bien plus s'il veut être des prochains rassemblements...

Les joueurs de couloir
Benjamin Pavard et Benjamin Mendy absents, l'occasion était belle pour les joueurs de couloir de marquer des points aux yeux de Didier Deschamps. Pourtant, aucun des quatre joueurs utilisés sur les flancs dans le 3-4-1-2 aligné par DD n'a su se démarquer. Ni Léo Dubois ni Lucas Digne en Suède. Ni Ferland Mendy ni Moussa Sissoko face à la Croatie. Le nouveau schéma ne les a peut-être pas aidés, mais tous avaient le potentiel pour faire mieux, surtout offensivement. Mais les quatre ont rendu une copie à peu près semblable, et forcément insuffisante. Une chose est sûre, le sélectionneur ne doit pas être beaucoup plus avancé...

Ikoné-Fekir, remplaçants de bout de banc
Les deux matches ont permis au sélectionneur de faire pas mal tourner. Tout le monde a joué, ou presque. Appelé de dernière minute suite au forfait de Houssem Aouar, Nabil Fekir n'a eu le droit qu'à des miettes face à la Croatie (12 minutes). Même s'il a tenté de se montrer en frappant deux fois au but, pas sûr que cela soit suffisant pour se faire directement une place pour le prochain rassemblement. Jonathan Ikoné, lui, est tout simplement le seul joueur de champ à ne pas avoir disputé la moindre minute. Peut-être un signe...
Thymoté Pinon et Bruno Rodrigues
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letidup 10 sept. à 17:23

Upamecano , vraiment faible dans ses relances et dans son placement, pas le niveau EdF

florent02 9 sept. à 20:58

Griezmann est le perdant en attaque.

Daghe.Monaco 9 sept. à 17:44

fekir n'a rien a faire dans cette equipe de france , sa nonchalence est insupportable , aucun professionalisme dans son attitude d'hier soir , heureusemetn que DD la aussi remarqué

RensenbrinkRIP 9 sept. à 15:21

Très bien pour Ben Yedder. Il sort de Garges-lès-Gonesse comme Samuel Michel (meilleur buteur de D2 en 1997 avec Sochaux), Jean-Manuel Thetis (international espoir dans les années 90) et surtout le plus grand d'entre eux: RensenbrinkRIP :)

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