(L'Equipe)
Bleus

Les gagnants et les perdants du rassemblement de l'équipe de France

Les deux victoires face à la Moldavie (4-1) et l'Islande (4-0) installent déjà un leadership bleu-blanc-rouge sur le groupe H des éliminatoires pour l'Euro 2020. FF dresse ses gagnants et ses perdants.

Les gagnants

Olivier Giroud
En septembre dernier, il était déjà en tête de liste de notre bilan, après les rencontres face à l'Allemagne et les Pays-Bas. Pour commencer 2019, rebelote. Olivier Giroud a d'abord marqué, lors des deux matches, mais il a aussi laissé paraître de belles choses en termes de jeu et d'entente avec ses collègues offensifs. Notamment quelques bons relais dans l'axe, dans ce rôle de pivot qui lui sied à merveille, lui le «target man» (l'homme cible), comme le définissent les Anglo-Saxons. Ses attitudes trahissaient également pas mal de confiance malgré un temps de jeu réduit à la portion congrue à Chelsea. L'ancien joueur de Montpellier a (encore) fait taire ses détracteurs. Une habitude pour lui en Bleus, d'autant qu'il est aussi devenu troisième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (35) devant David Trezeguet. Une bien belle récompense.
Didier Deschamps
L'étonnant Deschamps. Le détonnant, même. Les mois passent, les résultats sont là, les convocations sont parfois inattendues mais l'ancien de l'OM ne déroge pas à sa règle : il tient à sa logique de groupe. Bien lui en a pris, puisque ses joueurs ont signé deux belles performances pour lancer leur campagne de qualification à l'Euro 2020. Il a aussi su concocter des animations variées, tout en faisant confiance aux mêmes hommes à l'image de Blaise Matuidi. On a vu du beau football, entre le sacro-saint équilibre collectif et l'hégémonie d'individualités comme Mbappé. Et tout le monde y a pris du plaisir. L'opposition n'était pas bien farouche, mais la manière y est. Comme le résultat.

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Layvin Kurzawa
Les sourires narquois, les étonnements logiques et les moqueries avaient accompagné sa surprenante convocation. Layvin Kurzawa revenait de blessure, et lui-même a dû se trouver baba devant l'annonce de la liste de Didier Deschamps. Mais, avec la blessure qui plus est de Lucas Digne lors du rassemblement, le latéral gauche du PSG a saisi sa chance. Un match correct face à la Moldavie, alors que FF le notait 5, puis une prestation convaincante face à l'Islande, lui qui récupérait la note de 6. De quoi se rappeler au souvenir du bon joueur qu'il était, malgré des lacunes défensives problématiques. La Moldavie et l'Islande n'ont pas trop mis à contribution le Français dans son camp. Tant mieux pour lui et sa confiance.

Les perdants

Florian Thauvin
17 minutes en Moldavie. Et puis c'est tout ! Le Marseillais n'a eu que quelques miettes. Mais jamais il ne s'est vraiment mis en évidence dans un collectif rodé et face à une équipe peu compétitive. On attendra encore pour voir un bon match de «FloTov» en équipe de France... Mais Didier Deschamps l'apprécie, ses coéquipiers également, et s'il n'a certainement pas la carrure d'un fuoriclasse comme Mbappé et Cie, il reviendra certainement jouxter le château de Clairefontaine. C'est reparti pour un tour.

Les supersub du milieu : Ndombele & Sissoko
On s'était dit qu'ils pourraient gratter un brin de temps de jeu, quelques minutes par-ci par-là. Mais à l'instar de quelques autres remplaçants, ni Tanguy Ndombele ni Moussa Sissoko n'ont pû goûter à des minutes prolongées sur les pelouses printanières - trois minutes pour Sissoko face à l'Islande. Il faut dire que le milieu Pogba-Kanté est un cran au-dessus. Dix, peut-être même. Les deux habitués de la Premier League ont quasiment joué tous les instants de ce rassemblement. Mais au regard des performances récentes de Ndombele et Sissoko en club, ces derniers auraient pu espérer mieux. Les résultats positifs ne plaident pas en leur faveur. Les perf' des patrons de l'entrejeu français non plus.
Thomas Lemar
Depuis son match classieux face aux Pays-Bas il y a deux ans, Thomas Lemar n'a plus vraiment convaincu avec les Bleus. Pourtant, Didier Deschamps semblait prêt à céder le poste de milieu gauche à un autre joueur que Matuidi, en témoigne la titularisation de Kingsley Coman en Moldavie avant la blessure du Munichois à l'échauffement. DD avait finalement choisi de remettre Matuidi, malgré des équipes peu offensives, tandis que Thomas Lemar cirait le banc. Entré par deux fois, il fut discret. Pas de quoi conforter son sélectionneur, qui ne l'avait initialement pas appelé au profit d'Anthony Martial... - A.B.
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