ben yedder (wissam) (A.Reau/L'Equipe)
L. Nations

Les notes de France-Croatie

Comme en finale de la Coupe du monde 2018, la France a disposé de la Croatie (4-2) au terme d'une partie débridée qui ne doit pas masquer les carences des Bleus, bousculés mais toujours dotés d'un supplément d'âme supérieur. Les notes de FF.

Les notes de la France

Lloris 5 : Il a donné de la voix, des consignes et des encouragements sans discontinuer. Il ne peut rien sur la frappe puissante de Lovren et a observé, impuissant, ses défenseurs se faire berner sur le second but qu'il encaisse. De l'autorité dans les airs mais un jeu au pied qui a parfois laissé à désirer. Sauvé par son poteau droit en fin de rencontre (89e).

Upamecano 4 : L'impact et l'agressivité qu'il peut mettre dans les duels ne suffisent pas à masquer une fébrilité évidente et à faire oublier des erreurs et des oublis qui peuvent coûter cher à ce niveau. Dans la continuité de sa première en A à Solna, en Suède, il s'est retrouvé en difficulté dans une organisation défensive qu'il connaît pourtant bien. Son coup de tête victorieux pour redonner l'avantage aux Bleus (3-2) maquille sa prestation et la rend plus présentable.

Lenglet 4 : On l'a senti court sur plusieurs interventions et parfois lourd dans ses déplacements. Venu au secours d'Upamecano et de Mendy, il s'est également fait manger par Brekalo (55e) sur l'égalisation croate (2-2). De belles ouvertures quand le jeu réclamait d'allonger.

Hernandez 4 : Il se fait enrhumer par Lovren sur l'ouverture du score croate et a été relativement discret dans cette défense à trois centraux. De judicieuses interventions néanmoins mais on sent qu'il n'est pas encore revenu à son meilleur niveau.
Sissoko 4 : Il n'a pas fait mieux ni pire que Dubois samedi en Suède. Ce rôle de piston côté droit dans cette organisation peut lui convenir et on était curieux de voir ce que ça allait donner. On reste clairement sur notre faim devant le peu de percussion qu'il a apporté et le manque de combinaisons forcément handicapant. Il est capable de mieux.

Kanté 4 : Il a semblé émoussé et n'a pas eu le même volume dans l'entrejeu qu'en Suède. Ses difficultés à déclencher un pressing collectif ont empêché les Bleus, privés de ballons sur de longues séquences croates en première période, de mieux respirer. Sorti sans surprise par Deschamps juste après l'heure de jeu (63e) pour lancer Camavinga dans le grand bain international. Sans aucun complexe, le très jeune joueur de Rennes (17 ans) s'est vite signalé par une frappe du gauche (71e) et un service en retrait impeccable pour Martial (84e).

Lire aussi : L'équipe de France prend le meilleur sur la Croatie (4-2)

Nzonzi 5 : Parfois en difficulté dans des zones de jeu où la pression croate coupait les lignes de transmissions et demandait une maîtrise technique supérieure, il a surtout su ratisser des ballons et orienter la première relance française en jouant simple. Son association avec Kanté dans ce système-là n'est sans doute pas une idée à renouveler.

Mendy 4 : Comme son pendant à droite, il n'a pas trouvé les espaces pour arriver lancé sur son côté, ce qui a considérablement limité son apport offensif, quasi inexistant et décevant au regard de ses capacités et des attentes qui l'escortent. En première période, il a pu se plaindre du manque de solutions offertes au porteur du ballon, à juste titre. Mieux après le repos mais encore insuffisant.
Griezmann 6 : Pour son 37e match consécutif avec la tunique frappée du coq, le maître à jouer français n'a pas retrouvé toute son influence ni sa vista mais il a marqué son 31e but en Bleu - égalant du même coup Zinédine Zidane - au terme d'un joli mouvement collectif et remis les siens sur le bon chemin alors qu'ils semblaient totalement égarés. C'est également lui qui dépose un corner sur la tête d'Upamecano. Son face-à-face raté, en position idéale sur son bon pied (33e), et son choix de laisser Giroud se charger du penalty après trois échecs consécutifs montrent qu'il a besoin de reprendre de la confiance et de l'allant.

Ben Yedder 7 : Tout au bout d'une chaîne trop longtemps rouillée, on n'a pas souvent eu l'occasion de le voir malgré de nombreux déplacements et appels mais sa petite touche en déviation pour décaler Martial sur l'égalisation de Griezmann était formidable, tout comme son centre au millimètre parfait pour le deuxième but tricolore. Suppléé par Giroud, qui s'est chargé à la place de Griezmann de transformer le penalty accordé aux Bleus et d'inscrire son 40e but en équipe nationale.

Martial 6 : Passeur décisif altruiste sur la première réalisation française, c'est également lui qui a provoqué le but contre son camp du gardien croate juste avant la mi-temps. Sa faculté à se retourner face au jeu pour se mettre en position d'enclencher le mouvement offensif et de créer le danger a été sa singularité en même temps que sa réussite. Car celle devant la cage croate l'a fui à deux reprises (74e et 84e). La fluidité qu'il a pu avoir avec ses partenaires de devant sur certains mouvements peut donner des idées à DD.

Les notes de la Croatie

Brozovic, le maître à jouer 6
Tout, ou presque, passe par lui. Intéressant en phase défensive, il change de costume dès lors que le ballon touche ses pieds. Intelligent dans son placement et ses appels, il a touché un nombre impressionnant de ballons qu'il a très souvent bonifiés, n'hésitant pas à jouer long pour casser les lignes françaises. Pendant une grosse heure, il a dominé à lui seul le milieu de terrain français.

Livakovic 4
Uremovic 4
Lovren 5
Caleta-Car 4
Melnjak 4
Kovacic 5
Brozovic 6
Vlasic 4
Perisic 5
Kramaric 4
Rebic 4 (remplacé par Brekalo à la 46e 5)

L'arbitre : M. Hategan (ROU) 6
La note du match : 13/20.
Thomas Simon, au stade de France , avec B.Ro.
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lderbo 9 sept. à 4:14

J'ai bien aimé la prestation, toute en subtilité et en déviations, de Ben Yedder.

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