Rapinoe (L'Equipe)
Ballon d'Or FF féminin 2019

Les p'tits secrets de Megan Rapinoe, Ballon d'Or France Football féminin 2019

Elle est la deuxième femme de l'histoire a remporté le Ballon d'Or féminin. Et Megan Rapinoe, derrière son engagement politique et sa carrière réussie, recèle aussi des histoires moins connues. FF vous en présente quinze.

Ses discours anti-Trump, son aura désormais internationale, son charisme et sa grande gueule. Megan Rapinoe, par ses simples apparitions et ses mots, dépasse le simple cadre du jeu et de son palmarès XXL. Désignée Ballon d'Or féminin par France Football et son jury de spécialistes en 2019, pour le deuxième trophée de l'histoire, l'Américaine a remporté la Coupe du monde et en a profité pour faire passer son message, progressiste et en faveur des minorités. Mais derrière cet engagement politique et sociétal et sa voix de plus en plus écoutée, la petite Californienne aux cheveux violets dévoile un parcours exceptionnel et des moments de vie inédits.

Lire :
- Megan Rapinoe sacrée Ballon d'Or France Football féminin !
- le classement complet

Elle écrit un livre sur la justice sociale

Automne 2020. Notez sur le calendrier. Ce devrait être la date de sortie du livre signé Megan Rapinoe aux éditions Penguin Press. «J'espère que ce livre va inspirer les gens pour trouver ce qu'ils peuvent faire, and inspirer ceux qui les entourent à faire de même», a détaillé Rapinoe au New York Times. Le bouquin devrait s'articuler en deux versions, pour les jeunes et les moins jeunes.

Elle a joué à l'OL

C'est une fenêtre peu connue, voire pas du tout. Il faut dire qu'entre 2013 et 2014, la médiatisation du football féminin était sans commune mesure avec l'actuelle et que Megan Rapinoe n'avait pas encore laissé présager le raz-de-marée médiatique de 2019. Pourtant, c'est à 29 reprises qu'elle a porté les couleurs de l'Olympique Lyonnais, pour 8 buts et deux titres de championne de France.
Megan Rapinoe, époque lyonnaise. (A.Grosclaude/L'Equipe)
Megan Rapinoe, époque lyonnaise. (A.Grosclaude/L'Equipe)

Elle a déjà été nommée au Ballon d'Or FF

Seuls les spécialistes du genre doivent se souvenir du classement complet du premier Ballon d'Or féminin, remporté l'an passé par Ada Hegerberg. Pourtant, Megan Rapinoe y prenait place, en 9e position, de quoi faire d'elle l'Américaine la mieux placée. Rebelote en 2019, avec ce trophée mérité. L'an passé, deux votants l'avait positionné en première position : au Costa Rica et... aux Etats-Unis. Prophète en son pays ?

Voir : le classement du Ballon d 'Or FF féminin en 2018

Elle est adepte de l'entraînement avec ballon... et de yoga

Si les Portugais appellent périodisation tactique l'entraînement exclusif avec ballon, Megan Rapinoe, elle, s'est construite une idée bien similaire. «Je déteste l'idée d'une salle de gym traditionnelle, explique la Ballon d'Or 2019 à ESPN. Et je ne veux pas avoir à seulement courir ; je veux que le ballon soit inclus, surtout si on court. Ca facilite toujours les choses.» Elle raconte aussi apprécier l'interdisciplinarité : «Tout ce qui peut être nouveau ou intéressant, peu conventionnel, est quelque chose de fun, comme le yoga. Mais je n'aime pas courir !»

Elle a créé une marque de vêtements «non-genrés»

Dans la grande mode vestimentaire du «non-genrée», Megan Rapinoe fait figure de pionnière. Elle ne l'a pas lancé, mais elle a au moins franchi le pas, puisqu'elle a créé une marque dont l'intégralité des vêtements se veut mixte. Créée en novembre 2019, Re-Inc, le nom de la marque, veut promouvoir une «imagination nouvelle du statu quo.»

Son frère est en prison

Si la petite soeur a réussi, et pas qu'un peu, le grand frère Bryan, lui, a suivi un chemin compliqué. Rattrapé par la justice pour trafic de drogue et vols, Bryan Rapinoe est emprisonné depuis 2007 à la prison d'Etat de Pelican Bay. Suprémaciste blanc et tatoué d'une croix gammée, il est loin de l'image type de l'exemple même si, comme le relatait Le Magazine L'Équipe, les succès de sa cadette semble lui avoir redonné de la joie. Après tout, c'est lui qui l'a initié au foot.

Elle s'est engagée dans la cause de Juan Mata

Ca s'appelle «The Common Goal Campaign», ça aide les gens et ça implique les footballeurs. L'idée ? Reverser 1% de son salaire à l'association, initiative lancée par Juan Mata, milieu de terrain offensif de Manchester United. Nombre de joueurs y participent, et de joueuses aussi, à l'instar des Américaines les plus populaires de l'effectif, Alex Morgan et... Megan Rapinoe.

Sa coupe de cheveux est en référence à Tilda Swinton, son actrice préférée

«Je suis totalement obsédée par Tilda Swinton», raconte Megan Rapinoe. Et si sa coiffure fait fureur, elle le doit à cette passion pour l'actrice américaine, entre autres connue pour son rôle de la Sorcière Blanche dans le Monde de Narnia. «Elle a ce côté bizarre, une magnifique sensualité. J'adore tout ce qu'elle fait, et j'adore sa coupe.» C'est dit !

Son père défend une ligne politique bien contraire

Dans un reportage chez l'Oncle Sam, près des parents de Megan Rapinoe, Le Magazine L'Équipe mettait en lumière une singularité familiale. Dans un Etat qui a, pour la grande majorité, voté en faveur de Donald Trump, Megan Rapinoe se veut elle l'antithèse de l'actuel président des Etats-Unis. Tout l'inverse de son père, "supporter" de l'ancien magnat de l'immobilier. Ce qui donnera quelques repas de famille houleux... Sans grande conséquence.

En France, elle a levé certains tabous

Après son coming-out et son engagement, Megan Rapinoe a aussi permis au football français, dans une certaine mesure, de progresser. C'est son ancien coach à l'OL, Patrice Lair, qui l'explique à So Foot : «Elle partageait beaucoup avec les autres joueuses. Sur le sujet de l'homosexualité, notamment. C'était quelque chose de tabou, mais pour elle, il n'y avait pas de problème. C'est important d'avoir des filles comme ça. Elle a débloqué certaines joueuses face aux médias, par rapport à l'expression et la défense de leur discipline. Elle rendait à l'aise le groupe.»

Elle trouve Virgil van Dijk «mignon»

La décla, en marge d'une réunion à la FIFA, avait choqué certains. Mais toujours est-il que Megan Rapinoe, en dépit de son orientation et de son louable engagement, semble avoir un petit faible pour Virgil van Dijk, le défenseur de Liverpool. A la question : «Qui faut-il récompenser ?», l'Américaine avait répondu : «Van Dijk, juste parce qu'il est mignon.» L'intéressé appréciera.
Championne du monde, Soulier d'Or et meilleure joueuse de la compétition... What else ? (A.Martin/L'Equipe)
Championne du monde, Soulier d'Or et meilleure joueuse de la compétition... What else ? (A.Martin/L'Equipe)

Elle défend le côté créatif du jeu

Dans un entretien à ESPN, Megan Rapinoe a tenu à rappeler son parcours, et son développement en tant que joueuse de football. De quoi laisser sous-entendre que la pureté du jeu se situe loin du kick and rush, si certains en doutaient encore. «J'ai toujours été plus petite, et je me sens pareille aujourd'hui, raconte Rapinoe. J'ai toujours dû centrer mon jeu sur la réflexion pour le tourner à mon avantage. Je veux trouver des petits espaces et faire des mouvements pour vaincre l'adversaire.» Leo Messi, Megan Rapinoe, même combat...

Elle déteste le gazon synthétique

On ne sait pas si c'est pour les traditionnelles "pizzas" post-tacles ou la qualité du jeu, mais toujours est-il que Megan Rapinoe s'est érigée un autre ennemi que Donald Trump : le gazon synthétique. «Je pense que c'est complètement absurde de jouer sur synthétique et du manque de respect», avait-elle déclaré en conférence de presse en marge de la Coupe du monde 2015.

Sa soeur jumelle a également été professionnelle

Une soeur peut en cacher une autre. Et derrière Megan, Rachael. Après le classique parcours universitaire américain, la jumelle de la famille s'envolait pour l'Islande. Une petite pige au club de Stjarnan, peu de matches mais assez de talent pour toucher du doigt la sélection des USA U23. Le talent, héréditaire ? Un peu, on dirait, alors que Rachael a ensuite embrassé une carrière de coach.

Cette saison, difficile de faire mieux...

Championne du monde, meilleure joueuse de la compétition, Soulier d'Or avec 5 buts. Pour une année de Mondial, en France s'il vous plaît, Megan Rapinoe a tout gagné. Et quand on connaît toute l'importance de la compétition, masculine comme féminine, difficile de se dire que l'Américaine aurait pu faire mieux. En régnant un peu plus sur la Ligue américaine ? Et encore !
Antoine Bourlon 
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Grammaire2.0 3 déc. à 11:21

Elle est la deuxième femme de l'histoire "à remporter" le Ballon d'Or.Et non "a remporté"...

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