Un autre regard sur le début de saison.
Ligue 1

Les performances offensives et défensives des clubs de Ligue 1 en trois graphiques

Alors qu'un quart de la saison de Ligue 1 s'est écoulé, voici une première analyse des performances offensives et défensives des 20 équipes du Championnat.

Avec la 10e journée qui débute vendredi par le choc entre Monaco et Lyon, la Ligue 1 s'apprête à rentrer dans son deuxième quart. L'occasion de dresser une première analyse des attaques et des défenses des 20 équipes de Ligue 1. Tous les graphiques ci-dessous ont été réalisés pour Lequipe.fr par Ben Mayhew, data analyst britannique qui s'est spécialisé sur son blog Experimental 361 dans l'analyse statistique en utilisant des nuages de points.

Précisons d'emblée que ces graphiques ne constituent pas en eux-mêmes une analyse tactique poussée et n'expliquent pas à eux seuls les performances. Ce sont plutôt des visualisations simples et idéales pour servir de base à des analyses plus poussées. De plus, à ce stade de la saison, les statistiques présentées peuvent être influencées par la qualité relative des adversaires rencontrés.
Les tirs tentés et subis
Le tableau ci-dessous montre la relation entre les tirs tentés et les tirs subis par chaque équipe. Première information, on peut voir à la forme générale en diagonale du nuage de points que les équipes qui tirent le plus ont tendance à être celles qui subissent le moins de tirs, et vice-versa. 
Ce tableau fait nettement ressortir deux équipes. Sans surprise, le PSG (en bas à droite) est l'équipe la plus dominante du Championnat: les hommes de Laurent Blanc sont ceux qui tentent le  plus de tirs et ceux qui en subissent le moins. De l'autre côté du spectre, Bastia est assez largement l'équipe la plus en difficulté en termes de tirs: elle en subit plus et en tente moins que toutes les autres équipes. 
Tirs tentés contre tirs subis
Tirs tentés contre tirs subis
L'efficacité offensive
Tenter beaucoup de tirs au football n'est pas tout, encore faut-il les marquer. Ce deuxième graphique illustre à merveille cette vérité. Voici comment il se lit :

·         En haut à gauche : inefficace (se crée peu d'occasions et a du mal à les concrétiser)
·         En haut à droite : énergique mais gaspilleur (se crée beaucoup d'occasions, mais soit de mauvaise qualité, soit n'arrive pas à les concrétiser)
·         En bas à gauche : efficacité chirurgicale (se crée peu d'occasions, mais de bonne qualité ou arrive à bien les utiliser)
·         En bas à droite : menace constante (se crée beaucoup d'occasions et arrive à les convertir)
Efficacité offensive
Efficacité offensive
Bastia, le petit point isolé en bas à gauche, fait preuve d'une extrême efficacité en ce début de saison. Les hommes de Ghislain Printant sont peut-être ceux qui tirent le moins, mais ils ont eu besoin de moins de six tirs pour marquer chacun de leur but en moyenne, soit le deuxième meilleur ratio derrière Nice. Résultat, ils ont tout de même marqué 12 buts en 9 matches et se retrouvent à une 13e place inattendue si l'on ne prenait en compte que leur nombre de tirs famélique.

Une autre équipe se démarque encore plus clairement que Bastia, mais pour la raison inverse. Lille est la quatrième équipe qui tire le plus dans le Championnat, mais le taux de conversion de ses tirs en buts est incroyablement faible: il lui faut 31 tirs pour marquer un but, soit trois fois plus que l'équipe moyenne de Ligue 1. Avant la neuvième journée, où ils ont marqué deux buts face à Montpellier, il fallait même aux hommes d'Hervé Renard 52 tis pour marquer un but, ce qui représentait le plus faible ratio d'une équipe du Top 5 européen ayant marqué cette saison.

«L'axe des tirs par but est très variable à cause du caractère aléatoire de la conversion et de l'arrêt des tirs, précise Ben Mayhew. Il faut s'attendre à ce que les valeurs extrêmes comme celle de Lille deviennent plus normales avec le temps - il est très peu probable qu'ils soient trois fois moins bons que l'équipe moyenne de Ligue 1 à la finition.»

Encore une fois, le PSG se distingue avec à la fois le plus grand nombre de tirs tentés et le meilleur taux de conversion de ses tirs. L'OM fait aussi partie, dans une moindre mesure, des équipes qui font peser une menace constante sur les défenses adverses.
L'efficacité défensive
Le graphique ci-dessous se lit ainsi:

·         En haut à gauche : défense de fer (concède peu d'occasions et résiste bien à la pression adverse)
·         En haut à droite : très sollicité mais solide (concède beaucoup d'occasions sans encaisser beaucoup de buts proportionnellement)
·         En bas à gauche: fébrile (concède peu d'occasions mais qui sont souvent converties)
·         En bas à droite : victime (concède beaucoup d'occasions qui sont souvent converties)
Efficacité défensive
Efficacité défensive
Lille se démarque à nouveau, mais cette fois-ci pour de bonnes raisons. En plus de laisser ses adversaires tirer moins de 10 fois en moyenne par match (seuls le PSG et Lyon font mieux), il faut aux adversaires du LOSC plus de 22 tirs pour marquer un but. C'est trois fois plus que pour les adversaires de Bordeaux, Toulouse ou Nice (autour d'un but encaissé tous les sept tirs).

Troyes est le mauvais élève en matière défensive: en plus de subir plus de tirs que n'importe quelle autre équipe du Championnat, l'Estac laisse ses adversaires marquer tous les huit tirs tentés. Des statistiques qui expliquent en partie pourquoi les hommes de Jean-Marc Furlan ont la pire attaque de Ligue 1 à égalité avec Bordeaux avec 16 buts encaissés.
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