souza (L'Equipe)
Journée des 10

Les pires numéros 10 de Ligue 1

Ils ont joué ou jouent en Ligue 1, ont porté ou portent toujours le numéro 10, mais n'ont pas ou peu marqué les esprits. Tour d'horizon des numéros dix les plus tristes de Ligue 1 depuis dix ans.

Willamis Souza (Paris-SG)

Valdo n'a pas toujours fait que du bien au PSG. En 2008, l'ancien milieu brésilien du club de la capitale conseille aux dirigeants parisiens de sortir le chéquier pour s'offrir le milieu de Sao Paulo, Souza. Montant total de l'opération ? Quatre millions d'euros et un salaire de 80 000 euros par mois. À son arrivée, Tostao, champion du monde avec le Brésil en 1970 balance sévère. «Les Français ne doivent pas s'attendre à un crack. Souza est habile, il dribble bien, mais il n'a vraiment rien d'exceptionnel.» Impression confirmée par l'ancien gardien du Paris-SG Jérôme Alonzo. «Il n'avait même pas le niveau CFA.» 
Deja Milovanovic n'a pas laissé un grand souvenir chez les Ch'ti. (L'Equipe)
Deja Milovanovic n'a pas laissé un grand souvenir chez les Ch'ti. (L'Equipe)

Dejan Milovanovic (Lens)

2008. Lens roule des mécaniques, fier de sa trouvaille. Le club du Pas-de-Calais signe Dejan Milovanovic (24 ans), deux sélections en équipe nationale de Serbie, en provenance de la grande Étoile Rouge de Belgrade. Buteur d'une frappe de trente mètres pour son tout premier match avec les Sang et Or, le milieu de terrain ne confirme jamais, se distingue par la lenteur de ses courses et finit par passer la quasi totalité de son temps avec la réserve. Prêté en Serbie puis en Grèce, où il ne brille toujours pas, il quitte finalement la France en 2013. Et il est sans club aujourd'hui.

Fredy Guarin (Saint-Étienne)

Coté en Colombie après avoir démarré en première division à seulement dix-sept ans, le milieu signe à Saint-Étienne pour 500 000 € sur les conseils d'Omar Da Fonseca. L'affaire est belle. Mais le courant ne passe jamais avec le coach Laurent Roussey. Le Colombien demande vite à partir et file à Porto pour 1M€ avant de rebondir à l'Inter Milan contre un chèque de 10M€, trois ans plus tard. «C'était dur parce que je venais d'Argentine. J'ai beaucoup souffert du froid, et puis la ville était petite et il n'y avait rien à faire. Pour les gens, il n'y a que le foot qui compte le dimanche.»
Mutu voulait défier Ibrahimovic au classement des buteurs. C'est raté. Et bien raté. (L'Equipe)
Mutu voulait défier Ibrahimovic au classement des buteurs. C'est raté. Et bien raté. (L'Equipe)

Adrian Mutu (AC Ajaccio)

À son arrivée en Corse, il s'étonne de devoir utiliser la même serviette deux entraînements de suite, de ne voir aucun jacuzzi au club et profite de la presse pour lancer un défi à Zlatan. «Je marquerai plus de buts que lui d'ici la fin du championnat.» Sauf que l'international roumain ne fait jamais les efforts à l'entraînement, montre de grosses lacunes physiques, arrive à la bourre aux convocations, ne parle jamais français. Un an et demi après son arrivée, il se barre sans bruit et retourne en Roumanie «pour gagner le titre et la Coupe avec le Petrolul Ploiesti».

Marvin Martin (Lille)

Six matches la saison dernière, une apparition tout récemment. Le plus gros transfert de l'histoire du LOSC (10M€) reste un mystère. Absent pendant presque neuf mois, le milieu de terrain n'a jamais donné d'explications claires à son passage à vide. Blessures ? Soucis persos ? Mauvaise hygiène de vie ? Personne pour répondre. Sous contrat avec le LOSC jusqu'en juin 2019, Marvin Martin a vu son salaire étalé sur plusieurs saisons pour réduire la masse salariale du club. «Un joueur aussi talentueux ne peut pas perdre son football, a récemment déclaré le boss du club, Michel Seydoux. Nous comptons sur lui.» Ça urge.
Koke, un numéro 10 oublié à Marseille. (L'Equipe)
Koke, un numéro 10 oublié à Marseille. (L'Equipe)

Sergio Koke (Marseille)

Acheté en 2004 à Malaga contre un chèque de 700 000 M€, alors qu'il n'a quasiment jamais joué avec l'équipe première. Sans surprise, le jeune espagnol ne s'impose jamais dans un contexte marseillais bien trop compliqué. «J'étais trop jeune et j'ai fait beaucoup de conneries, avait-t-il expliqué sur le Net. J'avais la chance de ma vie et je n'en ai pas profité. Je sortais, bref des choses qu'un jeune de dix-neuf ans faisait à cette époque-là.» La suite de sa carrière après l'OM ? Le Portugal, la Grèce, les States, l'Azerbaïdjan, l'Allemagne, la Bolivie et l'Inde la saison dernière. L'histoire continue.

Fernando Aristeguieta (Nantes)

Débarqué à Nantes avec l'étiquette d'espoir du foot vénézuélien. Quelques semaines avant de signer en France, il termine en tête du classement des meilleurs buteurs du tournoi d'ouverture du Championnat local avec quatorze pions en quatorze titularisations. Mais l'attaquant, bilingue espagnol et anglais, titulaire du BAC, n'impressionne jamais, manque parfois de bol. Prêté en Espagne en janvier 2013 pour se relancer, il doit revenir à Nantes, quelques semaines plus tard, puisque la formation andalouse connait quelques soucis financiers. Pour son retour dans l'Hexagone, il est exclu au bout de quatre minutes. Prêté à Philadelphie depuis février.
Pas sûr que Claude Puel se souvienne des aventures de Gygax à Lille... (L'Equipe)
Pas sûr que Claude Puel se souvienne des aventures de Gygax à Lille... (L'Equipe)

Daniel Gygax (Lille)

2005. Qualifié pour la Ligue des champions, le LOSC se cherche de l'expérience avant d'entamer sa campagne européenne. Et signe l'international suisse Daniel Gygax, réputé pour sa belle conduite de balle, sa rapidité, sa précision et son sens du but. Fils d'un footballeur et d'une chanteuse d'opéra, Gygax, qui ne se prive jamais d'une bonne binouse après les matches, a la cote dans le vestiaire. Pour son humour. Pour sa simplicité. Mais le milieu, DJ en club à ses heures perdues, ne s'impose jamais dans le Nord. Ni en Championnat. Ni en Ligue des champions. Le Suisse réussira finalement sa carrière en France à Metz. En Ligue 2.

Edson de Faria (Ajaccio)

La vidéo tourne encore sur le Net. Dessus ? Le défenseur Julien Rodriguez en train de mettre un gros high-kick pleine face sur le Brésilien Edson de Faria pendant un match de Championnat entre l'ACA et Marseille en 2005. Du grand art. Débarqué sur l'Ile de Beauté avec cinq autres brésiliens, dont André Luiz et Marcelinho Carioca, le numéro dix plante cinq buts en trois saisons, avant de filer et entamer un improbable tour du monde. Des saisons au Brésil, une autre au Portugal, une autre encore en Iran, puis en Grèce, avant de raccrocher en 2012.
Gerard, un vrai flop sur le Rocher. (L'Equipe)
Gerard, un vrai flop sur le Rocher. (L'Equipe)

Gerard Lopez Segura (Monaco)

On aurait presque zappé son passage sur la Côte d'Azur. Libre de tout contrat, l'Espagnol choisit pourtant Monaco pour vivre sa première expérience à l'étranger, après avoir remporté le titre de champion d'Espagne avec le Barça et disputé la finale de la Ligue des champions avec Valence. Mais une succession de blessures viendra lui plomber son séjour en France. Seulement dix-neuf matches en deux saisons et un contrat résilié à l'été 2007. Une histoire ancienne. Le garçon entraîne l'équipe réserve du Barça depuis le début de la saison.
Olaf Poulsen
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pascal95710 11 oct. à 21:29

Le journaliste, rédacteur de cet article, aurait pu à minima, se renseigner avant de rédiger. Je ne connais pas ses sources mais aristeguieta n'a jamais été un 10. Il n'a pas été recruté à ce poste et n'y a jamais joué. Bref un article mauvais.

dolly44 11 oct. à 10:54

Guarin,que j'avais zappé,qu'est ce qu'ils leur met aux stephanois,lol!

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