strootman (kevin) rami (adil) (J.Prevost/L'Equipe)
Ligue Europa

Les pires parcours des clubs français en Ligue Europa depuis dix ans

Déjà éliminé de la compétition avec un seul point pris en quatre journées, le Stade Rennais se déplace ce jeudi soir à Glasgow pour affronter le Celtic. Si les Bretons essuient un nouveau revers en Ecosse, ils signeront l'une des pires campagnes d'un club français depuis la nouvelle formule de la C3, soit 2009. Voici les autres.

Marseille en 2018-2019

En septembre 2018, l'OM de Rudi Garcia sortait d'une année relativement bonne. En Championnat, il avait terminé à un petit point du podium (avec 78 unités, un total très haut pour un quatrième) et donc de la qualification en Ligue des champions. Une déception pour les Marseillais, qui avait cependant été masquée par une belle épopée en Ligue Europa jusqu'à la finale, perdue face à l'Atlético de Madrid d'Antoine Griezmann au Parc OL (0-3). Mais la saison suivante fut bien pire, que ce soit sur le plan national ou européen. En L1, une triste cinquième place, avec à peine 61 points en fin de saison, qui ne leur permit même pas de disputer les éliminatoires de la C3. Une contre-performance d'autant plus grave que les Phocéens n'étaient plus engagés sur la scène européenne depuis la fin de l'automne. Et pour cause, les coéquipiers de Florian Thauvin avaient terminé bons derniers de leur groupe de Ligue Europa, accusant un bilan jamais égalé, pour l'instant, par un club français dans cette compétition : cinq défaites et un match nul face à Francfort, la Lazio de Rome et l'Apollon Limassol, glanant un seul point lors d'un 2-2 à Chypre.

Bordeaux en 2015-2016

Cette nouvelle ère pour le FCGB et son nouveau stade, construit notamment pour l'Euro 2016, ne commence pas de la meilleure des manières. La formation girondine, coachée cette année par l'ancien portier du club Ulrich Ramé, s'est affaiblie en deux saisons. En Championnat, l'équipe lutte et doit composer avec des résultats très médiocres, bien en-deçà des dernières années, et terminent l'exercice à la onzième place. L'aventure européenne des Bordelais commença pourtant plutôt bien, avec deux tours préliminaires passés sans trop de problèmes face aux Chypriotes de l'AEK Larnaca, puis face aux Kazakhs du Kaïrat Almaty. La suite sera beaucoup plus compliquée. Plongés dans une poule loin d'être facile en compagnie de Liverpool, du FC Sion et du Rubin Kazan, les coéquipiers de Jaroslav Plasil ne seront pas ridicules, tenant par exemple en échec les Reds à domicile dès la première journée (1-1). Mais les résultats seront de plus en plus décevants au fil des semaines. Au final, aucune victoire en six rencontres et deux défaites, face à Sion et à Liverpool lors du match retour, le tout pour un maigre total de quatre points et, évidemment, une dernière place de leur poule.

Bordeaux en 2013-2014

Décidément, heureusement qu'il y a les clubs chypriotes pour sauver les Français de l'humiliation de finir une campagne de Ligue Europa avec un zéro pointé. Limassol en 2018 pour le salut des Marseillais et, en cette saison 2013-2014, l'APOEL Nicosie. Engagés dans un groupe avec Nicosie, donc, mais aussi Francfort et les Israéliens du Maccabi Tel-Aviv, les Girondins s'inclinent par deux fois face aux Allemands ainsi que face à Tel-Aviv, et gagnent leur seule rencontre de l'exercice à domicile, face à l'APOEL (2-1). Ils s'inclinent même lors du match retour à Chypre pour terminer bons derniers du groupe F, avec trois petits points au compteur. Une mauvaise expérience européenne, qui jure avec ce que les Bordelais avaient réalisé l'année passée hors des frontières de l'Hexagone, quand ils s'étaient qualifiés pour les huitièmes de finale de la compétition, échouant seulement face à Benfica.

Rennes en 2011-2012

Si les Bretons ont pour l'instant la possibilité d'égaler cette année le triste record de l'OM avec un seul point en six journées, ils ont probablement aussi à l'esprit de ne pas réitérer leur triste exercice 2011-2012. Après s'être brillamment qualifiés pour le grand tableau en disposant des Géorgiens de Roustavi (5-2 et 2-0), puis surtout de l'Etoile Rouge de Belgrade de fort belle manière (2-1 et 4-0) en préliminaires, les hommes de Fred Antonetti avaient fait bien pâle figure pendant la phase de poules. Résultat des courses, trois nuls à domicile et trois défaites à l'extérieur, certes face à de belles équipes : l'Udinese, le Celtic et surtout l'Atlético de Madrid de Falcao, futur vainqueur de l'édition. Si l'opposition était sans doute trop forte pour le SRFC, Antonetti sera tout de même accusé d'avoir fait l'impasse sur ces rencontres. Le technicien corse avait, il est vrai, fait largement tourner afin de préserver ses joueurs pour le Championnat, qu'ils avaient terminé au sixième rang. Si Julien Stéphan et ses hommes n'ont certainement pas envie de terminer de nouveau derniers de leur groupe, le technicien sera sans doute tenté d'imiter son prédécesseur et de préserver ses ouailles pour la Ligue 1, où il connaît également des difficultés.
Justin Carayol
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