subasic (danijel) au sol balotelli (mario) (S. Mantey/L'Equipe)

Ligue 1, 6e journée : Balotelli, Belhanda, Fekir, OM, Maxwell... Le debrief de FF

Il y a eu 28 buts inscrits, 26 cartons jaunes et 4 rouges distribués, et 208 802 spectateurs recensés. Mais pas que. Voici le debrief de FF pour la 6e journée de Ligue 1.

On s'est dit que Nice avait quand même eu du flair

On avait connu les succès Ben Arfa et Germain la saison dernière. Et on se dit que Nice va peut-être remettre ça cette année avec son recrutement quatre étoiles à moindre prix. Dante, c'est évidemment du tout bon. Belhanda pue toujours autant le football. Et Balotelli semble être redevenu, comme par magie, un vrai footballeur. Ou au moins un vrai buteur. Avec un Lucien Favre qui mène tout ça de main de maître, ça donne un ensemble soyeux et forcément agréable à regarder. Monaco était jusque-là la meilleure équipe de l'élite depuis le coup d'envoi de l'opus 2016-17. Mais les hommes de Jardim ont littéralement volé en éclat chez le voisin (0-4), et lui cèdent du même coup leur siège de leader. Un vrai côté rafraichissant pour notre chère Ligue 1...

On a vibré pour Fekir

Titulaire contre Montpellier, Nabil Fekir effectuait son grand retour. Blessé lors du match de la 3e journée à Dijon, il a manqué les rencontres contre Bordeaux et Marseille, mais aussi face à Zagreb en Ligue des champions. Un écho à sa rupture des ligaments croisés en septembre 2015, qui l’avait éloigné des terrains pendant sept mois, avant une reprise timide en fin de saison dernière. L'international a profité de l’absence de Lacazette, mercredi, pour prendre ses responsabilités, tirer le penalty et se redonner confiance. Le deuxième but n’a fait que confirmer que le retour de Fekir est une chance pour Lyon, une semaine avant le match décisif contre Séville en Ligue des champions. Et ça, ça fait du bien.

On s'est encore dit que l'OM ne sait pas (se) maîtriser

Ce n’est pas la première fois. Déjà à Nice, Marseille menait 2-1 à l’extérieur avant de voir la victoire s’envoler pour finir par s’incliner (2-3). Même si l’expulsion de Machach a mis en difficulté leur équipe, ce nouveau revers concédé alors qu’ils avaient les choses en main montre que les Phocéens ne parviennent pas à gérer un avantage. Et, si l’on se penche sur cette incapacité à gérer, on s’aperçoit que le souci est avant tout mental. Sur le terrain de Rennes, l’OM a commis 24 fautes et récolté son sixième carton rouge. Personne ne fait mieux, ou pire. Une agressivité bien mal placée surtout lorsque que l’on sait que Bafé Gomis et ses coéquipiers n'ont gagné que 41.5% de leurs duels contre les Bretons, ratio le plus faible du club depuis le 1er mai 2015...

On a adoré revoir Maxwell

Il était annoncé partant cet été, avant de finalement rempiler pour un nouvel exercice avec le PSG. A 35 ans, Maxwell découvre cette saison ce rôle de doublure qu'il avait infligé par le passé à Digne (parti depuis à la Roma puis au Barça) et Kurzawa, désormais n°1 du poste. Profitant de l'absence de ce dernier mardi soir contre Dijon, le Brésilien a disputé son deuxième match de la saison (le deuxième consécutif), avec la même réussite. Déjà brillant vendredi à Caen (6-0), le gaucher a encore montré toute l'étendue de son talent contre les Bourguignons. Peu inquiété défensivement, il a sans cesse provoqué sur son aile et a été à l'origine de deux des trois buts des siens. Son centre, dévié par le malheureux Lang, a d'abord trompé Reynet. Puis c'est sur un caviar de sa part que Lucas a clôturé la marque. Du (très) bon boulot...

On s'est réjoui de retrouver le bon vieux Toivonen

On l’avait vu prendre la lumière lors de ses six premiers mois à Rennes (7 buts en 15 matches de Ligue 1). Puis il avait un peu disparu de la circulation, que ce soit en Bretagne ou à Sunderland, où il était prêté la saison dernière. Revanchard, le néo-Toulousain a visiblement l’intention de refaire parler de lui. Si son but face à Guingamp la semaine dernière a été refusé pour une position de hors-jeu, le Suédois a cette fois mené les siens à la victoire mardi soir à Lille (2-1) en signant un doublé. Son premier en équipe une (il en avait réussi un avec la réserve de Sunderland face à celle d’Everton au mois de mars) depuis le… 16 août 2014 (6-2 avec Rennes contre Evian). Une éternité...

On s'est (encore) inquiété pour Nantes

Décidément, Nantes joue à se faire peur. Sa dernière victoire en Ligue 1 remonte à la première journée, à Dijon (0-1). Depuis ? Trois défaites face à Monaco (0-1), Bordeaux (1-0) et Metz (0-3), puis un nul à Nancy (1-1). Soit deux buts inscrits et quatre points pris en cinq matches avant le début de cette journée. Mercredi, contre Saint-Etienne, les Canaris avaient une occasion en or de lancer enfin leur saison face à un adversaire très vite réduit à dix (Malcuit expulsé à la 18e minute). Encore loupé. Stéphane Ruffier a stoppé le penalty qui s'en est suivi et à peu près tout le reste. Avant d'aller défier l'OM, Nantes reste englué dans les profondeurs du classement. Et à regarder ses performances, on a bien peur qu'il y reste un petit moment.

On a eu une pensée pour le Clermont Foot...

… en voyant Gaëtan Laborde, le Bordelais, et Adrien Hunou, le Rennais, trouver le chemin des filets lors de cette 6e journée de L1. Il faut dire que ces deux joueurs pourraient bien se révéler dans l’élite, après s’être fait sérieusement remarquer lors de leur passage en Auvergne la saison passée. L’attaquant des Girondins (8 pions en 18 matches lors de son passage chez les Rouge et Bleu), impliqué dans 4 buts lors de ses 5 derniers matches de Ligue 1, et le milieu de terrain du SRFC (11 réalisations et 6 passes décisives en un an et demi à Clermont), qui a offert la victoire à son équipe face à l’OM en signant son premier but à ce niveau, ont des qualités à montrer. Espérons qu’on leur offrira la possibilité de s’exprimer...

Bruno Rodrigues , Thomas Simon et Cindy Jaury