(A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - 11e journée

Ligue 1 : Match fou à Montpellier, Nîmes redémarre, Lens capitalise

Neuf buts au cours des trois rencontres de Ligue 1 disputées à 15 heures dont... sept rien qu'à la Mosson ! Dans un match fou, Montpellier a confirmé sa belle saison en infligeant une nouvelle défaite à Strasbourg (4-3). Quant à Nîmes et Lens, ils ont profité des cadeaux à Reims (1-0) et Dijon (1-0).

La leçon : Montpellier, c'est fou !

La Ligue 1 vous avait manqué pendant cette longue trêve internationale ? En amoureux de la Ligue des Talents, on vous comprend. Et si vous aviez choisi ce Montpellier-Strasbourg pour les matches de 15 heures, vous avez forcément pris votre pied. Sept buts et des destins bien différents pour les deux formations : après avoir vu Ajorque rater une énorme occasion (3e), les Pailladins claquaient deux buts coup sur coup par Mendes sur un corner de Savanier (1-0, 8e), puis par Delort sur une ouverture de Sambia (2-0, 13e). De nouveau en tête à 3-2 grâce à Delort (6 buts en 10 sorties cette saison), le MHSC est allé chercher le podium grâce à Laborde (4-3, 69e), sur une superbe action où Sambia et Delort, auteurs d'un excellent match, s'illustraient une nouvelle fois. Déjà buteur cette semaine avec l'Algérie, le Fennec prouve par sa régularité qu'il est en train de prendre une autre dimension. Provisoirement sur le podium, Montpellier (voir le gagnant) confirme son très bon premier quart de Championnat. Tout le contraire de Strasbourg bien sûr, où Laurey paraît de plus en plus fragilisé avec cette neuvième (!) défaite en onze journées. Le club alsacien a pourtant eu le mental (avec aussi une défense héraultaise bien empruntée à l'image de Mendes et Congré) pour rester dans la partie. Mais Strasbourg, à l'image des opportunités de Simakan ou Ajorque, n'a pas été assez tueur pour punir les pensionnaires de la Mosson. Que va faire Marc Keller, le président strasbourgeois, pour tenter de relancer son équipe, 19e du classement ?
Car oui, malgré neuf revers, Strasbourg n'est pas dernier. Toujours sans victoire depuis le coup d'envoi de la L1 2020-21, Dijon a encore été défait pour la deuxième de Linarès sur le banc. Avec un cadeau qui a coûté très, très cher : sans véritable pression sur lui, Racioppi, l'international Espoirs suisse, s'est mis tout seul dans la mouise. Tardant trop à relancer, l'ancien Lyonnais a paniqué en voyant Kalimuendo venir à son contact. Après une tentative de dribble qui l'handicapait en l'amenant en direction de ses cages, le portier tentait de dégager mais le joueur prêté par le PSG contrait le ballon (0-1, 23e). Dans les vingt premières minutes, les ouailles de Linarès ont pourtant montré de belles choses, maitrisant globalement les Lensois grâce à un Celina très remuant. Placé en numéro 10, l'international kosovar a également crée du danger sur coup de pied arrêté mais ni Ecuele-Manga (5e) ni Assalé n'ont réussi à trouver le cadre (12e). Face à un DFCO qui a péché dans la dernière passe, les joueurs d'Haise ont évolué en contre. S'appuyant sur la première titularisation d'un Seko Fofana admirable et une défense Gradit-Badé-Medina solide, les Artésiens ont tenu la baraque derrière. Plus dangereux sur la fin avec les entrées de Kakuta et Ganago, le Racing empoche ainsi un précieux succès qui le propulse à trois points du podium, avec deux matches en retard ! Le DFCO n'a que quatre points au compteur...

Enfin, à Delaune, Reims peut regretter le penalty concédé contre le cours du jeu (voir le perdant). Ripart transformait et offrait une première victoire à son club depuis le 4 octobre (0-1, 62e). Pour le reste, le NO peut dire un grand, grand merci à Reynet. Son dernier rempart a été étincelant. On a revu le Reynet époque Dijon, qui était l'un des meilleurs de notre Championnat. Solide devant Cafaro (53e) et El-Bilal Touré (64e), l'ancien de Toulouse brillait une nouvelle fois dans les arrêts de jeu en allant chercher une tête d'Abdelhamid (90e+4). Et comme un symbole, le poteau et la barre repoussaient deux autres tentatives rémoises dans les derniers instants. Malgré un bon Berisha, Reims peine décidément à trouver le bon niveau de confiance et de carburation dans le jeu... Les troupes de Guion sont dix-septièmes. Nîmes (15e) respire un peu.

Le gagnant : Montpellier la machine à centrer (et à marquer)

Quel spectacle à la Mosson ! De la folie, de l'envie, Montpellier a mis tout ce qu'il fallait dans le jeu pour mettre à terre des Strasbourgeois qui ont beaucoup subi malgré le score. Habitué à construire plein axe et à percer dans l'entrejeu, le MHSC a varié les plaisirs ce dimanche. Gourmands sur les ailes, les deux latéraux, Sambia à droite et Ristic à gauche, n'ont cessé de proposer des solutions et de dédoubler. Le RCS a subi cette philosophie de jeu. Quasiment placé au poste d'ailier, l'ancien Niortais a offert deux caviars à Delort, un sur son premier but et un autre sur sa déviation précieuse sur la réalisation de Laborde. De l'autre côté, le Serbe de 25 ans a centré à six reprises. Six fois, le danger a pesé sur la défense strasbourgeoise mise à mal. L'extérieur de Ristic sur le deuxième but de l'international algérien est un vrai petit sucre... Avec une présence continue dans la surface alsacienne, les hommes de Der Zakarian ont visé juste car les quatre buts de la Paillade sont venus sur quatre centres. Les Héraultais ont d'ailleurs tenté 29 centres ! On sait désormais sur quoi a bossé la bande à Der Zak' pendant la trêve internationale...

Le perdant : De Smet - Racioppi, des Espoirs au désespoir

Mendes, Congré, la défense strasbourgeoise, Racioppi, De Smet... A un peu plus d'un mois de Noël, certaines défenses de Ligue 1 étaient en mode cadeaux ce dimanche. Et les deux derniers cités ont gâché le travail de leur équipe respective. Auteur d'un incroyable et improbable arrêt cette semaine avec les Espoirs suisses face aux Français, Racioppi a donc été nettement moins imprenable au moment où les siens végètent à la dernière place. Quant à De Smet, lui aussi très en vue avec les Espoirs belges, il a commis une erreur de jeunesse. Pris par Ferhat, il laissait traîner un bras sur l'Algérien qui jouait bien le coup. Fatal. C'est ce qu'on appelle l'apprentissage...
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