carcedo (juan carlos) (A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - PSG

Ligue 1 : qui est Juan Carlos Carcedo, le fidèle bras droit d'Unai Emery dans le staff du PSG ?

Adjoint d'Unai Emery depuis plus de onze ans, Juan Carlos Carcedo reste un homme de l'ombre. Le Basque est le pendant parfait du coach du PSG, tant dans son approche tactique, que dans sa relation avec les joueurs.

Il a déjà joué en France

Arrivé dans les pas d'Unai Emery à la tête du PSG, Juan Carlos Carcedo n'est pas un inconnu en France. Le Basque a joué dans notre Championnat, à l'OGC Nice plus précisément entre 1999 et 2002. «Juan Carlos était un milieu de terrain assez technique et très impliqué dans les discussions tactiques», avait évoqué au Parisien, Daniel Bravo qui a joué avec lui lors de la saison 1999-2000. Sur la Côte d'Azur, l'Ibère joue par intermittence mais en profite pour peaufiner son français : «À son arrivée à Nice, il parlait déjà bien français et n'avait pas la langue dans sa poche. Il osait donner son avis et faire part de ses remarques», poursuit l'actuel consultant à beIN Sports. Depuis, l'ancien milieu de terrain fait profiter son acolyte de sa connaissance de la Ligue 1 et de la langue française. À Séville, déjà, il avait le rôle d'interprète pour l'importante colonie francophone.

Ils se connaissent parfaitement avec Emery

Entre Unai Emery et Juan Carlos Carcedo, la symbiose dure. Les deux hommes se connaissent depuis la deuxième division espagnole, où ils ont joué ensemble à Leganés (2002-2003). Le début d'une amitié et d'une relation professionnelle. En 2006, Carcedo accepte la proposition d'Emery de l'épauler à la tête d'Almeria. Depuis, la collaboration n'a jamais cessé. Romain Molina, auteur de "Unai Emery, El Maestro", explique que les deux hommes «se connaissent par cœur, mais en même temps, ils ont toujours ce désir d'apprendre.» Une complicité nouée grâce aux succès des deux techniciens à Alméria, Valence et Séville. Mais pas que. Les deux hommes ont su également tirer les leçons de leur passage raté au Spartak Moscou en 2012. Ils ne seront restés en Russie que quelques mois (juin-novembre 2012).

Le pendant parfait

Auteur de la biographie de l'actuel entraîneur du Paris-SG, Romain Molina considère que la force de ce tandem réside dans sa complémentarité : «Les deux sont proches des joueurs mais ils ne se ressemblent pas du tout. Unai est très volcanique, il est du genre 3000 volts alors que Carcedo est le Basque typique. Sa force, c'est qu'il a beaucoup de caractère et d'intelligence, il va se confronter à Unai. S'il n'est pas d'accord, il va le mettre en difficulté pour qu'Unaï argumente, afin de définir le meilleur point de vue», avait déclaré le journaliste à Foot365. Carcedo traîne une image posée hors des terrains. Il est plus tactique, plus réfléchi qu'un Emery, obsessionnel de travail, qui a longtemps prôné des idées de jeu bien plus offensives. Il n'est pas qu'un simple adjoint de l'ombre. C'est lui, qui est en charge des phases arrêtées et de l'aspect défensif des entraînements.

Très proche des joueurs, surtout des jeunes

La force de l'entraîneur adjoint se trouve aussi dans la proximité qu'il entretient avec les joueurs. Carcedo est à la fois le relais naturel des consignes, mais aussi l'oreille. Cette proximité, l'entraîneur l'a expliqué à L'Équipe au moment où le tandem débarquait dans la capitale : «Mon rôle d'adjoint consiste essentiellement à suivre individuellement les joueurs et à les accompagner». Les interventions de l'ancien joueur sont écoutées par l'ensemble des joueurs, francophones et hispanophones. Mais sa parole prend davantage d'écho auprès des plus jeunes de groupe professionnel comme Verratti, Kimpembe et Areola. Ce dernier a pu, notamment compter, sur l'entraîneur adjoint lorsqu'il devait partager avec Kevin Trapp les buts parisiens.

Il a donné un mal de crane à Ben Arfa

Réputé calme hors des matches, Juan Carlos Carcedo n'en reste pas moins un caractériel. Un caractère qui se manifeste particulièrement lors du banc de touche. Là, les rôles s'inversent. Emery reste plus dans la réflexion quand son adjoint se signale par ses cris et gesticulations. De quoi donner des maux de crâne à Hatem Ben Arfa lors d'un déplacement à Bordeaux en février dernier (0-3). «Tu cries trop fort ! Laisse-nous jouer», s'était fendu un Ben Arfa lassé, dans une séquence capturée par les caméras de Canal +.
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