(L'Equipe)
Ligue 1

Ligue 1 : Rudi Garcia, enfin de la stabilité à l'OM ?

Nommé ce jeudi à la tête de l'OM, Rudi Garcia est le sixième coach à s'asseoir sur le banc olympien depuis le départ de Didier Deschamps, à l'été 2012. Retour sur une période mouvementée du côté de la Canebière.

Elie Baup (juillet 2012-décembre 2013)

L'homme à la casquette prend la succession de Didier Deschamps, champion de France en 2010 et triple vainqueur de la Coupe de la Ligue (2010, 2011 et 2012), nommé à la tête de l'équipe de France. Baup réussit le meilleur début de saison de l'histoire de l'OM en alignant six victoires lors des six premières journées de Ligue 1. Malgré une qualité de jeu souvent critiquée, il mène son équipe à la deuxième place du Championnat, synonyme de qualification directe pour la Ligue des champions. Auteur d'un début de saison moyen en Championnat (4e à 9 points du podium et 13 du PSG), et catastrophique en Ligue des champions (5 revers en autant de matches), il est démis de ses fonctions le 7 décembre.

José Anigo (décembre 2013-juin 2014)

Comme souvent quand le bateau tangue à l'OM, on fait appel au pompier de service, José Anigo. Mais il ne fait pas franchement mieux que son prédécesseur, que ce soit en L1 (1.57 point par match contre 1.59 pour Baup, 6e au final), en C1 (sixième défaite face à Dortmund à la maison, 1-2, 0 pointé au final), en Coupe de la Ligue (élimination en quarts à Lyon, 1-2) ou en Coupe de France (4-5 contre Nice en seizièmes). L'aventure se termine en fin de saison.

Marcelo Bielsa (juin 2014-août 2015)

L'OM et ses supporters ont enfin déniché leur mentor. Avec Marcelo Bielsa, ils ont trouvé un personnage, une gueule, mais aussi, et surtout, un technicien qui propose du jeu. Du beau jeu. Même si le club olympien manquera finalement le podium en fin de saison (4e à deux points de Monaco), il aura tout de même signé un exercice prometteur, tant par les résultats (champion d'automne) que par la manière. La saison 2015-16 s'annonce prometteuse. Sauf que l'Argentin au caractère bien trempé quitte le navire, à la surprise générale, au soir de la première journée, après une défaite face à Caen (0-1 le 8 août).
Marcelo Bielsa et Franck Passi. (S. Mantey/L'Equipe)
Marcelo Bielsa et Franck Passi. (S. Mantey/L'Equipe)

Franck Passi (août 2015-août 2015)

Pour remplacer Bielsa au pied levé, son adjoint, Franck Passi, assure l'intérim le temps d'un match. L'OM s'incline finalement à Reims (0-1). Passi retrouve donc son rôle de second.

Michel (août 2015-avril 2016)

L'OM jette son dévolu sur Michel, l'ancien joueur du Real et coach du FC Séville ou de l'Olympiakos. Mais l'aventure tourne très vite au fiasco. Malgré des débuts triomphants face à Troyes (6-0), l'équipe joue mal, ne possède aucun fond de jeu, et les mauvais résultats s'enchaînent, surtout à domicile. L'OM flirte plusieurs fois avec la zone de relégation et termine à une horrible treizième place. En Ligue Europa, les Olympiens butent sur Bilbao en seizièmes. Sortis en quarts de finale de la Coupe de la Ligue (1-2 a.p. à Toulouse), ils atteignent la demi-finale de la Coupe de France mais un nouveau revers à Monaco en Championnat (1-2) sera fatal au coach espagnol. Après avoir été confirmé dans ses fonctions début avril, il est écarté le 19 du même mois.

Franck Passi (avril 2016-octobre 2016)

Franck Passi endosse une nouvelle fois le costume de n°1 pour remplacer Michel. Il qualifie les siens pour la finale de la Coupe de France, finalement perdue face au PSG (2-4). Avec une équipe très affaiblie par un mercato particulièrement dévastateur (départs de Bathsuayi, Mandanda, Nkoulou, Nkoudou, Romao, Mendy, Manquillo, Isla...), il signe un début de saison timide (12e à déjà onze points du leader niçois). Le rachat du club par Frank McCourt sonne son glas. Passi est remplacé par Rudi Garcia le 20 octobre.
Bruno Rodrigues

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