(S. Boue/L'Equipe)
Ligue 1 - 16e journée

Ligue 1 : Sans panache, le PSG est tenu en échec par Strasbourg

En difficulté dans le brouillard de la Meinau, le PSG n'a pu faire mieux qu'un match nul (1-1). Cavani a répondu à Lala, les deux buts ayant été marqués sur penalties.

La leçon : Strasbourg tout proche de remettre ça !

On prend les mêmes et on recommence... Ou presque ! Adrien Thomasson a cru offrir la victoire à Strasbourg de la tête au bout du bout, mais il était légèrement hors-jeu (90e+5). Le Racing a bien failli rééditer son exploit de la saison dernière, quand il avait été le premier à faire tomber le grand Paris Saint-Germain. C'était déjà lors de la 16e journée (2-1). Cette fois-ci, les Parisiens ont su dompter les ardeurs des Alsaciens, peut-être inspirés par la performance de Bordeaux trois jours plus tôt, mais surtout fidèles à eux-mêmes. Très agressifs - et souvent dans le bon sens du terme -, les hommes de Thierry Laurey ont bousculé des visiteurs visiblement peu motivés et surtout désireux de repartir intacts physiquement de la Meinau. Pendant 45 minutes, Strasbourg a fait bien mieux que de tenir la dragée haute au PSG, se créant peu de situations mais n'en concédant surtout aucune. La récompense est venue avec l'aide de la VAR, grâce à laquelle M. Gautier accordait un penalty pour une faute de main de Kehrer. Lala prenait Areola à contre-pied (1-0, 41e).
Mbappé a quant à lui changé le visage offensif des Parisiens, trouvant d'abord idéalement Kehrer qui butait sur un Sels bien inspiré, avant de lui-même frapper dans la foulée.
Comme souvent quand son équipe a du mal, Thomas Tuchel a changé ses plans à la pause et remplacé Nsoki par Mbappé, tout en replaçant Rabiot... en défense centrale ! Le Duc a étonnamment tenu son rang dans cette position très inhabituelle pour lui. Mbappé a quant à lui changé le visage offensif des Parisiens, trouvant d'abord idéalement Kehrer qui butait sur un Sels bien inspiré, avant de lui-même frapper dans la foulée, juste à côté (51e). Le 4e du Ballon d'Or France Football 2018 obtenait par la suite le penalty de l'égalisation, allant bien trop vite pour Lala. Cavani, pour son tout premier match en tant que capitaine du PSG au coup d'envoi, le transformait (1-1, 71e). Si les Parisiens ont par la suite poussé un peu plus pour arracher une victoire, Kehrer (80e) et Choupo-Moting (83e) butaient sur Sels. Thomasson aurait quant à lui pu être le héros de la soirée, s'il ne s'était pas heurté à Areola (88e). Sans mentionner son but refusé dans les dernières secondes. Paris, au ralenti, n'a évidemment pas de soucis à se faire au classement, quand Strasbourg reste au 9e rang, avant d'accueillir un Caen malade dimanche. L'occasion de viser plus haut...

Le gagnant : Strasbourg a gagné la bataille du milieu

Dans un match engagé - en témoigne cet échange musclé entre Dani Alves et Adrien Thomasson (75e) -, les Strasbourgeois ont pendant plusieurs séquences de jeu dominé des Parisiens qui manquaient d'agressivité. Dans leur style habituel, Jonas Martin et Dimitri Liénard se sont notamment arrachés sur tous les ballons, quand le jeune Youssouf Fofana (19 ans) a lui aussi répondu présent. La rentrée d'Ibrahima Sissoko a également été très convaincante. Ce milieu a été une des grandes réussites du soir côté alsacien, et une des raisons principales du bon résultat obtenu.

Le perdant : la motivation parisienne

Après le match nul concédé en Gironde dimanche (2-2), le PSG laisse donc des points en route pour la deuxième fois de suite. Rien de préjudiciable, bien évidemment, en vue du titre de champion de France qui lui tend les bras, mais on sent clairement que le souci premier des Parisiens n'est plus de se donner à fond en Ligue 1 pour le moment. Cela peut s'expliquer par l'échéance importante à venir à Belgrade en Ligue des champions et par la série de victoires qui s'est arrêtée à Bordeaux. Mais Thomas Tuchel fera certainement en sorte que la motivation des siens revienne en plus vite.

Florent Le Marquis
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bamou 6 déc. à 10:52

... avec l'aide de la VAR, grâce à laquelle M. Gautier accordait un penalty pour une faute de main de Kehrer ... Avec les répétitions je n’ai pas vu le ballon toucher la main du joueur Parisien ! le ballon touche sa poitrine !