kadewere (tino) (F.Faugere/L'Equipe)
Ligue 1 - 11e journée

Ligue 1 : Tino Kadewere permet à l'OL de l'emporter à Angers et de prendre la deuxième place

Longtemps brouillon dans son football à Angers, Lyon a été boosté par l'entrée de Moussa Dembélé et a fait mouche dans le dernier quart d'heure une nouvelle fois grâce à Tino Kadewere (1-0). Les Gones sont dauphins du PSG, avec quatre points de retard... seulement.

La leçon : Lyon, les points avant le football

59e minute : Melvin Bard, Rayan Cherki et Lucas Paqueta cèdent leur place. Déjà, on serait tenté de dire. Avec le duo Bard-Cherki qui file avec la mine des mauvais jours aux vestiaires. Le symbole d'un Olympique Lyonnais qui s'est raté. Ou plutôt d'une jeunesse lyonnaise qui a laissé passer sa chance. Sans Houssem Aouar, sur le banc, ni Maxwel Cornet, ni Karl Toko Ekambi suspendus, peu de Gones ont réussi à se mettre en évidence. Notamment donc un Cherki qui réclame davantage de temps de jeu. Pendant une heure, ce fut bien laborieux malgré la composition de Rudi Garcia qui pouvait se révéler prometteuse. Très peu de choses, et c'en était assez dramatique. Memphis Depay apportait par quelques fulgurances mais c'était trop peu pour le Néerlandais. Avec tant de carences, l'OL était logiquement dominé. Mais Anthony Lopes veillait bien (28e, 33e, 57e). Un Lopes, on se doit de le signaler, qui a une nouvelle fois été l'auteur d'une sortie agressive qui aurait dû être sanctionnée : à la 58e seconde, sur un ballon aérien, le Portugais sortait les genoux en avant et percutait dangereusement Romain Thomas. Les Angevins ne protestaient pas, mais une telle intervention aurait mérité le penalty. A quand des sanctions pour un Lopes qui se distingue bien trop souvent dans ce secteur ?
18 tirs à 5 pour Angers.
Un 0-0 n'aurait pas été si étonnant, mais l'OL allait trouver un second souffle avec, justement, les entrées de Dembélé (voir le gagnant), Guimaraes ou De Sciglio qui amenaient enfin le premier tir cadré pour l'OL (67e), puis la plus grosse occasion avec Dembélé qui perdait son duel avec Paul Bernardoni (76e). Avant la libération pour Tino Kadewere. Peu en vue jusqu'alors, si ce n'est très moyen, le Zimbabwéen, héros du derby face à Saint-Etienne, faisait mouche de près suite à un service de Léo Dubois (0-1, 78e). De quoi mettre le SCO K-O. Les Angevins baissaient nettement en intensité petit à petit. Il leur a manqué ce petit truc en plus, dans la folie, dans la créativité offensive. Mais on a encore une fois apprécié le visage, par exemple, d'un Angelo Fulgini. Angers est onzième.
 
Malgré 5 tirs contre 18 à Angers, pour Lyon, cela fait huit matches de suite sans défaite, avec une deuxième place (à égalité de points avec Montpellier et Monaco) ! Entre les résultats et la qualité globale du football, l'OL se contente pour le moment du côté comptable. On parie que Jean-Michel Aulas en sera satisfait.

Le gagnant : Dembélé a changé le match

Tino Kadewere aurait-il inscrit son quatrième but de la saison sans l'entrée de Moussa Dembélé ? Franchement, on n'est pas sûr. L'ancien attaquant du Celtic a réussi sa demi-heure en Anjou. Il aurait pu être l'auteur du premier but si Bernardoni n'avait pas été solide, mais il ne faut pas oublier la qualité de son ouverture sur le pion de Kadewere. Son service parfait pour Dubois fait la différence. Peut-il vite revenir dans le jeu et postuler de nouveau à une place de titulaire ? Avec une telle entrée et un Kadewere à qui il manque certaines choses, il y a l'ouverture.

Le perdant : Monsieur Delerue n'a pas été au niveau

Drôle de prestation que celle d'Amaury Delerue dans cet Angers-Lyon. Le directeur de jeu et ses assistants ont été trop souvent à l'envers et à contre-courant du match. Avec donc d'abord la VAR qui n'appelle pas Delerue sur l'intervention de Lopes (1re). On pense également à ce penalty inutilement sifflé pour une supposée main de Sada Thioub (48e). Cet autre coup de pied réparation, non signalé cette fois, qui aurait pu mériter la VAR après que Romain Thomas a essuyé ses crampons sur Rayan Cherki (55e). Il y avait enfin des cartons jaunes sortis bien trop vite sur Cherki et Souleyman Doumbia, en plus de certains coups de sifflet pas compris par les joueurs. Dimanche difficile pour le corps arbitral.
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