di maria (angel) (S.Mantey/L'Equipe)
Ligue des Champions - PSG

Ligue des champions : Angel Di Maria, l'ange gardien du PSG

Pourtant annoncé sur le départ depuis maintenant deux saisons, l'Argentin est en ce moment l'homme fort de l'attaque du PSG. Après une prestation cinq étoiles, vendredi à Nice (4-1), celui qui devait être cantonné, au mieux, à un rôle de joker de la «MCN», aura une fois de plus de grandes responsabilités, ce mardi lors du déplacement de son équipe à Bruges en C1.

Le 31 août 2017, Kylian Mbappé débarque au Paris Saint-Germain en provenance de l'AS Monaco et rejoint ainsi Neymar Jr, acheté quelques semaines plus tôt au FC Barcelone. Le tout pour la modique somme combinée de 400 millions d'euros. Tous les observateurs prédisent alors l'évidence : Angel Di Maria disparaîtra rapidement du onze-type parisien et sera transféré dans l'année, sûrement dès le mercato hivernal. Plus de deux ans se sont écoulés et le gaucher virevoltant est toujours un joueur du PSG. Mieux, après une saison 2018-19 plus qu'intéressante (19 buts et 17 passes décisives toutes compétitions confondues), il se montre de nouveau précieux en ce début de saison.

Angel à la rescousse

Et heureusement pour Paris que son numéro 11 répond présent, car le club de la capitale croule sous les blessures depuis la reprise du Championnat. En plus de Draxler, Kehrer, Dagba, Gueye, Verratti ou encore Marquinhos, Edinson Cavani et Kylian Mbappé ont aussi visité l'infirmerie depuis le mois d'août. Alors que l'Uruguayen vient à peine de réintégrer le groupe et que l'ancien Monégasque a fait son retour à Nice vendredi dernier (rentré en jeu à la 83e et buteur cinq minutes plus tard), Neymar a également contracté une gêne musculaire lors de la dernière trêve internationale. Conséquence directe, Di Marìa est de nouveau appelé en pompier de service pour porter l'attaque francilienne, à l'image de son rendement de vendredi dernier sur la pelouse de l'OGC Nice.
Comme le montre sa heatmap face à Nice, Di Maria s'est baladé sur tout le front de l'attaque, avec tout de même une grosse préférence pour l'aile droite. Il a touché 79 ballons, soit un de plus que Paredes, pourtant milieu relayeur. Hyperactif. (Capture d'écran WhoScored)
Comme le montre sa heatmap face à Nice, Di Maria s'est baladé sur tout le front de l'attaque, avec tout de même une grosse préférence pour l'aile droite. Il a touché 79 ballons, soit un de plus que Paredes, pourtant milieu relayeur. Hyperactif. (Capture d'écran WhoScored)
Lors de la victoire 4-1 des siens à l'Allianz Riviera, l'ancien Madrilène a éclaboussé la partie de son talent. Il est impliqué sur toutes les réalisations de son équipe et se charge même d'inscrire les deux premières, à seulement 6 minutes d'intervalle, s'il vous plaît. Sans même parler d'efficacité, la note artistique de son match est très élevée : il ouvre le score avec une facilité déconcertante face à Benitez, avant d'ajuster un délicieux lob de l'extérieur du pied, sans contrôle, sur lequel son compatriote ne peut absolument rien. Sans doute le geste du week-end en Ligue 1. Quant au troisième but, signé Mbappé en fin de rencontre, c'est le résultat d'un magnifique petit pont de l'Argentin sur le pauvre Patrick Burner au cœur de la surface de réparation niçoise.
Un fois de plus, le membre de l'Albiceleste fait preuve d'un timing parfait en se montrant sous son meilleur jour, alors qu'une grande partie des cadres de son équipe (Verratti, Neymar, Marquinhos, Mbappé, Bernat) n'étaient pas du voyage sur la Côte d'Azur. Début septembre, déjà, il menait ses partenaires à la victoire lors de la réception du Real Madrid pour la première journée de Ligue des champions (3-0), grâce à un autre doublé soyeux, pour ainsi lancer idéalement la saison européenne de son équipe.

De nouveau attendu en Belgique

Du coup, beaucoup de choses reposeront encore sur les frêles épaules de Di Maria, ce mardi à Bruges, et Thomas Tuchel attendra sûrement une performance de haut niveau de la part de son ailier sud-américain. Car si Edinson Cavani sera du déplacement et que Kylian Mbappé sera possiblement titulaire, l'homme en forme côté parisien, c'est évidemment l'ancien Merengue. Et la titularisation du buteur tricolore ne peut que bénéficier à son partenaire de l'attaque, qui ne focalisera donc pas toute l'attention de la défense adverse et n'en sera probablement qu'encore plus dangereux. Une chose est certaine : en préparant son dispositif, le tacticien allemand n'hésitera pas une seule seconde à inscrire le nom du natif de Rosario au sein du onze de départ. Qui l'eut cru, il y a environ deux ans lorsque tout le monde ou presque, du côté du PSG, préparait ses adieux à un Di Maria devenu depuis, bien plus qu'un remplaçant de luxe, l'ange gardien de l'animation offensive parisienne.
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ladestineek3r 22 oct. à 12:52

Même s'il a tendance à être un peu facile souvent, c'est régal Di Maria, lorsque Ney n'est pas là

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