Football Soccer - Juventus v Crotone - Serie A - Juventus Stadium, Turin, Italy - 21/5/17Juventus' Paulo Dybala celebrates scoring their second goal Reuters / Giorgio Perottino (Reuters)
Ligue des Champions - Finale

Ligue des champions, finale : Paulo Dybala, le joyau de la Juve, vu d'Argentine

Le Real Madrid et la Juventus se retrouvent samedi soir (20h45) pour la finale de la Ligue des champions. Pour tenter de gagner la troisième C1 de l'histoire du club, Massimiliano Allegri pourra compter sur ses derniers remparts, mais aussi sur Paulo Dybala, le nouveau Messi de la presse argentine.

«On me compare à Messi mais je n'y prête pas attention. Le but, c'est d'être ensemble, pas de se comparer», confiait Paulo Dybala au quotidien espagnol El Pais ce dimanche. Si le discours du joueur de vingt-trois ans est pondéré, il voit juste. Pour autant, cela n'empêche pas la presse argentine d'identifier à de multiples reprises l'attaquant de la Juventus Turin à la Pulga. Pour preuve, lorsque le natif de Laguna Larga inscrit un doublé lors des quarts de finale aller de la Ligue des champions contre le FC Barcelone, voilà ce qu'écrit le quotidien argentin, Clarin, le 12 avril : «sur le second, il inscrit un but à la Messi : un tir du gauche dans la surface de réparation, précis et inarrêtable». Et lors de l'avant-dernière journée de Serie A, le 21 mai, La Nacion, un média implanté à Buenos Aires, assure que «Paulo Dybala a inscrit un but sur coup franc à la Messi».
Mais Clarin va bien plus loin que cette comparaison entre les deux diamants de l'Albiceleste. Avant d'accueillir le Chili pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2018, le 14 mars, le sélectionneur de l'époque Edgardo Bauza doit faire sans Paulo Dybala, blessé à l'aine. Ce que titre ce média local est plutôt déroutant : «Messi, Higuain et la sélection perdent plus sans Dybala».

Un présent certain, mais un avenir en pointillés

Depuis son arrivée en provenance de Palerme, en 2015, "la Joya" (le joyau), comme il est surnommé, ne fait pas dans le détail avec la Juve, comme en témoignent ses 41 buts et ses 16 passes décisives en 93 rencontres, toutes compétitions confondues. Les dirigeants turinois ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en lui faisant signer une prolongation de contrat jusqu'en 2022, accompagnée d'un salaire de cinq millions d'euros, ce qui en fait le deuxième plus gros revenu du club. «J'aime gagner et c'est l'équipe parfaite pour commencer à le faire dans ma carrière», lâchait le joueur après avoir prolongé. Reste à savoir jusqu'à quand cela durera. Clarin relaie que l'ancien joueur d'Instituto a avoué dans une interview à Sky Sports qu'il aurait «aimé jouer avec Zidane». S'il ne peut plus jouer avec lui, il pourrait peut-être un jour jouer pour lui...
Thomas Ravenel
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