Soccer Football - Europa League - Group Stage - Group K - Dynamo Kiev v Stade Rennes - NSC Olympiyskiy, Kiev, Ukraine - November 8, 2018  Dynamo Kiev's Vitaliy Mykolenko in action with Stade Rennes' James Lea Siliki   REUTERS/Valentyn Ogirenko (Reuters)
Ligue Europa - Groupe K

Ligue Europa : Sans inspiration, Rennes sombre face au Dynamo Kiev et a un pied en dehors de la compétition

Décidément, les clubs français ne font pas mieux que lors de la 3e journée. Rennes a perdu à Kiev face au Dynamo (3-1) et voit la qualification s'éloigner.

La leçon : Entre Kiev et Rennes, trois mondes d'écart

Le Dynamo a fait tout ce que Rennes n'a jamais réussi à faire. Les Ukrainiens ont mis de l'intensité dès le début de la rencontre, ont cherché à combiner, à faire bouger les lignes adverses et à utiliser les espaces béants laissés par la défense rennaise. Le contraste était si fort qu'on se demandait parfois si le match se jouait réellement à 11 contre 11, surtout lors du premier acte. Au cœur du jeu, les milieux de terrain de Kiev, seuls et face au but, avaient tout le loisir de se projeter et de lancer les attaquants. Subissant les dédoublements, le jeu plus fluide, un pressing plus intense que leurs adversaires, Rennes a été mis en difficulté et n'a jamais pu se sortir de ce piège.
Le premier but était symptomatique de la différence dans l'attitude entre les deux équipes.
Paradoxalement, ce n'est pas dans le jeu que les Rennais ont concédé l'ouverture du score, mais sur coup de pied arrêté. Mais une fois de plus, ce but était symptomatique de la différence dans l'attitude entre les deux équipes. D'abord, Traoré était trop court au premier poteau pour empêcher Benjamin Verbic de couper la trajectoire du corner (1-0, 13e). Le deuxième but venait aussi d'un coup franc, avec toujours Tsygankov à la baguette. Mykolenko, abandonné par l'arrière-garde rennaise, n'a pas laissé passer l'occasion de tromper Koubek, seul dans la surface (2-0, 68e). Le portier rennais avait déjà par deux fois sauvé les siens en première période face à l'ailier brésilien Sidcley (28e, 33e).

Ces difficultés ont poussé Sabri Lamouchi à réagir à la mi-temps, en sortant Traoré pour apporter du poids offensif. M'Baye Niang est entré en jeu pour venir se placer aux côtés d'Ismaila Sarr, bien seul sur le front de l'attaque. Ce changement a bien insufflé un semblant de révolte chez les Bretons. Les Rennais ont réussi à se créer quelques occasions après la pause, mais n'ont jamais concrétisé leurs rares temps forts. Finalement, Shaparenko est venu crucifier les derniers espoirs de Rennes (3-0, 72e) avant qu'en fin de rencontre Siebatcheu ne sauve l'honneur (3-1, 89e). La différence de niveau était trop visible ce soir pour espérer quoi que ce soit, surtout si Rennes voulait prétendre à la qualification. Une qualification qui s'éloigne donc de plus en plus.

Le gagnant : Kiev se rapproche des huitièmes

Grâce à cette victoire, le Dynamo rejoint Astana en tête du groupe avec cinq longueurs d'avance sur le Stade Rennais. Les Ukrainiens qui n'ont pas perdu depuis treize rencontres à domicile en Ligue Europa ont montré de belles choses contre des Rennais bien trop tendres pour rivaliser. Sur les rares séquences où ils ont baissé de rythme, Rennes n'est jamais parvenu à en profiter. L'infatiguable Benjamin Verbic à la pointe de l'attaque, Sidcley, bien que maladroit et Tsygankov auraient pu faire encore plus mal à Rennes. Derrière eux, ils étaient constamment alimentés par Buyaskiy et surtout Shaparenko, véritable chef d'orchestre au milieu de terrain.

Le perdant : Nyamsi, récit d'une première cauchemardesque

Sabri Lamouchi a voulu tenter le coup. Gerzino Nyamsi a fait ses débuts professionnels ce soir avec Rennes, dans un match très loin d'être évident pour lui. Le jeune défenseur central s'est montré extrêmement fébrile dès les premières minutes de la rencontre. Et son calvaire s'est prolongé tout le long du match... jusqu'à son remplacement à la 74e minute par Jérémy Gelin. Quelques instants auparavant, Shaparenko n'avait fait qu'une bouchée de lui pour inscrire le troisième but de son équipe. Débordé par l'engagement, gêné par le pressing des attaquants adverses, il n'a jamais semblé au niveau. Bien en peine, ses coéquipiers autour de lui n'ont pas permis de dégager la sérénité nécessaire pour le rassurer. Les Ukrainiens ont même souvent ciblé l'axe droit pour attaquer. A sa droite, Traoré n'a pas fait mieux. Malheureusement, cette première restera pour lui comme un souvenir très difficile. - J.D.
Réagissez à cet article
500 caractères max