(Kano Pillars/D.R)
L'Afrique, c'est foot !

Lionel Soccoia, Bleu du Nigeria

C'est aux Kano Pillars, dans le nord du pays, que le technicien français s'est récemment installé. Et où il s'apprête à découvrir son septième Championnat africain depuis ses débuts sur le continent. (CREDIT PHOTO: Kano Pillars)

Un Français sur un banc nigérian, cela n'était plus arrivé depuis Philippe Troussier, éphémère sélectionneur des Super Eagles en 1997, qu'il avait d'ailleurs qualifiés pour la Coupe du monde 1998. Grand voyageur passé précédemment par le CIFAS (Bénin), l'AFAD Djekanou (Côte d'ivoire), le CF Mounana (Gabon), le Cotonsport de Garoua (Cameroun), l'African Lyon (Tanzanie) et Black Leopards (Afrique du Sud) l'an dernier, le technicien provençal Lionel Soccoia a été nommé il y a quelques semaines entraîneur des Kano Pillars (D1 Nigeria). Un club nigérian, relativement jeune, situé dans le nord du pays, avec lequel il disputera la Coupe de la Confédération africaine 2020-2021. Son adversaire du tour préliminaire est déjà connu puisque Soccoia défiera le Jaraaf de Dakar, avec match aller au Sénégal.

«Quand je suis arrivé ici, il y avait presque 50 joueurs à l'entraînement, dont douze recrues...»

«Le championnat 2020-2021, dont la reprise était prévue initialement le 15 novembre, débutera finalement le 6 décembre. Mais cette date correspond à notre match retour de Coupe de la Confédération africaine, explique le quadragénaire. Quand je suis arrivé ici, il y avait presque 50 joueurs à l'entraînement, dont douze recrues. Depuis, j'ai scindé le groupe en deux et créé une sorte de réserve. J'ai gardé une trentaine d'éléments mais un seul nouveau en vue de la compétition nationale, très longue, mais aussi de l'échéance continentale. Si j'étais arrivé quelques jours plus tôt, j'aurais sans doute pu recruter en fonction de besoins précis. Là, j'ai trouvé un groupe homogène mais sans grande vedette, hormis l'ancien international Rabiu Ali (40 ans !), notre capitaine et milieu. Avec 38 journées, il faudra nécessairement faire tourner».

Pas forcément mis dans de bonnes conditions lors de son dernier passage sur un banc africain, aux Black Leopards, Soccoia apprécie l'attitude ses dirigeants qui, sans rouler sur l'or, « font des efforts pour moi. Ils m'ont trouvé un appartement, j'ai également une imprimante, un chauffeur. En tant que Français expatrié, je me dois aussi de faire très attention dans la sous-région. J'ai déjà connu cette situation lorsque je coachais le Cotonsport de Garoua pendant un an dans le nord du Cameroun».

«Clairement, il faut tout gagner !»

Septième du Championnat la saison dernière (seulement 25 journées disputées en raison de la Covid-19) et vainqueur de la dernière Coupe nationale disputée en 2019, Kano Pillars nourrit de grandes ambitions cette saison. «Clairement, il faut tout gagner !» sourit le Français. A commencer par ce duel continental face au Jaraaf Dakar. «C'est l'occasion pour moi de renouer avec la Coupe d'Afrique. La dernière fois, c'était avec le CF Mounana pour un huitième de finale perdu en 2015 contre les Orlando Pirates de Soweto (2-2, 0-3) !»
Frank Simon 
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