Loïs Diony lors de l'entraînement d'Angers jeudi matin. (N. Luttiau/L'Équipe)
Ligue 1 - Angers

Loïs Diony (Angers) : « Le plus important, c'est d'être sur le terrain »

L'attaquant Loïs Diony (27 ans), qui n'entrait plus dans les plans de Claude Puel à Saint-Étienne, espère se relancer à Angers, après une saison 2018-2019 où il n'a disputé que 16 matches (pour 2 buts) sous le maillot des Verts toutes compétitions confondues.

Laissé libre par Saint-Étienne, l'attaquant Loïs Diony (27 ans) s'est engagé, jeudi, à Angers. Lié au SCO jusqu'en 2023, le joueur a été présenté à la presse, ce vendredi, au centre d'entraînement de la Baumette.
« Vous avez commencé à vous entraîner avec vos nouveaux coéquipiers jeudi. Comment se passent vos premiers pas à Angers ?
Très bien. Tout est allé très vite. Les entraînements se sont très bien passés. Le groupe m'a bien accueilli, le staff aussi. Je suis très content d'être ici, même s'ils me réclament la traditionnelle chanson. Je n'aime pas trop ça. Je suis en train de négocier avec le capitaine pour l'esquiver mais ça va être compliqué (rires). À Bristol (D2 anglaise, où il fut prêté de janvier à juin 2018), j'avais payé une amende pour me débarrasser de ça, mais ici, j'ai l'impression que ça va être compliqué.

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Pourquoi avez-vous choisi Angers ?
Parce que déjà, il y a Seb' (Sébastien Larcier, directeur sportif du SCO). On se connaît depuis très longtemps. C'est lui qui m'a permis de découvrir le monde professionnel (alors responsable de la cellule recrutement de Dijon, Larcier avait fait signer Diony en provenance du Stade Montois [CFA] en janvier 2014). Le rendez-vous avec le coach m'a aussi beaucoup donné envie de venir. J'hésitais entre partir à l'étranger et rester en Ligue 1. Et quand Angers s'est présenté, je n'ai plus hésité. Ici, tout est réuni pour m'épanouir comme dans le passé. Je peux prendre du plaisir sur le terrain avec un peu moins de pression médiatique. Ici, c'est un club familial.
« Je suis un 9, un avant-centre, j'aime ce poste. Mais j'ai les qualités qui me permettent d'être polyvalent »
Comment expliquez-vous que ça n'ait pas fonctionné à Saint-Étienne ?
C'est une mayonnaise qui a mal tourné. J'ai eu beaucoup de coaches en très peu de temps. Quand je suis arrivé (en 2017), ce sont peut-être plus les dirigeants qui me voulaient que le coach (Oscar Garcia). Il est parti au bout de trois mois, on n'a pas été terribles les six premiers mois. Après, j'ai peut-être aussi fait une erreur de partir en Angleterre (en janvier 2018). J'aurais peut-être dû rester pour tenter d'inverser la tendance. Mais, maintenant, c'est du passé.
À quel poste préférez-vous jouer : dans l'axe, sur un côté ?
Depuis tout petit, je suis un 9, un avant-centre, j'aime ce poste. Mais j'ai les qualités qui me permettent d'être polyvalent. Durant ma formation aux Girondins de Bordeaux, j'ai pu évoluer un peu sur les côtés. Si je dois jouer sur les côtés, j'ai une préférence pour le côté gauche pour rentrer sur mon pied droit. Mais je suis capable de jouer sur tout le front de l'attaque, que ce soit en pointe ou sur le côté. On en a discuté avec le coach. Le plus important, c'est d'être sur le terrain.
Quelle image avez-vous du SCO ?
C'est une équipe qui m'a souvent réussi, j'ai souvent marqué face à Angers (sourire). C'est une équipe qui, chaque année, figure plutôt en haut de tableau. Ils n'y sont pas pour rien. Après, comme toute équipe, elle connaît des hauts et des bas. C'est une équipe capable de produire un beau football avec de très bons joueurs de ballons, c'est ce qui peut m'aider à prendre la profondeur.
« Je dois remettre les choses au clair avec les gens qui ont pu penser que j'étais fini ou que je n'étais pas un bon joueur »
Physiquement, comment vous sentez-vous ?
Bien, même si j'ai encore un peu de retard à cause d'un accident de vélo. J'ai loupé six semaines de préparation. Je reviens. Ça fait plus d'un mois que j'ai repris avec le groupe à Saint-Étienne. Il faut continuer à bosser pour être prêt le plus rapidement possible. Mentalement, je n'ai pas très bien vécu les derniers mois, forcément. Mon accident est arrivé à deux jours de la reprise. Je me suis écarté un peu du groupe. Après, le coach (Claude Puel) avait fait ses choix. Ce n'était pas facile mais on n'a pris ça à la rigolade avec le groupe de lofteurs. Il faut le prendre avec le sourire sinon les journées sont longues. On restait quand même sérieux car quand tu t'apprêtes à changer de club, il faut être bien physiquement.

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Êtes-vous revanchard par rapport à vos dernières saisons ?
Pas par rapport à Saint-Étienne, mais par rapport à moi-même. Je dois remettre les choses au clair avec les gens qui ont pu penser que j'étais fini ou que je n'étais pas un bon joueur. Je sais ce que j'ai fait dans le passé, je connais mes qualités et elles n'ont pas disparu. Avec la confiance et des minutes de jeu, tout reviendra comme avant. »
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