galtier (christophe) (A.Martin/L'Equipe)
Ligue 1 - 38e journée

Longévité, plan de jeu, vestiaire... Quel est le bilan de Christophe Galtier à Saint-Etienne ?

En fin de saison, Christophe Galtier quittera les Verts après huit ans de bons et loyaux services. L'heure est désormais au bilan, dressé par ceux qui l'ont côtoyé ou observé depuis ses débuts à la tête de Saint-Etienne.

Une longévité sans pareil

Huit longues années : Christophe Galtier pourra se targuer d'avoir duré dans le paysage de la Ligue 1. Dans l'Hexagone, aucun entraîneur actuellement en poste n'enregistre une telle longévité. «Il a eu une certaine régularité dans les résultats, il a ramené Saint-Étienne aux portes du podium», souligne Alain Perrin, dont Galtier fut l'adjoint pendant plusieurs années à Portsmouth, Sochaux, Lyon et chez les Verts. Depuis 2011, ceux-ci végètent entre la 7e et la 4e place. Sans chute ni sursaut. Et c'est peut-être là que le bât blesse. On pourrait très bien regretter que l'ASSE n'ait pas gravi un échelon, qu'elle n'ait pas bousculé le podium. Toutefois, pour Alain Perrin, pour des raisons pécuniaires, l'ère Christophe Galtier ne sera pas teintée d'un sentiment d'inachevé : «Saint-Étienne n'a pas le budget du PSG, de Lyon ou de Marseille. Le club a rempli son rôle : être un outsider derrière de grosses cylindrés.» «Il faut relativiser et ne pas oublier que Christophe Galtier a réussi à stabiliser un club qui était en grande difficulté», ajoute Gérard Gili, l'ancien entraîneur de Marseille, et deuxième mentor de l'entraîneur stéphanois.

Une philosophie de jeu discutée

En dehors des résultats sur le pré, la méthode Galtier est surtout critiquée pour sa frilosité offensive. Le natif de Marseille ne s'en est d'ailleurs jamais caché. «Chez nous, la meilleure défense, c'est vraiment pas l'attaque. Et je remarque qu'on fait partie des meilleures défenses de Ligue 1», avouait-il dans une interview à L'Equipe début avril. Mais Gérard Gili ne croit pas au mythe selon lequel Christophe Galtier serait un technicien ultra défensif. «Je pense qu'il a surtout dû s'adapter au profil de ses joueurs. A une période, il avait une équipe qui pouvait gagner des matches. Dernièrement, il a surtout une équipe faite pour ne pas les perdre», analyse l'ancien entraîneur des Girondins et de l'OM. Il faut du talent pour pouvoir remporter des rencontres. C'était le cas au début, mais le jeu est devenu un peu plus académique au fil des saisons.» Elie Baup, ancien coach de Saint-Etienne, abonde dans ce sens : «Lorsqu'il avait Aubameyang, il y avait beaucoup moins de critiques sur son jeu. Avec une récupération basse et des transitions rapides vers l'avant, il faut aussi avoir des joueurs capables de se créer rapidement des occasions.» 

En Europe, Saint-Etienne bégaye

«Christophe Galtier a réussi à qualifier Saint-Étienne pour la Ligue Europa plusieurs fois d'affilée. En France, peu de clubs ont eu une telle régularité», avance Alain Perrin, à raison. Avec quatre participations sans discontinuité, Saint-Etienne a de nouveau humé le parfum de l'Europe, ce qui était loin d'être acquis lorsque Galtier prenait les rênes en 2009 de cette équipe à la peine, pointant à la 18e place. Seulement voilà, on ne peut pas dire que le parcours des Verts en Ligue Europa ces dernières années soient aussi reluisants que lors de la grande époque. Pire encore, Galtier a régulièrement été pointé du doigt, suspecté de ne pas jouer la compétition européenne à fond et préférant miser davantage sur le Championnat et les coupes nationales. «Il a quand même remporté un trophée (Coupe de la Ligue en 2013, ndlr) que Saint-Etienne attendait depuis très longtemps. Ajouté à sa longévité, ça impose le respect», défend Elie Baup.

Le vestiaire selon Christophe Galtier

Aubameyang, Guilavogui, Ghoulam, Matuidi... Sous ses ordres, plusieurs joueurs ont nettement progressé. Pour Gérard Gili, c'est quelque chose qu'on retiendra de Galtier. «C'est quelqu'un de très proche des joueurs, qui les pousse à se dépasser», explique l'ancien entraîneur marseillais, qui l'a connu au centre de formation de la cité phocéenne alors qu'il avait 14 ans. «A Bastia, quand il était mon adjoint (entre 2002 et 2004, ndlr), il avait des interventions "masquées" qui transformaient le visage du groupe». Une facette de sa personnalité qu'il aurait importée à Saint-Etienne, expliquant ainsi la trajectoire fulgurante de certains de ses anciens joueurs.
Antonin Deslandes 
Réagissez à cet article
500 caractères max
santos5 21 mai à 23:43

Il a qualifié sainte en coupe d'Europe, mais pour battre qui, sa fin de saison est pitoyable, Ajax , je suis sur n'a pas un budget colossal, et pourtant il va disputer la finale, pour revenir a notre ex entraîneur, il se plaignait sans cesse , regrettant le nombre de rencontres, dois je lui rappeler que Monaco est champion et pourtant il a participé au preliminaire de coupe avec une demi finale, il s'est mis à dos la moitié de l'effectif , il était temps qu'il s'en aille