Allemagne - Bayern

Lucas Hernandez (Bayern Munich) : « Il n'y a pas eu besoin de me convaincre »

Le défenseur international français a été présenté ce lundi par son nouveau club. À l'écouter, le Bayern Munich n'a pas eu à forcer pour le convaincre de signer.

Lucas Hernandez n'a eu besoin que de quelques secondes pour conquérir les quelque 80 journalistes présents dans l'immense salle de presse à l'Allianz-Arena lors de sa présentation officielle au Bayern Munich, ce lundi. L'international français de 23 ans (15 sélections) a d'emblée pris la parole pour se présenter en allemand : « Servus (salut en bavarois). Je suis Lucas et heureux d'être ici. Je me réjouis de porter ce maillot et j'ai hâte que la saison commence. Pack mass (Allons-y). »
« Quel rôle vous attend au sein de la défense du Bayern Munich ?
J'arrive dans un très grand club avec de grands joueurs pleins d'expérience. J'ai le choix entre jouer dans l'axe ou sur le côté gauche. Tous les défenseurs au Bayern sont de grands joueurs et je pense que chacun peut prendre ses responsabilités. Je débarque ici pour avoir un rôle de leader. C'est mon caractère, vous allez voir.
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Pourriez-vous évoluer dans une défense à trois, que Niko Kovac, votre entraîneur, pourrait installer dans les prochaines semaines ?
Bien sûr, même si je n'ai jamais joué dans un tel schéma de jeu, que ce soit en équipe de France ou à l'Atlético. Mais je ne pense pas que l'entraîneur va changer sa tactique et qu'il va plutôt rester à une défense à quatre. Quoiqu'il arrive, je saurai m'adapter.
« Les dirigeants du Bayern ont consenti à faire de gros efforts pour me recruter. À moi de faire le taf »
Votre transfert, contre 80 millions d'euros est, de loin, le plus cher de l'histoire du Bayern. Comment comptez-vous gérer ce poids ?
Les dirigeants du Bayern ont consenti à faire de gros efforts pour me recruter. À moi de faire le taf (travail). Je suis quelqu'un qui donne toujours son maximum, que ce soit en match ou à l'entraînement. Je suis fier de pouvoir bientôt porter ce maillot. Avec cette clause libératoire, c'est un énorme investissement, j'en ai parfaitement conscience. A moi de prouver aux supporters et aux dirigeants que c'est mérité.
Vous venez d'hériter du numéro 21, qui a longtemps appartenu à Philipp Lahm, considéré comme un monument en Bavière.
C'est un honneur d'hériter d'un numéro historique. Lahm a été un joueur énorme. C'est aussi un honneur de pouvoir porter ce maillot et de défendre ses couleurs du mieux possible.
Le transfert de votre ami Antoine Griezmann au FC Barcelone se complique. N'y a-t-il pas moyen de le faire venir au Bayern cet été ?
Antoine est un très grand joueur et il y a de très grands clubs qui le courtisent. Personnellement, je lui ouvre la porte ici. C'est vrai que le Bayern est un énorme club et Antoine un grand joueur. Je ne sais pas si le club est intéressé, mais si jamais son transfert au Barça ne devait pas aboutir et que le Bayern avait une chance, il pourrait évoluer ici et enrichir son palmarès pour y devenir l'un des meilleurs joueurs au monde.
Où en êtes-vous après votre opération du genou droit ?
J'ai été opéré il y a un peu plus de trois mois maintenant. Le ligament est stable, le genou répond très bien. J'espère avec le staff médical de pouvoir débuter la Bundesliga à 100 % (le 16 août contre le Hertha Berlin). C'est mon objectif. Je vais lutter pour y parvenir.
« Ce club est une petite famille. Ça ne fait pas longtemps que je suis là, mais je le ressens déjà »
Expliquez-nous ce qui a été décisif dans votre décision de rejoindre le Bayern ?
Lorsque mon agent m'a informé de l'intérêt du Bayern, j'ai été tellement honoré. J'ai beaucoup parlé du Bayern avec Corentin Tolisso, qui est un grand ami, ainsi qu'avec Kingsley Coman. C'est un club immense. Je remercie l'Atlético pour tout ce qu'il m'a donné. Dans ma tête, je voulais rejoindre le Bayern dès le début. Il n'y a pas eu besoin de me convaincre.
Au Bayern, il y a une tradition des Français depuis une vingtaine d'années qui se perpétue. Est-ce un argument qui a joué dans votre décision ?
Chaque Français au Bayern a connu une belle réussite, que ce soit Franck Ribéry ou Bixente Lizarazu, qui se sont construit un palmarès en béton. À Munich, ils ont gagné la Ligue des champions et le Championnat à de nombreuses reprises. Ce club est une petite famille. Ça ne fait pas longtemps que je suis là, mais je le ressens déjà.
De quelle image jouit le Bayern en France aujourd'hui ?
Le Bayern a une belle image un peu partout. C'est l'un des meilleurs clubs au monde. Il n'y a qu'à voir son palmarès. Toutes les saisons, il lutte pour remporter la Ligue des champions. C'est la réalité. Cela restera toujours comme ça. Tout le monde en est conscient.
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