darder (sergi) lacazette (alexandre) ferri (jordan) cornet (maxwell)  rafael (LAHALLE PIERRE/L'Equipe)
Ligue 1 - 28e journée

Lyon fait redescendre le PSG sur terre

Très peu concernés avant la pause, un peu plus après, les Parisiens sont logiquement tombés à Lyon, dimanche soir (1-2). Leur série d'invincibilité en Ligue 1 s'arrête donc à 36 matches.

Le coup de froid

On joue depuis une grosse dizaine de minutes. L'OL, mieux entré dans son match, exerce un pressing très haut qui gêne considérablement les Parisiens, privés de Verratti (blessé) et Matuidi (remplaçant). Sur un ballon récupéré à 25 mètres, Ferri donne à Lacazette qui sert Cornet sur le côté gauche de la surface. L'attaquant rhodanien contrôle, enrhume Van der Wiel d'un crochet extérieur avant de tromper Trapp du droit (13e). Le match est lancé.

Le coup bas

Paris se fait promener et n'existe pas dans le jeu. Pas la moindre petite occasion à se mettre sous la dent... Visiblement nerveux, Thiago Motta, au duel avec Ferri, lui assène un coup de poing au visage. Pas violent, mais vraiment pas beau à voir. M. Jaffredo ne lui adresse qu'un carton jaune alors que le rouge aurait été mérité.

Le coup du sombrero

Lyon réalise une première mi-temps très sérieuse, appliquée. Cornet a mis l'OL sur les bons rails (voir ci-dessus), le PSG ne répond pas. Arrivent alors les arrêts de jeu. Rafael est servi le long de la ligne de touche devant un David Luiz peu concerné. Maxwell, spectateur, laisse le Brésilien centrer. Dans les six mètres, Darder reçoit le cuir, réussit un coup du sombrero aussi soudain qu'incroyable sur Thiago Silva et termine devant un Trapp scotché à sa ligne (2-0, 45e+2). Le break est fait. L'exploit est en marche.

Le coup de nerfs

Son équipe ayant eu toutes les peines du monde à créer du jeu en première période, Laurent Blanc lance Javier Pastore dès le retour des vestiaires en lieu et place de Benjamin Stambouli. En cinq minutes, le milieu argentin montre à quel point il a faim. Il s'arrache d'abord à droite pour conserver le ballon, puis dans la surface pour le récupérer devant Ferri, qui le devançait. Lucas récupère et marque son sixième but de la saison d'une belle frappe du gauche (51e). Le match est relancé.

Le coup de main

Paris montre enfin le bout de son nez et pousse pour essayer d'égaliser. Sur un contre, l'OL a pourtant l'occasion de tuer le match. Parfaitement servi par Ferri, Ghezzal, seul à dix mètres, bute toutefois sur Trapp, très vite sorti à sa rencontre et qui dévie sa frappe en corner (61e). Le portier allemand, qui avait tardé à réagir sur le but de Darder, permet cette fois à son équipe de rester dans le match.

Le coup fourré

Pas de Verratti, pas de Di Maria et le PSG deviendrait presque une équipe "normale" de Ligue 1. On force un peu le trait, mais le club du président Al-Khelaïfi était méconnaissable en ce dimanche soir. L'absence du duo italo-argentin a fait beaucoup de mal aux hommes de Laurent Blanc. Et la présence de Matuidi sur le banc au coup d'envoi n'a rien arrangé. On a par exemple l'impression que Thiago Motta n'est plus le même lorsque ni Verratti, ni Matuidi ne sont sur le terrain. Il faut dire que Stambouli, une nouvelle fois décevant et remplacé par Pastore au retour des vestiaires (46e), n'est pas si rassurant. Devant, les passes "casse-ligne" de Di Maria ont énormément manqué. Et si Lucas a réduit le score, les Parisiens n'ont jamais donné l'impression de pouvoir aller chercher le nul, voire la victoire. Et ça, Di Maria et Verratti l'ont bien vu.

Le coup de maître

Des blessés, des doutes dans le jeu et la réception d'un PSG injouable : Bruno Génésio ne s'attendait sûrement pas à voir une partie aussi aboutie de la part de ses joueurs. Et ce succès de prestige est aussi le sien. Depuis janvier, il a réussi à remettre son vestiaire sur le droit chemin, il a par exemple remis en confiance un joueur comme Lacazette qui en manquait terriblement. On ne parle plus des boulettes de Yanga-Mbiwa, de l'inutilité de Darder ou encore du rendement insuffisant de Gonalons. Cet OL a appris, cet OL a grandi et cet OL est prêt à aller chercher une place en C1. Et Génésio doit être salué.

Le coup du sort

Si son arbitrage a été parfaitement maîtrisé dimanche soir, Lionel Jaffredo est la bête noire du PSG. Pourquoi ? Parce que le Breton était déjà aux commandes de la rencontre entre Bordeaux et le PSG en mars dernier, lors de la dernière défaite des Parisiens en Ligue 1 (2-3). Un petit clin d'œil qui ne doit sûrement pas faire rire Ibrahimovic et les siens, qui ne termineront donc pas la saison invaincus en Championnat.

Le coucou

Le coup sûr : 36

Le Paris-SG a donc perdu en Ligue 1 après 36 rencontres sans revers en Championnat. Nouveau record.

Le coup d'oeil : Pascal Dupraz, ancien entraîneur de l'Evian-TG

dupraz (pascal) (GROSCLAUDE ALAIN/L'Equipe)
dupraz (pascal) (GROSCLAUDE ALAIN/L'Equipe)
«Je ne suis pas surpris par cette victoire de Lyon. L'OL a mérité de l'emporter, il a réalisé un très bon match. Paris était un peu en-dessous. Lyon les a contraints à être moins bons, ils sont allés les chercher très haut dans leur camp. Mais il s'en est fallu de peu pour que Paris revienne car on a senti qu'ils s'étaient remis dans le bon sens en deuxième période. Lyon, au courage, a très bien défendu et a montré de belles vertus. Paris n'a pas pu jouer dans son confort habituel, installer son jeu. Ils ont tout simplement eu moins de temps pour ça».
Timothé Crépin  et Bruno Rodrigues 
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mars72 28 févr. à 23:01

bravo Lyon mais pas à france football vu le titre: Lyon fait redescendre le PSG sur terre ah oui mais ils sont à 31 points alors il faudrait relativiser

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