(J.Prevost/L'Equipe)
Ligue 1 - 2e journée

Lyon pulvérise Angers (6-0) !

Déjà vainqueur à Monaco le week-end dernier (0-3), l'OL a livré une prestation XXL face à des Angevins totalement dépassés (6-0). Aouar, Depay et Dembélé ont notamment brillé.

La leçon : l'OL écrase tout sur son passage

Après s'être tranquillement imposé à Monaco la semaine dernière (0-3), Lyon a confirmé sa très grande forme du moment en surclassant également Angers, ce vendredi à domicile (6-0). Dans un Groupama Stadium acquis à leur cause, et qui a réservé avant le coup d'envoi un hommage appuyé à Juninho pour son «retour à la maison», les hommes de Sylvinho ont fait feu de tout bois. Particulièrement en jambes, Houssem Aouar a frappé le premier, du droit, à 20 mètres (11e). Sans une parade de Butelle, Depay aurait doublé la mise quelques minutes plus tard, d'une belle frappe enroulée (20e). C'est finalement Moussa Dembélé, en solitaire, qui s'en est chargé, après avoir enrhumé un Pavlovic bien emprunté sur le coup (36e). Avant que Depay, bien décalé par l'intenable Aouar, ne corse encore l'addition (42e).

Sonné, le SCO a alors rejoint le vestiaire tête basse à la pause, terriblement secoué par le pressing très haut et agressif des Rhodaniens, particulièrement tranchants sur les côtés. Il a toutefois fallu un superbe arrêt de Lopez pour empêcher Pereira-Lage d'égaliser à 1-1 (13e) et de donner, peut-être, un tout autre sens à cette rencontre. La suite a été bien plus compliquée, évidemment, même si Alioui (30e) ou Pereira-Lage (35e) ont timidement montré le bout de leur nez. Mais l'OL, sûr de sa force, a poursuivi sur sa lancée en pressant très haut et en développant un jeu particulièrement rapide.
Un trio Aouar-Depay-Dembélé étincelant.
La sanction est tombée aussi vite. Quatre petites minutes après le retour des vestiaires, l'OL a frappé de nouveau. D'un magnifique piqué par-dessus la défense, Aouar s'est offert sa deuxième passe décisive de la soirée pour Depay, buteur cette fois d'une belle demi-volée (49e). Traoré a eu beau gâcher une belle occasion (60e), Dembélé y est allé aussi de son doublé, profitant au passage d'une erreur de Butelle (65e). Comme si cela ne suffisait pas, Jean Lucas, tout juste entré en jeu, s'est invité à la fête en transformant, de près, un caviar de Depay (70e). Malgré quelques situations supplémentaires, l'OL s'est arrêté là. Au plus grand bonheur d'Angevins totalement dépassés. Raillé pour sa campagne de préparation pour le moins décevante, le club cher à Jean-Michel Aulas a prouvé, comme l'avait promis son coach quelques jours avant la reprise de la Ligue 1, que son «équipe est prête».

Le gagnant : l'incroyable réalisme lyonnais

Huit tirs cadrés, six buts. Si l'OL a fait boire la tasse à son adversaire angevin ce vendredi soir, il le doit en grande partie à son adresse presque insolente à la finition. Etouffants à la récupération, rapides sur le côté, les Lyonnais ont été d'une précision chirurgicale dans le dernier geste. Si Butelle n'est pas exempt de tout reproche sur le cinquième but adverse, il n'a pas pu grand-chose sur les autres. Bien sûr, l'OL a été largement supérieur à tous les niveaux ce vendedi. Mais avec une telle efficacité, pas grand-monde n'aurait pu lui tenir tête...

Le perdant : Pavlovic à côté de la plaque

Bien sûr, c'est toute la défense du SCO qui a souffert face à l'OL, mais Mateo Pavlovic a lui totalement coulé. Peu inspiré dans son placement, emprunté dans ses interventions, le Croate a vécu une soirée cauchemardesque. Et il s'est fait enrhumer de manière assez rare à ce niveau sur deux des six buts adverses : par Dembélé sur le deuxième et par Depay sur le dernier après s'être troué sur le cinquième. Si la pilule risque d'être difficile à avaler côté angevin, Pavlovic va lui très certainement garder cette déroute en tête pendant un bon moment...
Bruno Rodrigues
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pipo 17 août à 16:56

Angers n'a pas joué ! et n' ont pas cherché à se battre ?

Gaucho 17 août à 10:02

Pour pulvériser ils ont pulvérisé. 3 buts par Mi temps et une constance de tous les instants contre une equie qui, par ses cadeaux, pouvait inciter à la déconcentration. J attend avec impatience le match contre Montpellier pour me décider si je dois m enthousiasmer ou si ce sera qu' un espoir sans lendemain.

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