(A.Mounic/L'Equipe)
C. Ligue - Quarts

Lyon qualifié sans trembler face à Brest (3-1)

Dominateur face à une pâle équipe brestoise, Lyon s'est logiquement qualifié pour les demi-finales grâce notamment à un très bon Houssem Aouar (3-1).

La leçon : Brest n'a jamais pesé

Les deux équipes ont beau n'être séparées que de trois places au classement de Ligue 1, il n'y a pas vraiment eu de match entre Lyon et Brest, ce mercredi soir en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, malgré ce que le score peut laisser penser (3-1). Sans un Léon décisif à plusieurs reprises dans le but visiteur, l'addition aurait pu être bien plus salée pour les hommes de Dall'Oglio. Un score flatteur pour les visiteurs mais qui fera sans doute le bonheur de l'OL, à la peine en Championnat (12e) et qui espère peut-être profiter de cette compétition pour s'assurer un strapontin européen pour la saison prochaine.

Malgré dix bonnes minutes brestoises, les premières de la rencontre, l'OL a très vite pris le contrôle des opérations, pour ne plus jamais vraiment le lâcher face à un adversaire il est vrai trop peu piquant. Il a même fallu une superbe parade de Léon pour empêcher Traoré d'ouvrir la marque très tôt, d'une jolie volée après un bon centre de Cornet (12e). Mais la sentence est tombée sept minutes plus tard. Parfaitement lancé par Aouar dans la profondeur, Dembélé s'en est allé ajuster le portier adverse d'une frappe croisée (et écrasée) du gauche (19e).
Grandsir a relancé le suspense pendant quelques minutes...
Bousculés, les Brestois n'ont jamais réussi à se remettre sur le bon chemin, entre hésitations, maladresses et manque évident de repères. Hormis sur un lob d'Autret au-dessus (33e) et une volée osée de Belaud (45e), l'actuel quinzième de Ligue 1 n'a quasiment jamais inquiété Tatarusanu, titularisé à la place de Lopes. Aouar a donc logiquement signé le break pour les siens peu après le retour des vestiaires, d'une frappe en pleine lucarne après un bon service de Tete (55e). Terrier, en face-à-face (61e), et Dembélé, d'une frappe enroulée (64e), ont eu le 3-0 au bout du pied. Mais Léon a à chaque fois sorti le grand jeu. Réaliste, Grandsir a alors su profiter de l'une des très rares occasions des siens pour réduire la marque. Mais trop tard (85e). Surtout que Jean Lucas, d'une frappe à l'entrée de la surface après un bon service de Caqueret, a très vite redonné deux buts d'avance aux siens (90e). L'essentiel est fait, et les Rhodaniens peuvent encore espérer remporter leur premier titre depuis 2012.

Le gagnant : Aouar était partout

En première période, on n'a vu que lui, ou presque. Particulièrement inspiré sur l'ouverture pour Dembélé sur le premier but des siens, Houssem Aouar a fait un mal fou au milieu de terrain brestois par ses inspirations, ses percussions ou ses dribbles. Et, avec un peu plus de réussite, il aurait pu doubler la mise peu avant la pause, d'une somptueuse frappe enroulée qui s'est écrasée sur la barre (42e), puis sur un lob astucieux mais pas assez bien ajusté (44e). Il a finalement attendu le retour des vestiaires pour offrir le break aux siens, d'une frappe enroulée après un caviar de Tete (55e). Une juste récompense pour le milieu de 21 ans, qui a pu céder sa place à Cherki (69e) avec le sentiment du devoir accompli.

Le perdant : le turnover de Dall'Oglio

Son équipe étant avant tout concentrée sur le maintien qu'elle va devoir aller chercher en Championnat, le technicien brestois avait décidé de faire pas mal tourner face à l'OL. Résultat, Brest n'a jamais existé dans le jeu. Sérieusement dominés, ses hommes ont donné l'impression de ne pas avoir réellement de plan de jeu, et de ne pas savoir quoi faire du ballon quand ils l'avaient. Titularisé en pointe, Alexandre Mendy n'a touché que huit ballons avant de sortir à la 68e minute, preuve que le Stade Brestois ne s'est que trop peu montré offensivement.
Bruno Rodrigues
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