Sylvain Marchal n'a pas encore gagné le moindre match de L1 cette saison. (L'Equipe)
La stat qui tue

Marchal: «C'est une vacherie ça?»

Quinze matches, zéro victoire: alors que Saint-Etienne se présente à Metz (17h00), Sylvain Marchal n'a toujours pas connu les joies de la victoire. Il commente pour nous cette anomalie.

Il nous a vus arriver de loin. Le mot «statistique» était à peine lâché que Sylvain Marchal a immédiatement rétorqué: «C'est une vacherie ça, non? Quand ça commence comme ça, c'est que tu vas m'annoncer une vacherie.» Le capitaine du FC Metz ne s'est pas trompé. Il présente la particularité d'être le joueur de L1 à avoir disputé le plus de matches cette saison, sans en avoir gagné un seul: 15 rencontres, 0 victoire. «C'est possible, on n'en a pas gagné beaucoup.» Seulement 5 en l'espace de 28 journées. «Des stats négatives nous concernant en ce moment, il y en a quelques-unes. Il faut essayer de passer au-dessus de ça.»
«Quand on est sur le banc, on est quand même acteur. Je n'ai pas le sentiment de ne pas avoir gagné de match»
À sa place, d'autres joueurs se seraient sans doute sentis un peu chat noir. Pas lui. Son argument choc? Il était déjà à Metz la saison passée, ce qui n'avait pas empêché le club de terminer «champion de L2 avec la meilleure défense». «Si on avait fait une saison de merde l'année dernière ou si ça avait été ma première saison, peut-être, mais là, ce n'est pas le cas. Ça fait 10 ans que je suis en L1 et ça s'est toujours plutôt bien passé.» L'ancien Stéphanois se dit tellement détaché de cette statistique qu'il n'y «avait pas fait gaffe» jusqu'à notre coup de fil. «J'étais sur le banc, je me sentais concerné par les victoires, j'ai participé à la fête, explique-t-il. Quand on est sur le banc, on est quand même acteur. Je n'ai pas le sentiment de ne pas avoir gagné de match. Mon inquiétude, c'est qu'on est dernier. Le reste, je ne me formalise pas là-dessus.»

Dans le contexte actuel (Metz est dernier à neuf points du premier non relégable, Lorient), Marchal tente de se raccrocher à de petites choses pour continuer à espérer. «On se dit que le printemps arrive et que le ciel est bleu en ce moment, plaisante-t-il. On n'est pas non plus à la mine. Il y a pire que nous». Il concède tout de même que ce n'est «pas évident» pour lui «de trouver les mots pour remobiliser tout le monde», alors que le club reste sur 16 matches sans victoire en L1. «On n'est pas fou, on sait qu'on est dans une situation difficile, mais on y croit, insiste-t-il malgré tout. Sinon, qu'est-ce qu'on fait? On arrête de jouer et on va en L2?» Mais de rappeler: «Qu'on essaye déjà de gagner un match». Lui, le premier.
Réagissez à cet article
500 caractères max
xavi 57 14 mars à 14:13

Plus personne n'y crois mon vieux c la ligue 2