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wan bissaka (aaron) rashford (marcus) (S.Mantey/L'Equipe)
Ligue des Champions - Groupe H

Marcus Rashford punit (de nouveau) le Paris Saint-Germain en Ligue des champions (1-2)

Après en avoir disputé la finale il y a deux mois, le Paris Saint-Germain retrouvait ce mardi soir la Ligue des champions et Manchester United. Et Marcus Rashford a une nouvelle fois éteint la lumière au Parc des Princes (1-2). L'international anglais a scellé le sort de la rencontre d'une frappe imparable.

Au Parc des Princes, ce mardi soir, il s'agissait tout à la fois de chasser un vieux songe et de prolonger un rêve dont le Paris Saint-Germain aurait aimé qu'il se transforme en réalité, un soir de fin août. Il s'agissait, aussi et peut-être surtout, d'engranger trois points afin que les unités ne manquent pas une fois l'hiver installé et d'ainsi s'épargner un tirage difficile lorsque le mois de février pointerait le bout de son nez. Il s'agissait, enfin, de composer sans Marquinhos et Marco Veratti. Ou avec Abdou Diallo et un milieu dénué de créativité, c'est selon. Au terme du premier acte, les deux grands absents manquaient en tout cas cruellement au PSG. Incapables de dicter le rythme de la rencontre et de défendre sereinement les rares bonnes incursions mancuniennes, les locaux regagnaient les vestiaires avec un but de retard. Et il n'y avait rien d'illogique à cela, quand bien même Manchester s'était peut-être montré encore moins menaçant que lors d'un huitième de finale retour tristement entré dans la légende en mars 2019. Cette fois encore, c'est un penalty qui venait tourmenter les parisiens. Diallo, de tous les mauvais coups ou presque en début de partie, fauchait Anthony Martial et envoyait Bruno Fernandes défier Keylor Navas. Le portier costaricien repoussait la première tentative du meneur de jeu mancunien mais avait franchi sa ligne avant que ce dernier ne frappe. Fernandes transformait le deuxième essai et le PSG se retrouvait mené (1-0, 23e) sans qu'il n'y ait rien à redire. En dehors d'une ou deux incursions de Neymar et d'une frappe d'Angel Di Maria, Paris n'avait à ce moment-là rien montré.
A la pause, on en attendait donc bien plus de la part des Franciliens. Thomas Tuchel aussi, probablement. C'est en tout cas ce que l'entrée de Moise Kean à la place d'Idrissa Gueye au retour du repos suggérait. L'Italien apportait toute sa fougue - ce qui contrastait avec le premier acte de nombre de ses nouveaux coéquipiers - mais c'est un visiteur qui remettait Paris dans la rencontre. Sur un corner de Neymar... Anthony Martial trompait De Gea d'une tête imparable (1-1, 55e). Problème pour les Parisiens, l'égalisation n'était pas synonyme de véritable réveil. Le mal était ce mardi soir bien plus profond qu'un simple résultat et il fallait attendre la 65e minute de la partie pour voir un mouvement collectif abouti sortir des pieds des locaux. Di Maria et le Ney étaient aux commandes mais Kurzawa finissait par manquer son centre. Entre temps, Danilo Pereira avait sauvé les siens après que Marcus Rashford a déposé Presnel Kimpembé (58e) et De Gea et Navas prenaient toute la lumière par la suite. A tout le moins jusqu'à ce que la star britannique ne prenne les choses en main et ne ravive la blessure de 2019. Sur un exploit individuel, le numéro 10 décochait une frappe aussi puissante que précise et venait sanctionner la piètre prestation de ses adversaires (1-2, 87e). Manchester repartait du Parc avec les trois points et il n'y avait pas grand-chose à redire tant ce PSG-là ressemblait plus à celui d'il y a un an et demi qu'à celui d'il y a deux mois.

Le(s) gagnant(s) : De Gea (et Navas) au niveau

Un penalty stoppé (illégalement pour une poignée de centimètres), quelques sorties parfaitement assurées et rassurantes, deux arrêts brillants devant Rashford (69e et 79e) et... un but encaissé dans les derniers instants sans que sa responsabilité ne puisse être engagée. Si tous les Parisiens s'étaient mis au niveau de leur portier, alors le PSG l'aurait sans doute emporté sans trembler. Sauf à considérer que son homologue du jour était également infranchissable ce mardi soir, ce qui était peut-être bien le cas. Impeccable devant Di Maria et Layvin Kurzawa en début de partie (12e et 13e) puis juste avant la pause pour devancer Mbappé (44e), De Gea n'a rien manqué. En bref, les deux gardiens ont, eux, livré une partition à la hauteur de la petite musique qui avait lancé les hostilités.

Le perdant : Le milieu de terrain parisien

Devant son téléviseur, Verratti a pu mesurer à quel point il était indispensable à ce Paris Saint-Germain là. Sans lui et avec un trio peu complémentaire composé par la recrue Danilo Pereira (précieux sur quelques transitions mancuniennes), Ander Herrera et Idrissa Gueye, les joueurs de Tuchel ont manqué d'à peu près tout dans l'axe du terrain. De créativité au moment où ils avaient le ballon et de discipline lorsqu'il s'agissait de courir après. Dans ces conditions, il semblait sur la pelouse du Parc des Princes exister un gouffre entre les attaquants et les défenseurs locaux.

Thymoté Pinon
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JP03 21 oct. à 13:18

Tout simplement la différence entre une équipe de joueurs et des stars sur un terrain, il y a ceux qui jouent pour gagner et ceux qui jouent pour avoir leur nom en tête d'affiche.

Zlatan01 21 oct. à 9:04

Notre "super star" MBAPPE a encore une fois montré que ce bien plus facile de parler que d'agir! Vouloir plus de responsabilité c'est bien mais répondre présent dans les grands rendez-vous c'est autre chose. Je trouve que RASHFORD qui à le même profil que MBAPPE (jeune très prometteur) lui a donné une leçon d'humilité hier. Ou est passé le MBAPPE de 2018?

Cyrill 21 oct. à 7:26

Ah là ! vous voyez que Mr Tuchel avais raison de réclamer ! Pour compléter son effectif actuel, il lui faudrait Virgil Van Dick, Thiago Alcantara, Sterling et Lukaku et peut-être aussi Ferland Mendy.Quand même, c'était pas trop compliqué de faire l'effort !

Heraclite 21 oct. à 6:15

Des obligés contre des volontaires. Des intérêts personnels contre un collectif. Tu regardes jouer, plutot marcher, le PSG et instantanement tu te dis que si La Fontaine devait voir ce spectacle, il en ecrirait une fable qui traverserait l'histoire et le temps. Tout au PSG transpire l'arrogance et le mepris. Plus nouveaux riches que ça, tu meurs !

RensenbrinkRIP 20 oct. à 23:32

Bon, celui qui a un meilleur ratio de buts par match au parc, ce n'est ni Neymar ni Mbappé. C'est Rashford. A méditer au prochain mercato?

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