(A.Reau/L'Equipe)
Ligue 1 - 33e journée

Mbappé redonne le sourire au PSG contre Monaco en signant un triplé (3-1)

Même si le PSG était officiellement sacré champion de France au coup d'envoi après le nul un peu plus tôt de Lille à Toulouse (0-0), Kylian Mbappé a inscrit un triplé face à son ancien club (3-1). Neymar et Cavani ont eux rejoué.

La leçon : Le PSG et Mbappé se sont bien amusés, Monaco a sombré

À la faveur du match nul entre Toulouse et Lille (0-0) plus tôt dans l'après-midi, le PSG a été sacré champion de France pour la huitième fois de son histoire. Et forcément, après avoir manqué par trois fois l'occasion d'ajouter un nouvel Hexagoal dans sa besace, le club de la capitale a décompressé. Pas transcendants, les Parisiens se sont tout de même offert une promenade de santé face à un Monaco amorphe et sans idées (3-0). Auteur d'une superbe partition et d'un coup du chapeau, Mbappé a allègrement planté son ancien club. Après un premier quart d'heure au petit trop, le PSG a enclenché la deuxième. Sur une superbe sortie de balle menée par Verratti et Alves, Mbappé remisait sur Diaby et attaquait l'espace à grandes enjambées. Le titi servait idéalement le champion du monde qui s'en allait ajuster Benaglio, entré en jeu à la place d'un Subasic blessé (1-0, 15e).
Monaco n'a jamais fait le poids
Quelques minutes plus tard, le Français était tout proche de doubler la mise, mais il butait sur le portier asémiste (19e). Au fil de la rencontre, le bloc de l'ASM s'étirait davantage et le PSG en profitait. À sa main, il profitait des moindres errements adverses. Mbappé, encore lui, profitait d'une erreur d'appréciation de Badiashile, mais sa frappe fuyait le cadre (33e). Pas de quoi le faire douter puisque cinq minutes plus tard, il inscrivait son deuxième but de la soirée après un beau une-deux avec Alves (2-0, 38e). Au retour des vestiaires, l'attaquant de 20 ans poursuivait son show. Après avoir embrassé le poteau (51e), il plantait le troisième but des siens sur un joli centre d'Alves (3-0, 55e). Suffisant pour plier l'affaire face à son ancien club et redonner un peu de temps sur le pré à Neymar et Cavani, tous deux de retour de blessure.

Volontaires, mais désordonnés et un peu nerveux sur les bords, les Monégasques n'ont jamais fait le poids. En perdition, les ouailles de Jardim, qui restaient sur trois matches sans victoire, ont donné le bâton pour se faire battre. Sans compacité, l'ASM a peiné à assurer un équilibre à la perte du ballon. Sans compter les difficultés sur défense placée. Pourtant, la première occasion de la rencontre était à mettre à l'actif de Rony Lopes, qui sollicitait Areola sur une jolie frappe croisée (7e). Par la suite, le club de la Principauté n'a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. Sur un rush, devant la surface parisienne, Golovine allumait une mèche sur une frappe croisée (27e). Sans succès. Puis Martins, sur une belle tentative de loin, obligeait Areola à se distinguer (43e). Puis plus rien ... ou presque, puisque Golovine sauvait l'honneur en trompant Areola à bout portant (3-1, 80e). Avec cette défaite, l'ASM voit Dijon, vainqueur de Rennes ce week-end et barragiste, revenir à quatre points. Comme quoi, le maintien, pourtant si proche il y a encore quelques semaines, est loin d'être assuré.

Le gagnant : Mbappé, toujours plus fort

Certaines mauvaises langues le disaient incapable de tenir ce rôle de pointe. Et pourtant, depuis quelques semaines, Mbappé semble s'affirmer un peu plus, en élargissant, encore, sa palette. Que dire après cette superbe prestation... D'une incroyable justesse dos au but, l'international s'est offert du bon temps au coeur d'un bloc monégasque totalement désuni. En outre, il s'est montré létal face au but en affichant, comme toujours, sa propension à bien attaquer les espaces libres. Au bénéfice de ce triplé, Mbappé accentue son avance au classement des buteurs, avec 30 pions inscrits, et revient dans la course au Soulier d'Or. Soirée parfaite pour le champion du monde, qui devient le premier Français à inscrire 30 buts, dans un des cinq grands championnats, depuis Thierry Henry et sa saison 2003-2004 avec Arsenal.

Le perdant : Les grands maux de Jardim

Voilà maintenant quatre matches que Monaco est à la ramasse. Les temps sont longs et Jardim ne trouve toujours par la juste formule pour assurer le maintien en Ligue 1. Face à un PSG tranquille, le coach portugais s'est raté dans les grandes largeurs. Son approche, obligeant par moment ses centraux à défendre d'une drôle de manière sur les transitions parisiennes, s'est - comme souvent face au PSG - révélée infructueuse. Et voilà que Monaco, tout proche d'assurer son maintien il y a un mois de ça, commence à regarder dans le rétroviseur. À supposer que Jardim continue sur cette lancée, l'ASM risque de suer jusqu'à la dernière journée. Sans idées, avec un fond de jeu aussi limité et une animation offensive aussi minimaliste, le club de la Principauté n'est plus dans le coup et laisse planer le doute sur son avenir. Jardim aussi.
Mehdi Arhab
Réagissez à cet article
500 caractères max
ADS :