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Mercato : Julien Faubert, nouveau joueur du FC Inter Turku en Finlande : «Le Real Madrid ne s'intéresse pas à un joueur juste pour s'amuser»

Après la France, l'Angleterre, l'Espagne, la Turquie et l'Ecosse, Julien Faubert a rejoint le FC Inter Turku, en Finlande, pour un contrat d'un an. L'ancien Bordelais évoque ce challenge inédit et s'interroge sur les nombreuses critiques émises à son encontre dans son propre pays...

«Julien, à 33 ans, vous voilà désormais en Finlande...
Quand je joue, je suis heureux. J'ai encore les jambes, l'envie et la passion pour le faire. Je suis donc tout simplement très content d'être là !

Comment cette signature s'est-elle concrétisée ? Vous n'avez pas réussi à trouver chaussure à votre pied en France ?
Je ne comptais pas rentrer en France. Si je trouvais la bonne opportunité et le bon projet, je l'aurais choisi... Le seul club qui me correspond là-bas, c'est Bordeaux. Mais la France n'était pas ma priorité, je voulais rester à l'étranger.

«Il y a trop de doutes à mon encontre en France»

Pourquoi ?
Je pense qu'il y a trop de doutes à mon encontre en France, comme par exemple sur mes capacités physiques. Je sortais pourtant d'une demi-saison réussie en Écosse où j'ai joué quasiment tous les matches (NDLR : neuf rencontres de Championnat avec Kilmarnock entre février et mai 2016). J'avais même été performant, comme en étant élu homme du match face au Celtic Glasgow. Et j'estime aussi qu'il y a eu pas mal de manque de respect...

De la part de qui ?
De certains dirigeants. Quand un ami qui travaille avec moi appelait certains clubs et qu'on lui répondait : "Faubert ? Qui ?" À un moment donné, je n'ai pas non plus dix-sept ou vingt ans. Ce manque de respect m'a donc conforté dans mon désir d'aller ailleurs et de ne pas reprendre le football dans mon pays que j'adore.

On vous sent un peu vexé...
C'est juste qu'à un moment donné, ça suffit ! Mon image ne reflète pas du tout la personne que je suis. Les gens se font un portrait de moi qui est complètement faux.

«Quoi qu'il arrive, sur mon CV, je suis passé par le Real Madrid»

Et d'où cela peut-il venir ?
Alors là... Je n'en ai aucune idée ! C'est un peu la même image que d'autres joueurs ont. Cette représentation ne correspond pas du tout à ma personnalité et à mon professionnalisme. Je ne sais pas d'où tout ça sort...

La France a pourtant failli vous accueillir puisque Créteil était proche de vous faire signer...
Oui, et je tiens vraiment à souligner que Créteil a été seigneur avec moi. C'est un club qui ne mérite pas d'être en National, avec un président et un directeur qui ont des valeurs. Ils ont fait énormément d'efforts pour essayer de me faire venir (lire Mercato : Faubert proche de s'engager avec Créteil). C'est un club à qui je donne tout mon respect.

On évoquait votre image et votre carrière. Les nombreuses critiques qui ont émaillé votre carrière, notamment au sujet de votre passage si commenté au Real Madrid en 2009, vous marquent-elle encore aujourd'hui ?
Non, pas du tout. Ça ne m'a pas marqué, ni rendu aigri. Ce qui est paradoxal, c'est que j'ai eu au contraire énormément de soutien venant de l'étranger, à l'image des médias et des supporters anglais. Et au lieu d'être fier d'avoir un Français qui soit passé par le Real, les critiques sont venues de mon pays. Je pense que le Real ne s'intéresse pas à un joueur juste pour s'amuser. Ça restera une superbe expérience. Quoi qu'il arrive, sur mon CV, je suis passé par le Real Madrid.
«J'ai aussi retrouvé cette passion qui me fait vibrer et que j'avais étant gosse, mais que j'avais un peu perdue petit à petit.»
Venons-en à la Finlande, comment vous êtes-vous décidé à vous envoler dans le nord de l'Europe ?
Je n'ai eu aucune hésitation. J'ai discuté de nombreuses fois avec l'entraîneur du club finlandais, qui m'a montré son respect. Il a fait toute sa carrière en Premier League et en Championship (NDLR : Shefki Kuqi, 40 ans, a évolué à Sheffield Wednesday, Ipswich, Blackburn, Crystal Palace, Fulham, Swansea, Derby County, Newcastle...). Il m'a pris pour être un de ses hommes de base. Je suis venu pour lui (lire Mercato : Faubert signe en Finlande au FC Inter Turku). Il a une vision du foot qui correspond à la mienne, avec l'ambition de gagner un titre ici, que ce soit le Championnat, la coupe, ou les deux ! Il souhaite monter une équipe pour cela. C'est un club surtout très structuré, j'ai été surpris par ça. Et même si je ne connaissais pas le pays, c'était devenu une évidence. Le club m'a également mis dans les meilleures conditions pour me faire venir.

Vous auriez pu vous arrêter à 33 ans, mais vous avez accepté la Finlande. Vous aimez trop le foot ?
Entre trente ans et la fin de carrière, c'est là qu'on réalise ce qu'on vit. Quand on est jeune, on manque de respect à notre travail et à notre passion. Là, je réalise vraiment la chance que j'ai. Surtout quand, plus jeune, on a connu une cité en France où sa mère se levait à quatre heures du matin pour rentrer à vingt heures le soir. Aujourd'hui, tant que mon corps, et j'y fais vraiment attention, me donnera la possibilité de faire ce que je fais, je continuerai. J'ai aussi retrouvé cette passion qui me fait vibrer et que j'avais étant gosse, mais que j'avais un peu perdue petit à petit.»
Timothé Crépin

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simon.daireaux 19 janv. à 11:16

Quoi qu'il arrive

florent02 18 janv. à 16:40

Sur le CV de Faubert, beaucoup de clubs qui sont également sur le CV de Zidane : Real Madrid, Bordeaux, sans oublier le point de départ, le club formateur de Cannes.

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