silva (adrien) bostock (john) (F.Porcu/L'Equipe)
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Mercato : «Ma priorité, c'est Monaco» affirme Adrien Silva (Leicester)

Prêté en janvier à l'AS Monaco, Adrien Silva s'apprête à reprendre l'entraînement à Leicester, avec qui il a encore deux ans de contrat. Le milieu de terrain portugais, âgé de trente ans, explique à FF qu'il espère ne pas s'éterniser en Angleterre.

«Adrien, après six bons mois en prêt à Monaco, vous espérez quitter Leicester, mais jusqu'à présent rien n'a vraiment bougé...
Malheureusement, je ne sais pas ce qui m'attend ! Si rien ne bouge, on verra dimanche quand je serai de retour à Leicester...

Pourquoi souhaitez-vous partir ?
C'est une expérience qui ne m'a pas trop plu, donc avec le club, on a décidé de chercher une solution ensemble. Déjà, ça n'avait pas bien commencé (il avait passé six mois sans jouer car son transfert du Sporting à Leicester avait été enregistré 14 secondes après la fermeture du marché, ndlr), ç'a été une expérience difficile en terme de stabilité émotionnelle. Je voulais découvrir la Premier League, j'ai eu l'opportunité de le faire. J'ai vu ce que je voulais voir, maintenant ma priorité c'est d'être heureux, et pour ça j'ai besoin d'être sur le terrain.

Vous n'avez pas non plus trouvé la stabilité familiale en Angleterre ?
Quand on ne joue pas trop, le reste ne suit pas... Du point de vue familial, c'était dur aussi de s'adapter, le style de vie est complètement différent, notamment pour les enfants. Tout ça ne m'a pas aidé. En fait, je n'ai jamais réussi à rattraper ces six mois sans jouer.
«Il faut être reconnaissant envers les gens qui te tendent la main. Je n'oublierai jamais ce que l'ASM a fait pour moi»
Votre prêt à Monaco arrivait donc à point nommé...
Ça m'a fait beaucoup, beaucoup de bien ! Rien que le fait de rejouer, on se sent utile, concerné, épanoui. Pour ma confiance, retrouver des sensations, c'était très important. Je me suis rapidement adapté, cette expérience a été très positive. Je suis toujours en contact avec certains, dont le coach (Leonardo Jardim), bien sûr, parce qu'on a des relations qui dépassent le foot.

Signer à Monaco cet été, c'est votre premier choix ?
Oui, c'est ma priorité. Il faut être reconnaissant envers les gens qui te tendent la main. Je n'oublierai jamais ce que l'ASM a fait pour moi. Je me suis vraiment bien senti là-bas. Tout le monde sait qu'avec Jardim, on aime travailler ensemble (ils s'étaient déjà connu au Sporting en 2013-14, ndlr). Il apprécie mes qualités, j'apprécie les siennes, maintenant il faut voir ce qui se passe au niveau des clubs ! Il n'y a que ça qui peut débloquer les choses...

Qu'avez-vous pensé du niveau global de la Ligue 1 ?
Ça m'a plu et ça m'a surpris, surtout. Au niveau de l'intensité, de l'équilibre global entre les équipes, c'était très intéressant. N'importe quel match était dur à jouer, et ça montre le niveau de la Ligue 1. C'était intéressant aussi, pour moi, d'avoir pu écrire une partie de mon histoire professionnelle en France, le pays où je suis né.
«L'Euro 2020 avec le Portugal est bien présent dans un coin de ma tête»
Votre nom a récemment circulé à Bordeaux, à Marseille ou au Sporting. Qu'en est-il exactement ?
L'intérêt c'est une chose, passer à une offre c'en est une autre... Pour l'instant, je n'ai eu aucune offre concrète, et Leicester non plus.

Vous projetez-vous déjà sur l'Euro 2020 avec le Portugal, ou pensez-vous simplement à retrouver un club ?
C'est bien présent dans un coin de ma tête, évidemment. C'était déjà le cas lorsque je suis venu à Monaco : je voulais participer à la phase finale de la Ligue des nations. C'était mon objectif, je ne l'ai pas atteint, mais je continue à viser la sélection. C'est le plus haut niveau que je puisse atteindre et c'est ce qui me pousse à continuer à faire ce que je fais.

Fernando Santos vous apprécie, lui qui avait fait de vous un chien de garde efficace à l'Euro 2016...
Ce rôle-là, un peu dans l'ombre, fait partie de moi aussi. J'aime ça, chacun doit accepter son rôle pour atteindre les objectifs. Pouvoir me frotter aux meilleurs joueurs du monde, comme Luka Modric ou Paul Pogba, ç'a été un moment marquant, c'est là que j'ai le plus appris. Parce que c'était difficile ! Mais cet Euro a été très important dans mon évolution. Je me suis adapté, mon rôle et mes stats n'étaient pas les mêmes qu'au Sporting. Assurer l'équilibre, c'est une mission qui me plaît.»
Propos recueillis par Cédric Chapuis
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