(L'Equipe)
Transferts

Mercato : Que donnent les recrues de l'hiver en Ligue 1 ?

A l'heure où le printemps pointe le bout de son nez, FF.fr a jeté un oeil sur le rendement des principales recrues hivernales de Ligue 1. Si certains ont vite trouvé leurs marques, d'autres ont beaucoup plus de mal.

C'est un grand oui

Cesc Fabregas (Monaco)
En neuf matches à peine, le champion du monde espagnol a déjà su se rendre indispensable à l'AS Monaco. Pas vraiment étonnant compte tenu du talent du bonhomme. Lumineux dans l'entrejeu, le milieu de terrain de 31 ans a stabilisé à lui seul une équipe en perdition de par sa grâce, sa finesse, sa justesse et son contrôle. Si Thierry Henry n'a pas fait long feu sur le Rocher, il aura eu le mérite de convaincre un super crack de rejoindre le club. Au grand bonheur de Leonardo Jardim, revenu par la grande porte. Et dans le sillage du Catalan, c'est tout un club qui reprend des couleurs. Avec lui, les champions de France 2017 auront, en partie, retrouvé de la sérénité et surtout leur football. Ce n'était pas gagné.
 
Gelson Martins (Monaco)
Du déséquilibre en veux-tu en voilà. Avec son petit mètre 73, l'ancien du Sporting Portugal n'a eu aucun mal à faire valser les quelques défenseurs de Ligue 1 qu'il a rencontrés. Fougueux, véloce et pétri de talent balle au pied, le Portugais, prêté par l'Atlético de Madrid jusqu'en juin prochain, s'est vite imposé comme un joueur majeur du Monaco version 2019. Auteur de trois buts en sept matches de Ligue 1, dont un lors de la victoire 2-0 face à Lyon, l'ailier de 23 ans n'a sans doute pas fini de faire tourner quelques têtes. Pour le plus grand plaisir de Leonardo Jardim et des quelques supporters qui occupent les tribunes du stade Louis II.
Mario Balotelli (Marseille)
Si sa première partie de saison à Nice ne restera pas dans les mémoires collectives, loin de là, Mario Balotelli s'est brillamment ressaisi dans la cité phocéenne. En un rien de temps, l'Italien aura fait oublier le pauvre Kostas Mitroglou aux supporters olympiens. Chose aisée, quand on inscrit cinq pions en huit matches, dont quatre lors de ses quatre premières apparitions au Vélodrome. Mais Super Mario offre bien plus à l'OM : de la présence, de l'intelligence et de la justesse dos au but. Autant d'atouts qui lui permettent de s'associer de fort belle manière avec ses coéquipiers. Autant d'atouts qui redonnent des couleurs à la Canebière.

Arber Zeneli (Reims)
Décisif, déroutant et envoûtant, Arbër Zeneli s'est, en l'espace de quelques matches seulement, imposé comme la nouvelle coqueluche du Stade de Reims. Tout droit arrivé de Heerenveen (Pays-Bas), le Kosovar s'est parfaitement greffé à la formation de David Guion. S'il est à l'aise lorsqu'il s'agit de faire tourner ses adversaires en bourrique, le Suédois de naissance a surtout été l'auteur de trois passes décisives et de deux buts en sept matches disputés. Un bilan somme toute prometteur. Et si les Rémois sont sixièmes au classement, en course pour l'Europe, l'ailier de 24 ans y est pour beaucoup. Lui qui en a encore (beaucoup) sous la semelle.

Ils sont sur la bonne voie

Adrien Silva (Monaco)
Régulièrement placardisé à Leicester en début de saison, Adrien Silva a décidé de prendre ses cliques et ses claques et de s'installer dans la Principauté pour y rejoindre ses compatriotes Gelson Martins et Leonardo Jardim. Venu remplacer Youri Tielemans, parti faire le chemin inverse, le Portugais a pris ses aises d'emblée dans l'entrejeu monégasque aux côtés de Cesc Fabregas. À la faveur d'une science défensive certaine, le joueur de 30 ans a permis à l'ASM de retrouver un semblant de sérénité. Son activité et sa propension à bien couvrir les espaces sans ballon font de lui un élément moteur de la bonne dynamique asémiste.
 
Fodé Ballo-Touré (Monaco)
Il était lillois et titulaire indiscutable dans le Nord. À la mi-saison, il est devenu monégasque et relégable. Voilà ce qu'on appelle une prise de risques. C'est ce qu'a fait Fodé Ballo-Touré. Pour l'arracher au LOSC, Monaco n'a pas hésité une seule seconde à aligner plus de dix millions d'euros sur un joueur de 22 ans à l'expérience minime. La tâche ne s'annonçait pas facile pour le natif de Conflans Sainte-Honorine, lui qui devait réussir là où Barreca et Henrichs ont déçu. Et pourtant, le titi parisien s'est vite adapté à un contexte explosif, venant donner pleine satisfaction sur son côté gauche. En prime, le latéral a déjà délivré trois passes décisives pour entamer son aventure sur le Rocher. Pas mal.
 

On en attend plus

Leandro Paredes (Paris-SG)
Manieur de ballon hors-pair, Leandro Paredes a pourtant entamé son aventure dans la capitale au petit trot. Arrivé en toute fin de mercato pour garnir le désert de l'entrejeu parisien, l'Argentin peine à exhiber toutes ses qualités entrevues à la Roma et Empoli lors de son passage dans la Botte. Lui, l'homme aux transversales létales, semble encore en rodage et dans une phase de découverte de la Ligue 1. S'il a réalisé deux matches sérieux, à Geoffroy-Guichard face à Saint-Etienne et contre le Nîmes Olympiques sur la pelouse du Parc des Princes, le regista de 24 ans devra montrer bien plus pour exister dans l'esprit de Thomas Tuchel. Pour cela, il devra notamment exposer plus souvent son aptitude à sortir le ballon dans d'excellentes conditions et «être plus agressif pour défendre», dixit son coach.

Ils n'ont pas convaincu

William Vainqueur (Monaco)
Une blessure musculaire, quatorze minutes de jeu désastreuses en demi-finale de Coupe de la Ligue contre Guingamp et un carton rouge au cours de ses débuts pour ponctuer le tout : William Vainqueur n'aurait pas pu espérer pire. L'ancien Marseillais vit un véritable cauchemar avec son nouveau club. Et comme si cela ne suffisait pas, à son retour de suspension, le Français s'est de nouveau blessé au mollet. Et pendant ce temps, Fabregas et Adrien Silva ne cessent de se rendre indispensables aux yeux de Jardim.
 
Naldo (Monaco)
Deux cartons rouges - à une semaine d'intervalle face à Strasbourg puis Dijon - plus tard et voilà Naldo relégué sur le banc de touche par son boss. Du haut de ses 36 balais, le très expérimenté Brésilien était venu pour stabiliser une charnière centrale aux abois. Une mission qu'il n'a pas su accomplir, Jardim lui préférant ces bons vieux Glik et Jemerson, mais aussi et surtout, le tout jeune Benoît Badiashile.
Mehdi Arhab
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Pelao78 28 mars à 7:42

Gelson Martins, meilleure pioche, même si je ne comprend pas pourquoi d autres clubs ne se sont pas battu pour le signer quand on voit le niveau qu il a eu à l Atletico, n importe quel autre club français devrait s en mordre les doigts d avoir raté une telle opportunité

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