Virgil van Dijk of Hollandduring a press conference prior to the FIFA World Cup 2018 qualifying match between Luxembourg and Netherlands on November 12, 2016 at the Stade Josy Barthel in Luxembourg City,  Luxembourg *** Local Caption *** (VI IMAGES/PRESSE SPORTS/PRESSE SPORTS)
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Mercato : qui est Virgil van Dijk, la nouvelle recrue record de Liverpool ?

Sensation de Premier League à son poste la saison dernière, Virgil van Dijk s'apprête à devenir le défenseur le plus cher de l'histoire avec un transfert estimé à 84 millions d'euros vers Liverpool. Si les Reds ont dépensé autant pour un joueur encore méconnu du grand public à l'échelle internationale, c'est que son potentiel est gigantesque. Voici ce qu'il faut savoir sur le jeune homme de 26 ans.

Le prototype du défenseur idéal

Point faible récurrent de l'équipe de Jürgen Klopp, le secteur défensif de Liverpool vient donc d'enregistrer un renfort de poids. À 26 ans, Virgil van Dijk reste, malgré une année 2017 compliquée (blessure à la malléole de janvier à juin, mise à l'écart en juillet-août, puis en décembre...), un géant en devenir. Car il possède toutes les qualités nécessaires : dominant dans les airs, solide dans le un contre un, rapide, intelligent, élégant, et doté d'une qualité de relance courte et longue de très haut niveau. En résumé, l'international néerlandais possède la palette complète du défenseur moderne, qui incarne une menace constante pour l'adversaire. Un atout peut-être décisif pour Klopp, qui va désormais disposer d'une rampe de lancement idéale pour son jeu vertical et ses artistes offensifs.

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Un bras de fer perdu l'été dernier

Il y a six mois, déjà, la saga Van Dijk avait agité l'actualité du mercato anglais. Le défenseur formé à Willem II voulait rejoindre Liverpool, et les Reds étaient prêt à aligner les millions. Sauf que Southampton n'était alors pas vendeur, et a même déposé une plainte auprès de la FA pour approche illégale de son joueur. Pour éviter une sanction, Liverpool a du s'excuser publiquement, et surtout lâcher l'affaire. Van Dijk, lui, a attendu tout l'été que sa situation se débloque, s'entraînant à part, formulant officiellement une demande de transfert et ne reprenant la compétition qu'une fois le marché terminé. Une période qui a laissé des traces : le joueur a perdu son brassard, ses performances n'ont pas été à la hauteur à son retour, et il a de nouveau été sorti de l'équipe par Mauricio Pellegrino mi-décembre, lorsque les rumeurs de départ sont réapparues. Virgil van Dijk a toujours assuré ne rien regretter. Et a fini par obtenir gain de cause.

Un leader naturel...

Depuis l'arrivée de Van Dijk à l'été 2015, Southampton a remporté 39,4% de ses matches en Premier League lorsque son numéro 17 était sur le terrain. Sans lui, le chiffre dégringole à 26,9% ! L'écart illustre l'importance rapidement prise par le natif de Breda dans le collectif des Saints. Sur le terrain, Van Dijk encourage, replace, corrige et, surtout, montre l'exemple... Quand José Fonte a quitté Southampton en janvier 2017, c'est d'ailleurs lui qui avait été nommé capitaine. L'ancien joueur du Celtic possède une mentalité de champion, développée à son arrivée chez les pros à Groningue en 2011. «Dès qu'il a été intégré à l'équipe première, il a fait preuve d'un grand investissement personnel, déclarait son coach de l'époque, Pieter Huistra, l'an dernier à Sky Sports. Il passait du temps en salle de musculation pour devenir plus fort. Ensuite, tout est devenu plus facile et il n'hésitait jamais à prendre des initiatives.»

... mais une concentration parfois fluctuante

«Facile» est d'ailleurs un terme qui colle à la peau du nouveau défenseur le plus onéreux de l'histoire. Doté d'une classe naturelle, Virgil van Dijk domine le jeu dans la plupart des cas, ce qui peut parfois l'amener à la jouer trop «facile». Quand le danger semble loin, la concentration du Néerlandais peut chuter. De l'avis de ses anciens entraîneurs ou recruteurs, il s'agit là de sa seule faille. Son statut venant de radicalement changer, et dans une équipe trop souvent déséquilibrée, ce défaut ne sera plus permis. A fortiori dans les grands rendez-vous qu'il s'apprête à découvrir, en Premier League comme en Ligue des champions. Jusqu'ici, son expérience en C1 se limite, hors tours préliminaires, à six rencontres de phase de groupes disputée avec le Celtic en 2013/14.

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L'Angleterre en est tombée amoureuse

Quand il a vu débarquer Virgil van Dijk d'Écosse, le petit monde de la Premier League n'y a pas franchement prêté attention, malgré les quelque 15 millions d'euros dépensés par Southampton. Depuis, tout le monde est tombé sous le charme. Claude Puel, son manager à Southampton la saison dernière, n'hésitait pas à le décrire comme «un joueur fantastique». «Il pourrait jouer dans des équipes comme le FC Barcelone ou le Real Madrid. Il a le niveau pour», assurait de son côté Jamie Redknapp, quand Graeme Souness, ancien joueur et entraîneur de Liverpool, estimait que Van Dijk «ferait progresser n'importe quelle équipe». Si ses derniers mois en dents de scie sur le terrain ont légèrement terni sa réputation, Jamie Carragher lâchant même sur Sky Sports qu'il était «plus Championship que Champions League dernièrement», l'excitation demeure autour de celui que beaucoup imaginent à terme devenir le meilleur défenseur du monde.
Bonus : il maîtrise le beatbox.

Cédric Chapuis 
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sweb 28 déc. à 14:58

C'est le top défenseur à l'heure actuelle...