Mishy Batshuayi est l'un des deux seuls attaquants belges sélectionnés pour la Coupe du monde. (Stéphane Mantey/L'Equipe)
CM 2018 - Belgique

Michy Batshuayi : «Quand je ne marque pas, je ne me sens pas bien»

L'un des deux seuls avant-centres retenus par Roberto Martinez grignote du temps de jeu avec la Belgique. Avec l'espoir de participer au match contre le Panama, lundi, en qualité de deuxième attaquant ou en remplacement du titulaire, Romelu Lukaku.

«En 2014, c'est à la Coupe du monde que Divock Origi s'était révélé avec la Belgique. Son éclosion vous inspire-t-elle pour devenir titulaire en sélection ?
La situation est différente mais elle peut te faire rêver, bien sûr. Un attaquant se doit de donner ses meilleurs performances. Je me tiens prêt. Mes dernières avec les Diables ont été très bonnes. Tout le monde est en forme. Peut-être le coach va-t-il m'utiliser comme il l'a fait en deuxième période face au Costa Rica (4-1, 52e minute).
Vous publiez souvent des contenus sur les réseaux sociaux. Quelle est votre démarche ?
Je suis naturel. Quand je me réveille, j'ai envie de mettre quelques chose sur les réseaux, de montrer aux gens que je me cache pas. Cela plait ou pas. Mais ça fait partie du jeu. Vous connaissez la nouvelle génération, on a tous un téléphone. On a un peu râlé les premiers jours à l'hôtel concernant la connexion internet. Mais là ça va beaucoup mieux.
Quel type de capitaine est Eden Hazard ?
C'est une personne très simple. Sans pression. Mais il y a plusieurs capitaines au sein du groupe, Vertonghen, Kompany. Ils ont tous un rôle à jouer, des conseils à vous apporter.
Le calendrier du groupe G
De quelle nature sont ceux de Thierry Henry ?
On discute tous les jours avec lui. C'est le petit plus pour moi et Romelu Lukaku. Il s'occupe des attaquants mais il conseille tous les joueurs. Il adore parler du jeu, c'est un amoureux du foot. Il nous raconte ce qu'il a fait, comment c'était avant. Il m'a donné beaucoup de conseils pour m'améliorer. Mais je préfère les garder pour moi.
Quel est votre état d'esprit quand vous ne marquez pas ?
Je ne me sens pas bien. Ça se voit sur mon visage, peut-être. Je reste un peu plus dans mon coin. J'essaye d'analyser pourquoi cela n'a pas été. C'est normal de se remettre en question. J'ai aussi l'habitude de regarder les défenses adverses. C'est un tout. Le Panama (la Belgique entre en compétition lundi à Sotchi), j'en ai déjà parlé avec des coéquipiers en Suisse. Ils les ont joué en préparation. Ils m'ont dit que ce serait facile pour nous. Mais on ne sait jamais en Coupe du monde. C'est autre chose. On sait qu'ils ont moins de qualité que nous mais on ne va pas les sous estimer. Pour le reste du temps, j'essaye d'apporter ma joie de vivre au groupe. De faire des blagues. Je suis très heureux d'être ici. Il y a quelques mois, on m'avait dit que je ne serai pas revenu pour la Coupe du monde après ma blessure (cheville avec Dortmund). Donc je suis très content.»
Réagissez à cet article
500 caractères max