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Mon XI parfait

Mon XI parfait : Steve Marlet sélectionne et présente son équipe rêvée

Du Red Star à Lorient, en passant par Auxerre, l'équipe de France, Lyon, Fulham, l'OM et Wolfsburg, Steve Marlet constitue son XI parfait avec des anciens coéquipiers. Et il explique pourquoi pour chacun de ses choix.

Gardien

«J'hésitais entre Van der Sar et Barthez. Mais je vais prendre Fabien. C'était bien sûr un top gardien. J'ai eu l'occasion de le côtoyer à Marseille et en équipe de France. Humainement, c'était un mec marrant, qui arrivait à passer au-dessus de la pression et à transmettre sa décontraction. Dans un groupe comme le nôtre à Marseille, où il y avait pas mal de pression justement, c'était bien. C'était un peu le baromètre de l'équipe. Une sorte de repère pour les joueurs.»
Marlet et Edmilson face à l'Arsenal de Vieira et Pirès en 2001. (DE MARTIGNAC/L'Equipe)
Marlet et Edmilson face à l'Arsenal de Vieira et Pirès en 2001. (DE MARTIGNAC/L'Equipe)

Défenseurs

«A droite, Steve Finnan, que j'ai connu à Fulham. Il a aussi joué à Liverpool. Un mec très discret mais, sur le terrain, c'est une vraie machine, avec très peu d'erreurs. Bon techniquement, et surtout capable de faire des allers-retours. Un Irlandais pur et dur, mais avec un pied. En défense centrale, Edmilson et Franck Silvestre. Edmilson, c'est vraiment la classe, avec une qualité de relance, de jeu long. Un super mec aussi humainement. Même chose pour Franck Silvestre. Quand je suis arrivé à Auxerre, c'était un international, il faisait figure d'ancien, c'était le capitaine. Un repère pour tout joueur, dont moi qui venais d'arriver. Et, lui, c'était zéro erreur : il gagnait tous ses duels, ses relances étaient propres. A gauche, Bixente Lizarazu, que j'ai connu en équipe de France et à Marseille. Physiquement, c'est un monstre. Une grande simplicité aussi humainement. Quand il est arrivé à l'OM, il avait le statut de star, il n'en a vraiment pas joué. En plus, les choses avaient été difficiles pour lui. Il n'avait pas fait de vagues. Il était retourné au Bayern et il avait fini champion. C'est dommage que son aventure à Marseille ne se soit pas très bien finie. Mais je garde de très bons souvenirs de lui.»

Lire : Le XI parfait de Robert Pirès
Inoubliable Zinédine Zidane pour Steve Marlet. (LUTTIAU/L'Equipe)
Inoubliable Zinédine Zidane pour Steve Marlet. (LUTTIAU/L'Equipe)

Milieux

«Devant la défense, Marc-Vivien Foé et Claude Makelele. Makelele, l'infatigable, le travailleur de l'ombre, pas assez reconnu, à mon sens, à sa juste valeur, il ne se plaint jamais, il travaille pour les autres. Marc-Vivien Foé pour un peu les mêmes qualités. Même si ce n'est pas du tout le même gabarit. Lui, c'était le vrai roc, il gagnait tous ses duels avec sa grosse qualité athlétique. Mais cela ne l'empêchait pas non plus d'être technique, faire des grands rushs comme pouvait le faire Yaya Touré. Devant eux, je mets Zinédine Zidane. Une évidence. Je n'ai même pas besoin de l'expliquer. Humainement, sportivement... Je n'ai jamais joué avec un joueur d'une telle qualité. J'ai eu la chance de pouvoir le côtoyer en équipe de France et je mesure aujourd'hui la chance que j'ai eue.»
Steve Marlet et Thierry Henry en équipe de France. (BOUTROUX/L'Equipe)
Steve Marlet et Thierry Henry en équipe de France. (BOUTROUX/L'Equipe)

Attaquants

«A droite, Sonny Anderson. Dans l'axe, Didier Drogba. A gauche, Thierry Henry. Thierry Henry, je suis corporate : un petit gars des Antilles, avec qui je me suis toujours bien entendu en équipe de France. J'aurais aimé pouvoir le côtoyer en club. On était une petite bande à souvent se retrouver autour de la table de ping-pong. Il en faisait partie. J'accrochais bien avec lui. Drogba, je suis resté proche avec lui. C'est plus qu'un ami. Enfin, Sonny : s'il y a un joueur qui a réussi à me faire passer un cap sportivement, c'est lui, à Lyon. Il était aussi un repère pour moi. Il était arrivé une année avant. Mais avec tout le bagage qu'il avait... J'essayais d'élever mon niveau. Et c'est ce qui m'a aussi permis de lancer ma carrière à partir de Lyon où cela a vraiment décollé.»
Sur le banc
«Edwin van der Sar, Andres D'Alessandro que j'avais connu à Wolfsburg, Bernard Diomède, Taribo West... Pour coacher, je mets Guy Roux... mais je pense que cela aurait été difficile (Il rit.). Choisir, c'est renoncer, mais ça me fait de la peine de mettre de côté un coach comme Jacques Santini qui m'a aussi fait beaucoup progresser à Lyon.»
Timothé Crépin 
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