Christian (de dos) fait passer son entretien à un candidat qui souhaite être volontaire lors du Mondial 2019. (S. Dalmat/L'Equipe)
Coupe du Monde 2019 (Femmes)

Mondial 2019 (F) : Paris cherche ses volontaires

La campagne de recrutement des volontaires pour le Mondial 2019, qui aura lieu en France, se poursuit. Nous avons assisté à des entretiens dans les locaux de la FFF.

Un vendredi après-midi ensoleillé, début septembre, à la Fédération Française de football (FFF). Sur la façade de l'immeuble de la FFF, les Bleus, champions du monde depuis à peine deux mois, sont mis à l'honneur. A l'intérieur du bâtiment, se prépare une autre Coupe du monde, celle des féminines, qui aura lieu l'an prochain (7 juin-7 juillet) dans l'Hexagone.
Mathilde, la sémillante jeune femme responsable du «Programme volontaires » pour le Parc des Princes, l'un des neuf stades du Mondial 2019, nous accueille au premier étage juste derrière l'accueil principal. C'est ici que se déroulent les entretiens des bénévoles qui oeuvreront durant le tournoi. Lancé le 28 mai, leur recrutement se terminera fin novembre. Mathilde est à la recherche des 350 personnes dont le comité d'organisation aura besoin dans la capitale durant le mois de compétition.
En cet fin d'été, 370 candidats ont déjà passé leur entretien. 400 vont encore l'être alors que 2 000 candidatures ont afflué rien qu'à Paris (8 000 dans les huit autres villes hôtes*). «C'est bien plus que ce que l'on espérait», se réjouit Mathilde qui recherche «des gens motivés, qui veulent participer à l'aventure». Des personnes aux profils très différents se sont portées candidates pour devenir volontaires. «On a des gens à peine majeurs, d'autres plus âgés, précise la jeune femme. Certains adorent le foot, d'autres pas du tout. Il y a aussi des gens qui ont déjà participé à de grands événements, d'autres non...»

Après Rio 2016, Rodrigo rêve du Mondial 2019

Selon leur profil, les volontaires seront répartis dans 14 domaines d'activités, de l'accueil, à la logistique en passant par les accréditations, le protocole, l'accueil des médias ou des joueuses. Les sources de motivation pour travailler sur cette compétition varient presque autant qu'il y a de candidats selon Mathilde. «Il y a ceux qui veulent se constituer un réseau, les retraités qui souhaitent donner de leur temps, ceux aussi qui rêvent d'une expérience nouvelle».
Rodrigo, un Brésilien de 21 ans étudiant en informatique, vient de terminer son entretien. Dans un excellent français, il nous explique les raisons qui l'ont poussé à postuler, après avoir participé aux JO de Rio en 2016 en tant que volontaire. «C'était un bonheur d'aller travailler dans une telle ambiance, se rappelle-t-il le sourire aux lèvres. Tout le monde était motivé car on voulait donner une bonne image du Brésil», ajoute le jeune homme qui maîtrise plusieurs langues (portugais, anglais, français et «un peu» espagnol). Rodrigo «aime parler», il est «très bavard» et se verrait bien remplir une mission de protocole l'an prochain en France.
Carmen fait passer son entretien à une jeune maman. (S. Dalmat/L'Equipe)
Carmen fait passer son entretien à une jeune maman. (S. Dalmat/L'Equipe)

«J'ai toujours été volontaire dans l'âme»

Dans une pièce d'environ 20 m2, Christian et Carmen sont des volontaires qui font passer des entretiens pour le recrutement de leurs futurs collègues. Eux aussi, ont deux profils distincts. Si Christian, la cinquantaine, a l'habitude de travailler sur grands les événements sportifs, ce n'est pas du tout le cas de Carmen, 46 ans, qui a repris ses études pour se reconvertir dans les ressources humaines. «Pour moi, c'était une autre manière d'approcher le recrutement, nous confie la jeune femme. J'ai toujours été volontaire dans l'âme, mais je ne le savais pas», ajoute-t-elle.
Ce vendredi, Carmen reçoit Atika, une jeune maman qui se dit «contente que la France accueille la Coupe du monde féminine car ce n'est pas normal que les hommes s'accaparent le football». Elle se porte volontaire pour rendre fières ses filles. «Elles ont l'impression que leur maman est un OVNI», dit-elle avec fierté à Carmen.
«Ce qui me plait c'est qu'on s'absout de ce qui n'est pas agréable en entreprise, poursuit Carmen. On est là parce qu'on est vraiment motivés. A chaque entretien, j'apprends quelque chose. Les profils sont très différents, c'est enrichissant. Et puis participer à un projet qui participe à la promotion du football féminin, ça me plaît aussi. »
*Le Havre, Lyon, Grenoble, Nice, Montpellier, Reims, Rennes, Valenciennes.
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